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Archive for the ‘Charles Ceccaldi-Raynaud’ Category

Je reproduis ici l’intervention de Brahim ZEDDOUR, descendant de Kacem ZEDDOUR.

Un Juste de la guerre de libération algérienne :
le sens d’un destin

Par Brahim Zeddour

Le cargo en direction de Marseille peut enfin partir, après des heures d’attente au port d’Alger, où il règne un calme inhabituel, qui contraste avec l’effervescence de la ville. Nous sommes le 4 juin 1958, Charles De Gaulle y est attendu après son investiture du 1er juin. C’est ce jour que le commissaire Charles Ceccaldi-Raynaud, déguisé en facteur et grâce à l’aide du syndicat des postiers, choisit de fuir les mesures de répression du colonel Godard, le redoutable chef de toutes les forces de police et de sécurité de l’Algérie. L’ordre est donné à tous les responsables militaires et de police d’enfermer le commissaire Ceccaldi dans le camp d’internement tristement célèbre « Alger Sahel », d’où on a peu de chance de revenir. On ne badine pas avec les tortionnaires et la seule voie reste la fuite, fuir pour sauver sa vie et son honneur. Nul n’est à l’abri dans cette sale guerre et n’importe qui peut voir sa vie basculer dans l’horreur.

En jetant un dernier regard sur la ville au fur et à mesure que le bateau s’en éloigne, Charles Ceccaldi-Raynaud revoit le film des évènements de ces quatre ans de guerre. Seuls les temps de révolution voient se mêler et se confondre la liberté et la vérité. Tel est le don de l’Algérie combattante à l’esprit de Ceccaldi-Raynaud. Telle est la lumière directrice qui a éclairé son parcours de commissaire de police exemplaire, solidement formé aux sources du droit et militant socialiste sincère. Son crédo a été de combattre le courant qui prolonge le drame colonial. En contemplant de loin la Casbah d’Alger cernée jusqu’à l’étouffement par les constructions européennes, on ne peut manquer d’évoquer le texte de Guy de Maupassant, dans « Alger à vol d’oiseau » publié en 1881 : « (…) Or, nous sommes restés des conquérants brutaux, maladroits, infatués de nos idées toutes faites. Nos mœurs imposées, nos maisons parisiennes, nos usages choquent sur ce sol comme des fautes grossières d’art, de sagesse et de compréhension. Tout ce que nous faisons semble un contresens, un défi à ce pays, non pas tant à ses habitants premiers qu’à la terre elle-même. »

Cinquante sept ans plus tard, Charles Ceccaldi-Raynaud nous livre son expérience dans un récit mémoriel au titre hautement évocateur « La guerre perdue d’Algérie » publié aux éditions Alfabarre. Des chefs-d’œuvre ont été écrits par de grands esprits qui se passionnés pour l’Algérie tels le Comte Henry de Castries, Isabelle Eberhardt, Etienne Dinet, Frantz Fanon, Germaine Tillon, Jacques Berque, etc. Le mouvement national a eu ses grands militants et ses sympathisants parmi les Européens et nous citerons l’exemple de l’anticolonialiste Victor Spielmann, fidèle compagnon de l’Emir Khaled et de Ferhat Abbas et à qui Cheikh Abdelhamid Ben Badis décerna le titre de « l’ange gardien (malâk hâriss) du peuple algérien ».

La guerre de libération a suscité un mouvement de solidarité active de tous les objecteurs de conscience parmi les militaires, les fonctionnaires, les médecins et les policiers. Il y a eu aussi la mobilisation des intellectuels français qui se sont érigé en porte-voix du peuple algérien dans son combat libérateur. De grands actes ont été accomplis pour dénoncer les affres du colonialisme et les atrocités de la guerre et surtout la torture. Au péril de leurs vies et au prix d’incessants procès, ces auteurs-militants ont veillé à éclairer l’opinion publique française et internationale sur la réalité douloureuse de cette guerre qui ne disait pas encore son nom.

Ce livre était attendu. Dans sa préface, Sadek Sellam estime judicieusement que « pour son courage et son humanisme, Ceccaldi-Raynaud mérite le titre de « Juste » de la guerre d’Algérie ». Le livre de Ceccaldi constitue assurément un acte fondateur en projetant une lumière sur cette catégorie jusque là inconnue des Justes de la guerre de libération nationale. Par sa parole libérée, cet acteur et ce témoin de la guerre de libération apporte de nouveaux éclairages sur la compréhension de la lutte contre l’ordre colonial.

Sa voie de Juste, Charles Ceccaldi-Raynaud la trouve dans les réponses qu’il tente d’apporter aux questions posées naguère par Emmanuel Kant pour mieux cerner cette « insociable sociabilité » de l’ordre colonial : « Que m’est-il permis d’espérer? Que puis-je connaître? Que dois-je faire? »

Ceccaldi se démarque de l’attitude de ses collègues aussi bien de la sureté générale que de la S.F.I.O. à l’égard de l’ordre colonial et de la politique de répression. De la lecture du livre se dégagent quatre idées essentielles qui constituent le fondement de base de sa pensée et de sa démarche :

1- La guerre d’Algérie ne s’est jamais interrompue de 1830 à 1962
2- L’impossibilité de rétablir l’ordre républicain par des moyens républicains
3- L’Algérie n’est pas la France
4- La paix passe par l’indépendance

Tels auraient pu être les termes de référence d’une politique de décolonisation des gouvernements français, aux fins d’assurer dans les meilleures conditions un désengagement de l’ordre colonial au profit d’un Etat algérien souverain et indépendant qui était le but ultime des Algériens dans leur processus révolutionnaire. Nous sommes loin des récits tyranniques sur l’apologie du colonialisme et de sa prétendue œuvre civilisatrice. Ceccaldi-Raynaud dévoile les grandes vérités qui étaient et qui sont restées partiellement interdites par les médias et les analyses.

Le grand effort de vérité est de rendre intelligible l’ordre colonial dans ses horreurs. Incontestablement, le fait générateur a été l’intégration de l’ordre colonial, qui est un désordre, au système politique, économique et militaire de la France. Ce qui s’est traduit par un prolongement territorial fictif, à travers ces trois fameux départements français, où toutes les valeurs et tous les principes de la république furent à jamais perdu. La population autochtone a été réduite à une infra humanité et le pays a été livré aux soldats et aux colons avec une implacable répartition des rôles : aux premiers incombe la répression aux méthodes génocidaires de la résistance du peuple algérien, aux seconds échoit l’accaparement des terres. Le tout orchestré selon les recommandations de Victor Hugo : « Algérie. La colonisation militaire doit couvrir et envelopper la colonisation civile comme la muraille couvre et enveloppe la cité. La colonisation militaire, c’est une muraille vivante. Quel meilleur obstacle continu qu’un camp français ? Mettez le soldat en avant du colon comme vous mettez un fer au bout d’une lance. » Incapable d’assurer l’égalité, la république française a laissé le système colonial s’imposer par la violence.

C’est contre cet ordre démoniaque que le peuple algérien n’a cessé de se soulever. C’est pour le maintien de cet ordre démoniaque que la France a mobilisé tous les moyens de renforcement. C’est ainsi que la république française est restée l’otage d’un puisant lobby colonial, qui pesait de tout son poids pour maintenir le statu quo, ni autonomie ni intégration, comme l’explique Ceccaldi-Raynaud.

