Coup d’envoi traditionnel des sujets du Bac ce matin, par la plus noble discipline qui soit : effrayante pour les uns, succulente pour les autres; la philosophie est enseignée de manière très différente selon les pays européens.
A titre personnel, j’en garde un excellent souvenir : 20/20 à ma dissertation dans cette discipline, en série littéraire, avec un coefficient 9.
L’ enseignement de la philosophie n’est pas dispensé en Grande Bretagne, alors qu’il fait l’objet d’un enseignement obligatoire d’une durée de 3 ans en Italie.
L’Europe est ainsi coupée en deux quant à la transmission de cet héritage intellectuel : d’un côté les nations de culture gréco-latine, où l’enseignement de la philosophie est obligatoire pendant au moins un an.
De l’autre, les nations de culture anglo-saxone qui dans le meilleur des cas dispensent son enseignement de manière optionnelle, voire ne le propose pas du tout.
“La philosophie n’est ni conservatrice, ni progressiste. (…) Elle est un outil de liberté. ” Favilla signe un excellent billet sous le titre de la “leçon de philo en Europe” dans le quotidien Les Echos.
Coefficient fortement pondéré pour les séries littéraires, actuellement 7, antérieurement 9, elle est pourtant une méta-discipline au sens où elle intègre de la logique formelle, de la philologie (étude du langage) …En ce sens, elle est également enseignée dans certaines Grandes Ecoles scientifiques ou commerciales.
“Le langage trahit-il la pensée?” était l’ un des sujets au choix, pour les séries littéraires. Un sujet classique et d’actualité, dans une époque où l’on prend “un mot pour un autre”. Référence à l’étymologie même du terme grec Logos, le langage, la pensée.
Effrayante pour certains, cette épreuve est aussi en elle-même l’une des rares où l’argumentation de la démonstration est libre. Effrayante pour certains dans la mesure où elle est un questionnement de ce que l’on voudrait croire évident…dans une société où le Comment a remplacé le Pourquoi; Pour Quoi, à savoir la quête du sens.
MADAME DE PERLEMINOUZE, (très affectée.) – Hélas! Chère! J’étais moi-même très, très vitreuse! Mes trois plus jeunes tourteaux ont eu la citronnade, l’un après l’autre. Pendant tout le début du corsaire, je n’ai fait que nicher des moulins, courir chez le ludion ou chez le tabouret, j’ai passé des puits à surveiller leur carbure, à leur donner des pinces et des moussons. Bref, je n’ai pas eu une minette à moi.
MADAME. – Pauvre chère! Et moi qui ne me grattais de rien!
Jean Tardieu : Un mot pour un autre
…et l’outil du philosophe alors?
Quand il habitait Amsterdam, DESCARTES disséquait des boeufs. Il allait chez le boucher et choisissait la piece qu’il se faisait apporter. Chez lui , avec l’aide d’un assistant qui lui préparait rasoirs, couteaux et scalpels, il tranchait, écorchait, taillait découpait la bête.
C’est le genre de philosophe qui devait s’essuyer sur son tablier avant de vous serrer la main.
Le philosophe sort à cinq heure – ed. françois bourin
@ Méliz-eau
«La géographie. Où la Seine se jetterait-elle si elle prenait sa source dans les Pyrénées ?»
“Un Mot pour un autre” Jean Tardieu.
@ Les nuées d’Aristophane ne sont certes pas la meilleure définition du philosophe.
Haaaaaa… Où la seine se jetterait t’elle si elle prenait sa source dans les pyrénées…. Haaaaa, quel bonheur…
Comme tous les fleuves se jettent dans la mer. et L’océan atlantique c’est la mer. Alors la Seine se jette dans l’océan atlantique…. La garonne se jette dans l’atlantique, donc la garonne c’est la Seine…
Puis à la Sarko :
Je suis allé à Bordeaux, Pensez vous que les Bordelais ne veulent pas avoir, chez eux un fleuve digne de celui qui passe par la capitale ? En amenant la Seine à Bordeaux, les bordelais qui veulent une tour Eiffel et les champs Elysées doivent pouvoir le réaliser. Seulement le découpage de notre pays et des régions empêchent ces réformes et coupent ceux qui veulent prendre les bonnes initiatives et qui veulent travailler plus. Un conflit de pouvoir, les regions n’étant pas dirigées par des progressistes mais des sociaux démocrates que trop conservateurs. A l’heure de la mondialisation, est il bon pour notre pays de brider les initiiatives patriotes ? Préférez vous l’immobilisme aux progrès ?
Un truc dans le genre…
une idée pour une autre : Laurent Méliz
une idée pour une autre…encore faut-il qu’idée il y ait, et je me demande si, on ne vit pas de plats réchauffés, et d’assemblage de préjugés.
à force d’opposer idée et action, on oublie que la forme vient de l’idée, et qu’un homme d’action qui serait sans idée serait moins ingambe encore qu’un intellectuel assis.
Hooo…. Tout de suite, pas d’idées ! Point besoin d’idées en fait ! Ou encore une idée peut en cacher une autre aurait été un meilleur titre. On peut appeler ça autrement : la fausse alternative ou plutot le faux dilemme, qui consiste à forcer un choix :
Autre exemple plus neutre :
A : Tu utilises beaucoup trop d’éclairage inutile dans ta maison et ça gaspille de l’énergie, ne pourrais-tu pas faire plus attention
B: Que est ce que tu voudrais que je fasse, m’éclairer à la bougie ?
On peut y rajouter deux doigts “d’appel à la peur’ et on obtient une forme, une idée politique.
Par exemple voilà tout kesske que je pense par exemple des “bandes de jeunes”. Un phénomène social sur le quel les politiques passent et changent. Un outil de liberté ?
Les royaumes de jeunnesse
http://www.meliz.org/article-31623425.html