Il aura fallu plus d’un siècle pour que le peuple algérien retrouve sa vitalité démographique et sa dynamique sociale pour déclencher le combat libérateur.

Après les massacres de mai 1945, le démantèlement de l’OS, la crise du MTLD et le trucage des élections, l’administration coloniale était convaincue d’être parvenu à faire régner l’ordre en Algérie. L’ensemble des services de renseignement œuvrent à un strict contrôle des Algériens et de leurs mouvements politiques, culturels, sociaux avec un usage généralisé de la torture : DST, police judiciaire, police administrative, renseignements généraux, gendarmerie, deuxième bureau (renseignement militaire), SLNA (parallèle au 2ème bureau), SDECE. Toute cette armada est restée sourde et aveugle devant l’ampleur des signes avant-coureurs et toute cette agitation à la veille du 1er novembre 1954. Qu’on en juge : entre octobre 1953 et octobre 1954, le bilan fait état de 53 attentats dirigés principalement contre les forces de l’ordre, les infrastructures de transport et les civils européens. Ces attentats sont souvent perçus comme des actes de banditisme car l’administration coloniale est convaincue d’avoir réussi à asservir le peuple algérien et à briser sa volonté de se redresser. « Mais que savait-on alors des aspirations des Algériens à la liberté ? » s’interroge Jean-Charles Jauffret. Or, c’est dans ce domaine invisible et inconnu que résidait l’essentiel de la vie politique du peuple algérien.

Le 1er novembre 1954 n’a pas surpris par l’ampleur des attentats, il a donné toute la mesure des ambitieux de la nouvelle élite en qui le peuple algérien fera totalement confiance. Désormais, le mouvement national dispose d’une doctrine et d’une stratégie de libération, il donne sens concret au désir du peuple algérien de s’ériger en nation, de construire un Etat moderne et performant, capable de mener le développement et de s’insérer sans heurt dans le système des relations internationales.

La France républicaine et coloniale répond par la guerre totale non pas seulement contre les combattants mais contre tout le peuple algérien qui s’est érigé en chaine de solidarité et de soutien logistique. Et c’est dans cette folie meurtrière de guerre totale que s’est achevé le règne de l’ordre colonial en Algérie. Un grand spécialiste de la guerre subversive, le colonel Roger Trinquier, explique aux journalistes américains la stratégie de la terreur : « Dites que je suis un fasciste, mais nous devons rendre la population docile, facile à conduire. Nous ne saurions gagner cette guerre à moins d’utiliser des méthodes dures. Il nous faut modifier notre attitude face à cette guerre. Nous devons organiser la population et la maintenir organisée. Les méthodes douces que nous avons appliquées à ce pays ne nous mèneront nulle part ». En stimulateur de conscience, Malek Bennabi alertait l’opinion internationale par son « SOS Algérie » : « Le langage est clair : il faut briser la volonté de résistance populaire en la détruisant physiologiquement dans la chair même du peuple par la torture. Il [Robert Lacoste, ministre résident à Alger] ne demande pas des soldats, il veut des charcutiers. »

Dans le cadre de l’exercice de ses fonctions, Charles Ceccaldi-Raynaud va se heurter à cette stratégie de la terreur : torture, contre-guérilla, embrigadement des populations, guerre subversive, guerre non conventionnelle, infiltrations, justice expéditive, centres d’internement, massacres, etc. Son engagement était dangereux aussi bien pour sa carrière que pour sa vie : critique, dénonciation, aide et assistance. Il relève tous les paradoxes entre le droit et la loi, entre les lumières de la révolution française et l’enténèbrement de l’ordre colonial, entre la morale et l’hypocrisie des dirigeants politiques, entre l’honneur et la bestialité des forces de l’ordre. C’est à travers cette grille de lecture qu’il passe en revue les évènements de la guerre d’Algérie dans ses deux principales parties : 1954-1958 et 1958-1962. Tous ces évènements donnent la mesure de la désillusion des dirigeants français, toutes tendances confondues, au sujet de la chimérique Algérie française. Par acquis de conscience et pour son honneur, Charles Ceccaldi-Raynaud aborde des aspects que les Français ont du mal à imaginer aujourd’hui.

On relèvera d’abord le durcissement de l’état d’exception de l’ordre colonial. Les ségrégations établies ont été aggravées par les dispositifs des pouvoirs spéciaux et de la légalisation des camps d’internement. C’est comme si, par les reflux de l’histoire, la France s’intégrait dans l’Algérie coloniale, reniant ses principes et ses valeurs. Depuis Napoléon III, la France officielle doit beaucoup aux affairistes du grand colonat.

Les pouvoirs spéciaux permettent à l’appareil répressif d’agir en toute impunité en dehors de la légalité, sans se référer ni au parlement ni à la justice. « Le gouvernement disposera en Algérie des pouvoirs les plus étendus pour prendre toutes les mesures exceptionnelles commandées par les circonstances, en vue du rétablissement de l’ordre, de la protection des personnes et des biens et de la sauvegarde du territoire ». Tel est l’objet de la loi qui fut adopté à l’Assemblée nationale, le 12 mars 1956, par 455 voix, y compris celles des 146 députés du Parti Communiste Français, contre 76.

Dans cet aveuglement, les évènements se précipitent. Le dispositif s’avère inefficace et même contre-productif. L’ampleur des massacres renforce la révolution algérienne où l’indépendance devient le but suprême. En l’absence de débat démocratique sur la question algérienne, la IVè République s’écroule et par un coup d’état surgit la Vè République, fondée sur le seul souci de renforcer les pouvoirs de l’exécutif dans le but de conserver l’Algérie française. Ce déni de justice et de liberté sera maintenu jusqu’au bout. L’OAS et ses méthodes criminelles paracheva la désillusion. Pour la France, la guerre est perdue mais elle s’obstine à voir dans l’indépendance de l’Algérie l’aboutissement du processus révolutionnaire du mouvement national. Pour preuve, refusant de considérer le FLN comme le représentant unique et légitime du peuple algérien, le gouvernement français s’abstient de parapher les négociations d’Evian qui ne deviendront officiels que par le référendum du 8 avril 1962. Pour aggraver ce refus de reconnaissance de légitimité et de souveraineté, on est allé imaginer une singulière procédure de passation au profit d’uns structure ad-hoc, l’Exécutif provisoire, pour éviter le transfert de souveraineté au GPRA. C’était le cadeau empoisonné de Charles de Gaulle dont l’Algérie ne cesse de payer les conséquences désastreuses.

Charles Ceccaldi-Raynaud a été à l’avant-garde non seulement dans la dénonciation de la torture mais aussi dans la sanction des fonctionnaires de police. Déjà en 1951, Claude Bourdet, ancien membre du Conseil National de la Résistance, publie dans L’Observateur à la suite des conditions du démantèlement de l’OS, un article intitulé « Y a-t-il une Gestapo algérienne ? ». Il y dénonce l’usage de la torture par la police et la complicité des magistrats. Par un autre article « Votre Gestapo d’Algérie », publié en 1955, il relance le débat. C’est dire à quel point la torture en Algérie a été généralisée et même institutionnalisée.

Dès le début de la guerre éclata l’affaire Kacem Zeddour, un cadre militant du mouvement national mort de torture dans les locaux de la DST d’Alger. Aussitôt, en accord avec Jean Vaujour, directeur de la sécurité générale de l’Algérie, un scénario fut monté pour camoufler le crime. Le cadavre de Zeddour, lesté de fonte et jeté à la mer, fut découvert à l’embouchure de l’Oued Hamiz à l’est d’Alger. La gendarmerie a immédiatement ouvert une information qui a été arrêté par la DST. On déclara qu’il s’agissait d’un marin nordique ayant péri en mer et qui fut enterré dans une fosse commune du cimetière chrétien de Fort de l’Eau. On annonce la fuite de Kacem Zeddour et le tribunal correctionnel d’Alger le condamne par contumace à une forte amende.

Il a fallu une année pour que la vérité éclate, grâce à l’engagement de Charles Ceccaldi-Raynaud, qui alerta la tutelle pour sanctionner les policiers tortionnaires (Longchamps et Loffredo) et assura à la famille Zeddour un soutien et une assistance dans les procédures judiciaires. L’affaire est montée au plus haut niveau de l’édifice institutionnel, au cabinet du Président de la république René Coty, aux Présidents du Conseil des ministres, Pierre Mendès-France, Edgar Faure et Guy Mollet, aux directeurs de la sureté en France et en Algérie Jean Mairey et Jean Vaujour ainsi qu’après de l’ensemble des députés.

L’affaire se termina par un non-lieu, car de bout en bout planait l’ombre du ministre de l’intérieur Mitterrand par qui l’affaire partit puisque la DST d’Alger était sous son autorité directe. De même qu’il se retrouva ministre de la justice dans le gouvernement de Guy Mollet quand l’affaire fut enrôlé et qu’il pesa de tout son poids pour la faire aboutir à un non-lieu.

Kacem Zedour était de la nouvelle génération du mouvement national, intégrant et dépassant les précédentes générations de l’idéal révolutionnaire et de l’action révolutionnaire. Nous sommes à l’ère de la stratégie révolutionnaire, avec des militants déterminés, qui préparent, avec efficacité et dans le secret absolu, la lutte finale pour le recouvrement de l’identité et la reconquête de la souveraineté. Il a joué un rôle pivot dans la coordination entre les trois centres de décision : l’Algérie, l’Egypte et la France.

Ait-Ahmed évoque son souvenir dans ses « Mémoires d’un combattant » : « L’aéroport du Caire baigne dans les rougeoiements du soleil couchant. (…) Je suis accueilli par trois camarades : Chadli Mekki, délégué du PPA au Caire depuis 1945 ; Mohamed Khider, l’ancien député d’Alger ; Kacem Zidoun, un étudiant originaire d’Oran, qui prépare une licence de lettres à la faculté, justement renommée, de Dar el-Ouloum. De tous les personnages que les évènements vont faire entrer en scène au Caire, Zidoun est celui qui disparaîtra le premier, dans des circonstances tragiques, au lendemain du 1er novembre 1954, jour du déclenchement de la guerre de libération.

Possédant une double culture, française et arabe, et une excellente formation acquis en Algérie au sein du PPA-MTLD, il nous fera bénéficier de sa bonne connaissance des milieux politiques égyptiens. »

Toujours la torture, à grande échelle dans ce qui s’apparente aux camps d’extermination des nazis. Interdits en France, les camps d’internement ont toujours constitué un dispositif courant en Algérie. Il s’agit d’un emprisonnement administratif et arbitraire, sans aucune procédure judiciaire, souvent dans des conditions atroces. Durant la guerre d’Algérie, les camps explosent, y sont entassés des suspects ou de simples prévenus, en attendant d’être fichés, interrogés, torturés et même tués.

Charles Ceccaldi-Raynaud est nommé par Paul Teitgen, le secrétaire général de la préfecture d’Alger, administrateur au centre de Beni Messous. Il n’y reste que quinze jours à cause de l’insoutenable ambiance. Prévu pour accueillir 350 personnes, les militaires n’hésitent pas à y emmener 1.000 personnes. C’est alors que Ceccaldi-Raynaud prit la décision de n’en retenir qu’au prorata des capacités d’accueil, le reste fut libéré, provoquant la rage des militaires. De même qu’il ne manqua pas d’instaurer une procédure de traçabilité des déplacements des pauvres malheureux, surtout quand ils sont acheminés vers les centres de torture. Un des habitués du centre de Beni Messous est le sinistre commandant Aussaresses.

C’était Pierre Rossi qui nous édifiait sur les horreurs de la torture : « Tout homme porte en lui la forme entière de l’humaine condition. La fraternité n’est pas seulement un commandement d’ordre moral. Elle est aussi et surtout une communion substantielle. C’est pourquoi si la victime de la torture est déchirée dans sa chair et dans son âme, son bourreau, quant à lui, s’exclut de l’espèce humaine. »

Un hommage est rendu à Williams Lévy, un juif d’Alger. Militant socialiste, il lutte pour une Algérie fraternelle. L’un de ses fils est tué par erreur par un combattant FLN. Il sera assassiné par les tueurs de l’OAS. La famille Lévy restera l’exemple des drames humains de la guerre d’Algérie. Charles Ceccaldi-Raynaud nous donne ici l’occasion d’aborder un sujet méconnu, celui des juifs d’Algérie dans le mouvement national. Pour la colonisation, il s’agit d’un succès en matière d’intégration et de francisation des indigènes du Maghreb. Cette émancipation a été menée dans le strict intérêt de la colonisation. Ce qui explique l’adhésion d’une infime minorité des juifs d’Algérie dans le mouvement national et dans la guerre de libération, on en a dénombré à peine un millier. Mais rien n’autorise que leur combat soit occulté dans l’histoire du mouvement national.

En janvier 1956, Charles Ceccaldi-Raynaud rencontre Albert Camus à l’occasion d’un voyage de l’écrivain à Alger après une longue absence. Après avoir quitté l’Algérie en 1942, il fit un voyage éclair du 18 avril au 7 mai 1945. C’est à Paris qu’il prit connaissance des évènements tragiques du 8 mai dans le Constantinois. Il laisse l’image d’un homme tourmenté, aux idées déconnectées de la réalité mais viscéralement rattaché à l’Algérie française. Un parallèle est fait avec Jean Amrouche, dont la vision cadre mieux avec les réalités et les perspectives.

Dans une lettre adressée à Jules Roy le 6 août 1955, Jean Amrouche écrivait : « J’ai lu deux articles sur l’Algérie qu’il [Camus] a donnés à L’Express. Il y a de justes remarques. Mais quant aux solutions qu’il préconise, je n’y crois pas. Le mal est beaucoup plus profond à mon avis. Il n’y a pas d’accord possible entre autochtones et Français d’Algérie. Il serait très long de l’exposer ici, un volume y suffirait à peine. En un mot, je ne crois plus à l’Algérie française. Les hommes de mon espèce sont des monstres, des erreurs de l’histoire. Il y aura un peuple algérien parlant arabe, alimentant sa pensée, ses songes, aux sources de l’Islam, ou il n’y aura rien. Ceux qui pensent autrement retardent d’une centaine d’années. Le peuple algérien se trompe sans doute, mais ce qu’il veut obscurément, c’est constituer une vraie nation, qui puisse être pour chacun de ses fils une patrie naturelle et non pas une patrie d’adoption. »

Déjà au lendemain des massacres du 8 mai 1945, Jean Amrouche diverge fondamentalement avec Albert Camus. Dans un long article au titre hautement significatif : « Les Algériens veulent-ils ou ne veulent-ils pas rester français ? » rédigé après un long périple de six semaines, de Tunis à Alger en passant par Sétif, Constantine, Tizi-Ouzou, Ighil-Ali. Il dénonce sévèrement le système colonial. Albert Camus, qui était rédacteur en chef du journal Combat refusa la publication de l’article de Jean Amrouche parce que ses écrits sur ce thème étaient en faveur de la colonisation.

Plus qu’un genre littéraire, le livre de Charles Ceccaldi-Raynaud peut être considéré comme un courant fondateur d’une réécriture de l’histoire de la colonisation susceptible d’être aisément partagée par les Algériens et les Français. Un courant fondateur de l’écriture d’une histoire commune qui sera le prélude à une véritable réconciliation algéro-française.

Merci à Charles Ceccaldi-Raynaud, qui a, en toute conscience, agi en Juste, apporté son aide à des familles en détresse, a sauvé des Algériens des camps de la mort, a su, pu et voulu élever la voix pour dénoncer les crimes de la colonisation. Les Algériens retrouvent en lui un ami et un frère.

Il serait hautement souhaitable que les autorités algériennes pensent à instituer une médaille de reconnaissance de ces actes de bravoure.

Brahim Zeddour

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Quel point commun peut-on souligner entre Joëlle Franchi-Ceccaldi, qui a jugé bon de modifier son nom pour se faire élire, et Christophe Grébert, qui s’intronise meilleur opposant de celle-ci, sans néanmoins avoir fait aboutir un seul dossier en 7 ans?

Une faculté de désinformation, et une usurpation constante du travail ou des initiatives des autres et une chute réelle de popularité. Madame Franchi-Ceccaldi a perdu 2000 voix en un an. Ce fait est incontestable.

Monsieur Grébert qui ne pouvait se prévaloir du soutien du PS, les instances départementales n’ayant procédé à aucune investiture, enregistre une régression malgré ses agitations.

L’un comme l’autre espéraient, par leur désinformation putride,  tuer dans l’oeuf une initiative de la jeunesse putéolienne. Mais cette jeunesse n’a cure de leurs suggestions. Elle est persévérante et ne se laisse nullement impressionner par un veau d’or.

1-La désinformation

Prenons la désinformation. Monsieur Grébert n’a cessé de dénigrer mes recours en annulation, en allant jusqu’à écrire que j’aurais fait des fautes dans le dépôt de ma liste en 2014, et en présentant systématiquement ma liste comme étant celle d’une autre personne. Le Tribunal Administratif, comme le Conseil d’Etat ont l’un et l’autre conclu à l’irrégularité de la liste FN. Ma liste était parfaitement régulière, mon colistier n’ayant jamais signé le formulaire du FN, comme une expertise en signatures, l’a confirmé.

Malgré le premier jugement du Tribunal Administratif, Monsieur Grébert a continué dans sa mauvaise foi perverse. Il a fallu attendre les conclusions du rapporteur public du Conseil d’Etat pour qu’il modifie sa version des faits, et laisse entendre qu’il aurait été « du bon côté ». Il convient ici de rappeler que seul Stéphane Vazia, ancien élu PS, a porté son concours à l’aboutissement de ma requête en annulation. Le seul à défendre la tenue d’un scrutin régulier, ce fut lui. Prenons symétriquement le cas de Madame Joelle Franchi-Ceccaldi.

Celle-ci a attendu l’annulation de son élection irrégulière pour condamner les manoeuvres du FN, après avoir soutenu par écrit, au tribunal administratif, comme au Conseil d’Etat que la liste du FN était parfaitement régulière et sans jamais s’étendre sur la négligence de ses services qui ont fourni le même jour à la même heure, la même attestation à deux listes différentes sans émettre la moindre réserve. Les mensonges éhontés et la volonté de dénigrement de Monsieur Grébert et Madame Franchi-Ceccaldi sont symétriquement identiques sur ce point.

Que dire de Madame Franchi-Ceccaldi qui selon le Canard Enchaîné, s’était inventé un grand-père carthaginois pour justifier 5, 5 millions d’Euros non déclarés? Que son imagination est débordante ou que son sentiment d’impunité est unique? Une femme qui ment ainsi à un juge d’instruction peut-elle ne pas mentir aux électeurs?

2/ L’usurpation

Prenons l’annulation du règlement intérieur. Là encore, la présentation de Monsieur Grébert est totalement fantaisiste. A aucun moment il n’a saisi le Tribunal Administratif des irrégularités du Règlement Intérieur. Seuls deux conseillers l’ont fait. Chronologiquement je fus la première, suivie un an après par Stéphane Vazia.

Dans sa présentation des faits, Monsieur Grébert s’arrange pour laisser entendre que cette annulation est de son fait. Le jugement cite pourtant le nom de M.Vazia et non celui de M. Grébert.

Monsieur Grébert fait beaucoup de bruit autour des résultats des autres, pour laisser entendre qu’il en est à la source. C’est la mouche du coche. Madame Franchi-Ceccaldi quant à elle, s’attribue des « idées » ou « mesures » qui n’émanent en aucun cas de sa personne ou de son équipe. Elle s’est même attribuée la profession de notaire, qu’elle n’a jamais exercée.

Prenons l’installation du Conseil des Sages, initiative de la liste Puteaux en Mouvement en 2014, présentée sans vergogne dans son courrier  aux personnes âgées comme sa propre initiative par Madame Franchi-Ceccaldi.

Prenons le Street Art, mesure présentée uniquement dans le programme de la liste Union Républicaine pour Puteaux de Charles Ceccaldi, ou la piétonistation de la rue Jean Jaurès, usurpée à la fois par Monsieur Grébert et Madame Franchi-Ceccaldi et émanant, toujours, de la liste « Union Républicaine pour Puteaux ».

Prenons la mutuelle municipale que je fus la seule à proposer, dès 2014, et à nouveau en 2015. Et la liste serait bien longue. Nous initions, elle usurpe.

3/ Le détournement de suffrages

Par leurs rumeurs, Monsieur Grébert, comme Madame Franchi-Ceccaldi colportent des allégations portant atteinte à l’honneur d’autres candidats.

La liste que j’ai audacieusement conduite était composée à 50% de jeunes de moins de 25 ans, dont les parents sont de nationalité étrangère, qui ne sont aucunement représentés dans la majorité. Le benjamin de la liste a eu 18 ans cette année.

La liste putéoliens incarnait l’innovation sociale. Elle n’a pas pu déployer les moyens de communication suffisants pour diffuser ce programme, et expliquer la cause réelle de l’annulation, travestie par les usurpateurs. Elle n’a pu contrer la désinformation inepte dans les dernières heures de la campagne.

Ce fait, les électeurs le comprennent d’ eux-mêmes, et cela ne présage aucunement de l’avenir.

Nous sommes fiers de ce premier pas dans les circonstances données.

Ceux qui n’ont rien conquis n’ont eu ni échec, ni victoire. Ils ont été placés. Un temps. Les autres ont conquis, pas à pas.

L’éclat éphémère d’un veau d’or

Rien ne nous aura été épargné : menaces, calomnie, vol de tracts, tentatives d’achat de certains colistiers…

Les délits sont nombreux, si nombreux qu’ils ne sont pas tous cités ici.

Que Madame Franchi-Ceccaldi, aujourd’hui 65 ans,  qui dût attendre plus de 55 ans pour assurer la gestion en intérim de la ville de Puteaux après le vote à main levée de 35 personnes, suite aux problèmes de santé de son prédécesseur, sans lequel elle ne serait rien à ce jour,  pas même conseillère municipale, ne comprenne pas la prise de risque de jeunes audacieux peut se concevoir.

Que Madame Franchi-Ceccaldi n’ait à son actif que la désinformation pour maintenir 28% des inscrits à sa solde confirme une réelle fragilité. La réalité, c’est que 70% des inscrits ne votent pas en sa faveur. Moins d’un électeur inscrit sur trois (1/3) soutient sa politique.

Que Monsieur Grébert conforte Madame Franchi-Ceccaldi par son incapacité à faire aboutir les dossiers est un constat factuel. Il n’a pas même été en capacité de faire reloger sa colistière expulsée. C’est une autre liste qui s’en est chargée. Celle-là même qu’il met tant d’ardeur à dénigrer. Lui s’est contenté de la prendre en photo avec ses cartons pour qu’on parle de lui dans le Parisien. Inversement, j’ai permis le relogement de plusieurs familles, que les services de la Mairie laissaient sans solution malgré leur détresse. 

Persévérer dans la recherche de la justice

J’ai obtenu une annulation à laquelle aucun des candidats ne croyait,  pour permettre à une partie de la population, non représentée, d’avoir une liste, et tout simplement montrer que cette majorité n’est pas au dessus du droit.

La République, c’est aussi l’égalité de traitement devant la justice. En ce sens, avoir dénigré cette annulation, c’est avoir non seulement porté atteinte à l’honneur de l’institution judiciaire, mais également au principe fondateur d’égalité.

Les mois prochains confirmeront que notre initiative était outre louable, salutaire pour les putéoliens. Ces procédures ne coûtent pas un centime aux putéoliens. Elles concernent le candidat, et non le Maire, de ce fait la ville ne peut en aucun cas prendre en compte les frais de justice.

La calomnie a éclaboussé des personnalités innocentes comme Dominique Baudis. Mais ceux qui furent à l’origine de ces bruits ont disparu de la scène politique. Il faut laisser le temps au temps.

La délivrance est proche. Les contempteurs sont en sursis. La justice ne fait exception de personne.

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MSM

MSM

 

Cher Putéoliens,

A ma demande, le Conseil d’Etat, plus haute juridiction française, a annulé l’intégralité des élections de mars 2014.

Il est bien important de comprendre la raison de l’annulation. Elle ne porte par sur la seule fraude du candidat FN, qui aurait UNIQUEMENT abouti à l’annulation du mandat de l’élu frontiste, mais sur le fait que cette manoeuvre a empêché une liste bien ancrée localement de se présenter. Conseillère municipale de 2008 à 2014, j’ai obtenu des résultats probants dans mon travail d’opposante, mais surtout je bénéficie du soutien franc de Charles Ceccaldi-Raynaud, donc le capital sympathie est très fort sur Puteaux.

C’est la raison pour laquelle Joelle Franchi-Ceccaldi s’est acharnée contre ma candidature tant au Tribunal Administratif, qu’au Conseil d’Etat et s’est bien gardée de préciser la véritable raison de l’annulation dans sa communication.

Apolitique, notre liste porte une vision d’innovation sociale et un fort renouvellement générationnel, puisque la moyenne d’âge de la liste est de 35 ans. Contrairement à l’annonce de Monsieur Grébert, la liste n’est pas à droite, pas plus qu’elle n’est à gauche. Elle est citoyenne, et porteuse d’un élan social.

La justice est la valeur cardinale de la campagne express de la liste « putéoliens ». Qu’il s’agisse de l’égalité des chances ou de la justice dans les attributions.

Les putéoliens ont tout à gagner à changer de majorité. Ils ne perdront aucun acquis, puisque ceux auxquels ils tiennent ont été instaurés par Charles Ceccaldi, et verront leur pouvoir d’achat renforcé par une gestion audacieuse et un volontarisme avéré.

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Chers Putéoliens,

Les élections municipales de Puteaux ont été annulées, à ma demande, par le Conseil d’ Etat. En effet, en mars 2014, la liste que je conduisais « Nous, citoyens de Puteaux », n’a pu être enregistrée en Préfecture, du fait d’une manoeuvre frauduleuse du Front National, ayant placé à son insu un de mes colistiers sur sa liste.
Le Conseil d’ Etat a estimé que notre liste,  aurait obtenu un score significatif. L’élection de Mars 2014 ayant été frappée d’irrégularité, une nouvelle élection sera organisée dans les trois mois, les dates devant être validées par le Ministère de l’Intérieur.

L’acharnement que Madame Ceccaldi-Franchi a mis à occulter la manoeuvre du FN durant cette année de procédure, tant au Tribunal Administratif, qu’ au Conseil d’ Etat devrait interpeler chaque citoyen, ces deux juridictions ayant reconnu l’irrégularité du scrutin. Quel élu authentiquement républicain irait protester contre la tenue d’une élection régulière?

Stéphane Vazia, PS, que je remercie personnellement, fut le seul élu, à soutenir ma demande d’une élection régulière.

Les électeurs reconnaîtront le discernement des uns, et l’aveuglement des autres.

Nul ne peut confisquer aux électeurs un scrutin sincère. Nul n’est au-dessus des lois. Nul n’est exclu du droit.

La plus haute juridiction l’a confirmé ce jour.

Je remercie sincèrement mes avocats François Videau et Vincent Delaporte, que j’avais choisis pour leur efficacité en droit électoral.

Ils en parlent :

Le Nouvel Observateur : http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20150511.OBS8736/pourquoi-les-municipales-a-clichy-asnieres-et-puteaux-ont-ete-annulees.html

Libération :

http://www.liberation.fr/politiques/2015/05/11/trois-elections-municipales-annulees-par-le-conseil-d-etat_1306604

Les échos :

http://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/02160777451-hauts-de-seine-les-elections-municipales-de-clichy-asnieres-et-puteaux-annulees-1118445.php

Europe 1

http://www.europe1.fr/politique/clichy-asnieres-puteaux-le-conseil-detat-annule-trois-elections-municipales-dans-les-hauts-de-seine-940430

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De multiples fois condamné en diffamation, ce pauvre Monsieur Grébert, dont on n’a jamais réellement compris, au vu de ses formulations floues, s’il avait été apte à valider son DEUG de sociologie, s’en prend au livre et à l’honneur de Charles Ceccaldi, de façon totalement impulsive et sans aucun élément de preuve.

Monsieur Grébert ignore sans doute que Sadek SELLAM est un des plus grands spécialistes de la question, comme il ignore sans doute que le 18 février dernier, a été applaudi en Algérie, lors de la journée des Martyrs, le film des descendants de Kacem ZEDDOUR dans lequel intervient Charles Ceccaldi.

Monsieur Grébert se réfère aux propos de Monsieur AUSSARESSES qui ont été contredits par des preuves matérielles, comme il se référait à la version du FN, lors des dernières municipales de Puteaux, malgré le jugement du TA.

Monsieur Grébert s’est d’ailleurs bien gardé de préciser à ses lecteurs que si le TA n’avait pas annulé l’intégralité des élections de 2014, c’est uniquement à cause de son score insignifiant dans les urnes (9% des inscrits) puisque la liste conduite par M. Grébert est arrivée loin derrière la liste majoritaire, et en aucun cas du fait de l’absence de gravité de l’irrégularité constatée, comme il l’a honteusement laissé entendre.

C’est pourquoi le Conseil d’Etat doit également se prononcer.

Dois-je être empêchée de conduire une liste à cause de l’incapacité de M. Grébert à recueillir une quantité suffisante de suffrages sur la sienne?

Peu importe à M. Grébert, submergé par la haine, la vérité historique. Seule la lapidation numérique lui importe, lui qui se qualifie de « catholique pratiquant » est toujours le premier quand il s’agit de jeter des pierres. Toujours le dernier quand il s’agit de publier des droits de réponse (Madame Hardy en garde le souvenir), en vertu de l’application du droit, ou de faire état de ses condamnations quand il en quête le montant.

Les algériens connaissent HEUREUSEMENT mieux leur histoire que le blogueur de Puteaux qui n’a que son ressentiment à partager, après 3 défaites consécutives.

Il est vrai qu’à  âge égal M. Ceccaldi était déjà Maire de Puteaux, Commissaire de police, Docteur en Droit et énarque, avocat pénaliste…Non omnes possumus omnia.

Monsieur Grébert n’a pas l’étoffe d’un Nicolas BEAU, journaliste d’investigation. On comprend sa désolation sur ce point. On la partage, même.

http://mondafrique.com/lire/societe/2015/02/24/lorsque-le-commissaire-ceccaldi-raynaud-denoncait-la-torture-en-algerie

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La guerre perdue d'Algérie C Disponible aux éditions ALFABARRE, prochainement accessible à la FNAC et également à la librairie L’ AMANDIER, « La guerre perdue d’ Algérie » de Charles Ceccaldi-Raynaud apporte un témoignage utile à l’histoire de la guerre d’Algérie. Dans une période où les extrémismes et l’intolérance croissent, il faut saluer celui qui a su s’opposer à l’aveuglement de son parti, au nom de la fraternité. L’historien, spécialiste de la période et islamologue Sadek Sellam a préfacé le livre. Il y qualifie notamment Charles Ceccaldi de Juste : « Pour son courage et son humanisme, Charles Ceccaldi-Raynaud mérite le titre de « Juste » de la Guerre d’Algérie, comme ceux qui firent preuve de bravoure et de fraternité humaine durant la deuxième guerre mondiale » MONDEAFRIQUE, fondé par le journaliste d’investigation Nicolas Beau évoque « Le Commissaire Ceccaldi-Raynaud qui dénonçait la torture en Algérie » Voir ci-dessous : http://mondafrique.com/lire/societe/2015/02/24/lorsque-le-commissaire-ceccaldi-raynaud-denoncait-la-torture-en-algerie et les commentaires

24 Commentaires

faouzi

La gauche veut accabler la droite en célébrant ostensiblement le 17 octobre 1961, dont un pouvoir de droite s’était rendu coupable. Ceccaldi et Sellam viennent rappeler les responsabilités écrasantes de la gauche coloniale et spécialement de F. Mitterrand. Qu’ils soient remercier

xavier

Oui, les néo-socialistes ont diabolisé Guy Mollet pour mieux occulter les fautes gravissimes commisses par Mitterrand en Algérie, à des fins de carrière

abel

Faire enchaîner les pieds des condamnés à mort algériens: c’est une honte pour le faux humaniste Mitterrand

Max Bio

Oh la France des droits de l’homme,qui donne des leçons….et elle a oublier ou elle refuse de regarder son passée colonial atroces…plein de sang sur leurs mains. Vive, la liberté . Merci aux héros du novembre 54.

Nanker

“Oh la France des droits de l’homme, qui donne des leçons… et elle a oublié ou elle refuse de regarder son passé colonial atroce… plein de sang sur leurs (sic) mains. Vive, la liberté. Merci aux héros de novembre 54” Mouais on peut aussi objecter que les héros de 1954 sont, en 1962, devenus les bourreaux du peuple algérien, en le maintenant dans une état de sujétion abjecte digne de la colonisation. Et là, les Français n’y sont pour rien… A quand la seconde décolonisation de l’Algérie et la libération de son peuple? La bien-pensance tiers-mondiste ne doti empêcher de regarder les choses en face. l’Algérie est un pays immensément riche dont les habitants sont puavres : cherchez l’erreur et elle n’est forcément à chercher du côté français. M. Beau, Charles Ceccaldi-Raynaud étant (à 90 ans!) toujours de ce monde, ne serait-il pas malin d’aller l’interviewer pour MA sur les années 1951-53? Moi j’dis ça j’dis rien…

bertrand

Ceccaldi-Raynaud aurait dû mériter au moins un chapitre dans le livre de Raphaëlle Branche sur la torture en Algérie. Or, son nom n’est même pas cité! Cela en dit long sur le poids de l’idéologie dans les études historiques sur la guerre d’Algérie.

sylvain

R. Branche avait comme protecteur P. Vidal-Naquet. En omettant de citer Ceccaldi-Raynaud, elle voulait sans doute éviter de heurter l’historien-moraliste de le heurter par la mention d’un ex-socialiste passé au gaullisme (qui n’était pas la tasse de thé de Vidal-Naquet) pour ne pas changer sur l’Algérie

abdel

Et Stora? Qu’est-ce qui l’a empêché de citer Ceccaldi dans ses loivres?

Jacques

Branche et Stora obéissent, dans leurs recherches, à des impératifs peu scientifiques liés à l’idéologie, à la politique, à la politique politicienne et, surtout, aux plans de carrière…

xavier

Et pourquoi ces considérations extra-scientifiques pèsent-elles de tout leur poids uniquement chez les historiens de la guerre d’Algérie?

amel

Stora faisait partie des historiens politisés qui appelaient à célébrer ostensiblement le 17. 10. 1961 pour rappeler les responsabilités de Frey et Debré et faire oublier celles de Mitterrand. Il n’allait pas citer Ceccaldi dont le nom renvoie à l’affaire Zeddour qui avait été étouffée par le Garde des Sceaux de Guy Mollet.

hadj attou

en 1962 STORA et SELLAM venaient tout juste de terminer le deuxième trimestre de la classe de sixième;ils n’ont donc fait que rapporter ce qui leur a été dicté.

Stella

Non seulement C Ceccaldi a été omis dans les livres de la période citée, mais en sus…Certains l’ont diffamé en prétendant que son départ d’Algérie aurait été imputable à des menaces du FLN algérien, alors qu’il y a bien eu un ordre d’arrestation du Colonel Godard le ciblant…Pour l’enfermer à Alger Sahel. C’est donc justice que M. Sellam rétablisse la vérité sur ce point, et que M. Beau ait l’audace intellectuelle d’éditer ce support de libre expression.

mohand

Dans le numéro 3 de “Guerre d’Algérie Magazine”, de mai-juin 2002, Raphaëlle Branche écrit à la page 14: “On a la trace dans les archives de Guy Mollet de lettres envoyées par des membres de la SFIO d’Alger prévenant le “camarade” président du Conseil des méthodes employées par les hommes du général Massu…” Ces lettres et rapports furent envoyés par Charles Ceccaldi-Raynaud, et étaient signées par lui comme le montrent Mes Vergès et Zavrian qui les ont reproduits honnêtement, en citant leur auteur, dans “les Disparus”, publié en 1959. Qu’est-ce qui a empêché R. Branche d’être aussi honnête?

alexis

Stora a veillé à préserver la mémoire de Mitterrand, peut-être plus que les néo-socialistes comme Joxe et Chevènement. Il ne s’est vraiment libéré qu’à la publication avec un journaliste du livre sur les condamnés à mort algériens exécutés après le refus de leur grâce par le garde des Sceaux de Guy Mollet. Libération mesurée puisqu’il divise par 3 le nombre de ces suppliciés, souvent innocents que Mitterrand aurait pu maintenir en vie s’il avait vraiment “humaniste”, à défaut d’être socialiste.

amar

Stora a fait partie des Trotskystes qui trahirent Lambert pour rallier le PS après 1981; son engagement politique a rejailli sur les sélections des faits et leur interprétation en fonction de sa révérence et de sa reconnaissance pour le président Mitterrand qu’il savait gêné par sa belliqueuse politique algérienne. Hadj Attou a tort de le mettre dans le même sac que Sellam…

bastien

Il n’y aucune comparaison entre sellam et Stora, un historien-idéologue, qui fait surtout de la communication en attendant des postes administratifs. Hadj Attou devrait le savoir.

albert

Le PS devrait donner l’exemple en demandant pardon au peuple algérien pour les crimes couverts par Mitterrand

akli

Ce n’est pas Cambadélis qui fera cette repentance au nom de ses camarades socialistes; car il fit partie, avec Stora, des Lambertistes qui préparaient la trahison de Lambert en négociant secrètement leur ralliement au sous-courant Jospin avec le “Vieux” (alias Mitterrand).

tassadit

Il ne faut pas utiliser le mot “repentance” qui vient du langage clérical. Le laïcisme à fleur de peau des camarades socialistes devraient être ménagé. Des excuses présentées au peuple algérien suffiraient

khaled

Stora et Cambadélis furent en effet les artisans de la trahison de Lambert au profit du sous-courant Jospin (1 ex-lambertiste aussi). Mais ce n’est plus la bonne entente entre les deux ex-camarades, puisque Camba a boudé l’inauguration par Hollande du “musée de l’immigration” avec 7 ans (presque la durée de la guerre d’Algérie)de retard

claire

L’intérêt pour l’Algérie de Stora et de cambadélis pour l’Algérie dépend beaucoup du prix du baril de pétrole. Comme d’autres camarades socialistes ne s’intéressent à ce pays qu’en pensant aux contrats (qui ne vont pas sans commissions, ni rétrocommissions) pour l’exploitation du gaz de schiste dans cette ex-colonie, alors que les Verts interdisent cette exploitation dans l’héxagone. C’est Stora qui a déclaré un jour que pour lui, “l’Algérie, c’est un marché!”(sic)

jeanne

Il faut revenir à ceccaldi-Raynaud et à “l’oubli” de citer son nom par Branche et Stora; La partialité de Stora (qui a écrit sur la “dernière génération d’octobre” pour mieux rompre avec ses idéaux de jeunesse)doit avoir des raisons idéologiques et affairistes comme celles citées; mais Branche évite de citer des noms par crainte de voir révéler celui du colonel Branche qui sévissait entre Vialar et Tiaret? Son intérêt pour l’Algérie aurait-il pour origine la parenté avec ce tortionnaire?

Anonyme

On parle à chaque fois de torture en Algérie mais aucun historien ou journalistes d’investigation n’ont citer la VILLA MAHIEDDINE qui est un lieu de torture ou l’ont ramener chaque soir des pauvres indigènes dans des camions bachés qu’on torturé dans la nuit,j’habitais à deux pas du SAS (VILLA MAHIEDDINE) vers 1 heures deux heures du matin on entendaient les cris vers quatre heurs cinq heures du matin plus de cri. Mon frère ainée à été arreté  et libéré ils nous a raconter les atrocités que subissaient les pauvres innocents parmi les tortionnaires il y avait Rachid TEMASSITI et d’autres harki très connus dans le quartier ils ont tous quitter l’Algérie en 1962 quand à Rachid TEMASSITI et ABDELKADER ils sont restés en Algérie en quittant le quartier. Dans ce meme lieu de torture très célèbre et dont personne ne parle, une fois que les militaires Français ont quitter les lieux, on a pu pénétrer à l’intérieur de cette caserne (Villa MAHIEIDDINE) les murs étaient tous tachés de sang et quelques mois après nous enfants de 9, 10 et 12 à cette époque on jouaient derrière le mur de ce lieu de torture certains gamins en grattant dans la terre ils ont découvert le corps d’un homme enterré avec ces vetement un pull en laine marron moucheté de noir, tous ces vetements intacts ces cheveux noirs ils ont trouvé sur lui une boite à chiquer BENCHICOU et le paquet de papiers fin pour envelopper le tabac neuve aucune rouille sur la boite (c’est la police qui l’a déterrer). Donc dans cette Villa les pauvres malheureux qui arrivent en pleine nuit ne resortiront jamais, à mon avis l’état Algériens est complice surtout qu’ils ont laisser ce lieu historique à l’abandon total au lieu de faire des fouilles et réhabiliter cette VILLA aux milles secrets ne serait que l’histoire. S’il font des fouilles je suis convaincu qu’ils vont trouver pas mal de corps car c’est un lieu réputé par la torture.

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La ville de Puteaux a connu 35 années de gestion marquées par une constante innovation sociale.

La précédente gestion socialiste de la ville, qui dura 22 ans, fut corrélée à une surimposition, au refus du développement du quartier de La Défense, à un sous-équipement en termes d’ infrastructures d’accueil.

Il ne s’agit pas de tomber dans l’opposition binaire de gestions partisanes, en rappelant ce fait, mais bien d’appeler à une comparaison objective et factuelle des bilans, en termes d’actions et de résultats.

L’innovation sociale n’est pas l’apanage du socialisme.

Quels exemples d’innovation sociale peut-on citer? Plusieurs articles les détailleront par la suite. Nous en évoquerons deux dans celui-ci :

La gratuité des fournitures scolaires :

Ici, rentrée oblige, nous soulignerons la totale gratuité des fournitures scolaires,  imaginée par Madame Jeannette Ceccaldi-Raynaud, alors institutrice, afin d’instaurer une égalité de fait, entre tous les enfants de Puteaux. Puteaux n’a pas attendu la crise pour mettre en oeuvre des solutions d’aide au pouvoir d’achat des parents, et d’égalité républicaine dans  l’intérêt de l’enfant.

Les opposants de posture n’ayant hélas ni proposition d’innovation sociale, ni objectivité liée à l’intérêt communal, crieront au clientélisme. Ce faisant, il serait tout à leur honneur de faire bon usage du dictionnaire offert aux enfants à cette occasion. Une prestation offerte à tous sans distinction ne peut entrer dans la définition du clientélisme.

Le comble de l’absurde allant, pour un opposant, jusqu’à  saluer la gratuité des fournitures scolaires, instaurée en 2014 par une mairie de gauche, en ayant sempiternellement dénigré celle en place depuis une trentaine d’années à Puteaux!

Cela donne aux électeurs la mesure de l’intégrité intellectuelle de certains élus, qui se soucient peu de l’intérêt communal, c’est-à-dire des putéoliens eux-mêmes.

Concernant le choix de cette rentrée par le Maire actuel, il y a  une volonté de différenciation entre les enfants qui s’éloigne du concept initial, mais surtout, il y a une absence d’innovation dans le traitement de la rentrée, en temps de crise.

Il m’aurait semblé judicieux d’indiquer l’origine de fabrication desdits cartables, et de privilégier des TPE françaises ou des artisans pour contribuer au cercle vertueux du soutien à l’activité locale. J’aurais trouvé pertinent d’associer les putéoliens au choix des fournitures, et à celui de l’esthétique du cartable, par exemple à l’occasion du salon des créateurs. Des plateformes innovantes comme littlemarket permettent une mise en relation avec des artisans.

Enfin établir la signature d’une charte de recyclage, par l’engagement d’une restitution à la fin de l’année, à une association caritative, aurait permis de sortir d’une logique consumériste, et d’intégrer la notion d’usage qui lui supplée.

Quoiqu’il en soit, ceux qui ont fait leurs choux gras d’une mise en vente sur le bon coin, semblent ignorer une question qui ne relève pas du détail…Vouloir récupérer 10 à 15 euros par la vente d’un cartable indique-t-il un simple désintérêt ou un besoin de liquidité? Autrement, pourquoi ne pas avoir fait don du cartable à l’association toulousaine qui s’était manifestée? Là aussi, il y a un traitement de la dégradation du niveau de vie des familles  passé sous couvert par la quête de glorification éphémère d’un blogueur inapte à l’analyse des faits.

Les vacances sociales :

Puteaux, sous la mandature de Charles Ceccaldi-Raynaud a innové par la création de vacances sociales, avec loisirs inclus, à des tarifs inférieurs de 50% au prix du marché, auxquels il fallait encore retrancher jusqu’à 33% de réduction en fonction des revenus des ménages.

Cette initiative a été prise il y a plus de 30 ans,  bien avant l’émergence des sites de vente à prix cassés de vacances, et bien avant la crise économique que nous connaissons.

Accessible à chaque instant, les putéoliens se souviennent avoir vu leur Maire participer à des classes de découverte avec les enfants à la Marine de Caprone, dans la même barque qu’eux!

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Cette proximité résolument sociale n’existe plus actuellement.

Puteaux a donc été, jusqu’en 2004, une ville visionnaire en termes d’innovation sociale. Aujourd’hui les mesures sociales instaurées par la  nouvelle municipalité sont souvent importées d’autres villes, et non pas imaginées pour Puteaux, en avance sur d’autres villes. La ville a aussi pris un retard considérable sur d’autres communes pourtant moins riches.

A amalgamer la gestion qui s’étend de 1969 à 2004 avec celle de 2004/2014, certains élus d’opposition ont perdu toute crédibilité auprès de l’électorat qui a connu cet âge d’or. Les putéoliens n’ont que faire du dénigrement compulsif, ils savent ce qu’ils ont vécu, et ce qu’ils ont perdu. Ils savent aussi qu’ ils n’ont rien à gagner avec des contempteurs de posture, dépourvus de stature.

Renouer avec l’innovation sociale est la priorité de la nouvelle génération de Puteaux, qui  porte une VAGUE d’ ENERGIE CITOYENNE.

Bonne rentrée à tous les putéoliens.

 

 

 

 

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Les résultats du baccalauréat sont l’occasion d’évoquer une récompense instaurée par le fondateur du Puteaux résidentiel et équitable, Charles Ceccaldi-Raynaud.

Celui-ci avait instauré la prise en charge intégrale, sans avance de frais à consentir des récipiendaires auprès des autoécoles de la ville, pour tout bachelier avec mention ou tout titulaire d’un diplôme avec mention.

Un étudiant n’ayant pas passé son permis et ayant obtenu une licence avec mention pouvait donc également bénéficier de cette prise en charge intégrale, comme un diplômé d’une formation professionnelle.

Qu’en est-il aujourd’hui?

Aujourd’hui les lauréats avec mention peuvent solliciter une prise en charge plafonnée à 610 Euros et perceptible après avoir fait l’avance des frais aux auto-écoles.

Les plus modestes parmi ce public méritant, sont donc lésés. Une mère de famille me confiait avoir dû emprunter la différence pour aider sa fille.

Une titulaire d’un bac professionnel avec mention me dit son dégoût de n’avoir pu bénéficier du dispositif au motif que les bacs professionnels n’étaient pas considérés par le nouveau dispositif. Cette absurdité lui a été couchée par écrit, dans un courrier.

Quant à la récompense liée à la notion de mérite républicain, avec laquelle certains élus, comme Monsieur Grébert, semblent fâchés, elle doit être renforcée à l’heure où le fait d’avoir son bac n’est plus qu’une formalité.

La ville de Cannes encourage ainsi davantage les bacheliers Mention Très Bien par l’ attribution d’une bourse de 6000 Euros pour leurs futures études, la ville de Courbevoie a instaurée une réception particulière reprise en année préélectorale par la ville de Puteaux pour cette mention particulière.

La création de bourses à destination des étudiants a également marqué la mandature de Charles Ceccaldi-Raynaud, reçu premier au concours de commissaire de police et docteur d’état en droit, avant d’être reçu à l’ENA, qui connu lui aussi en son temps, les difficultés de financement.

Dans la même optique, il ne semble pas conforme au principe d’égalité républicaine de facturer aux parents le coûts des activités périscolaires non facultatives alors que plusieurs villes des Hauts de Seine, bien moins riches que Puteaux, ont opté pour la gratuité pour tous. On peut citer Colombes, Clamart, Neuilly…

On arguera que les plus modestes pourront faire la queue au CCAS et porter le poids d’une faveur simulée. Ils auraient pu aussi bénéficier d’une priorité d’ordre républicaine, gratuitement et sans dérogation, dans une ville qui ne regarde pas aux dépenses pour le loisir ou la communication.

Le journal municipal a doublé de volume, sans recours au financement publicitaire, pour un contenu informatif relativement maigre.

En ce sens, il y a une réelle différence de priorités entre la gestion du précédent Maire, et l’actuelle mandature.

La vitalité associative de la ville de Puteaux est quant à elle un élément positif qui confirme la forte envie d’implication des citoyens pour leur ville.

Une vague d’énergies citoyennes arrive!

Marie-Sophie Mozziconacci

 

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Louis Pouey, qui fut Premier Adjoint de Puteaux, évoque le nouveau Maire, Charles Ceccaldi-Raynaud.

« J’avais décelé depuis longtemps chez mon jeune collègue, des qualités exceptionnelles qui le désignaient tout spécialement dans cette importante fonction.

En quelques mois, à la tête de la Municipalité, il a donné la mesure des virtualités que j’avais soupçonnées. Mon choix a reçu la consécration des évènements. Quel heureux changement dans tous les domaines. Quelle joie de pouvoir contempler, tout à loisir, la vivacité intellectuelle, la puissance de travail, l’habileté stratégique, l’intégrité rigoureuse,  de mon Maire bien aimé.

A mon âge, après deux générations passées à Puteaux, et au cours desquelles j’ai connu personnellement Marius Jacotot, Georges Barthelemy, Henri Buisine, Jean Nenning, Roger Deniau, et le prédécesseur immédiat de Monsieur Ceccaldi-Raynaud, j’estime avoir bien rempli ma vie en contribuant à donner à ma commune, un Maire digne de l’avenir de notre cité.

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A moins d’un an des élections locales, un groupuscule en mal d’incarnation d’ alternative crédible, voudrait réchauffer des calomnies destinées à salir une personne qu’ils n’égaleront jamais, ni en termes de compétence, ni en termes de vision, moins encore de courage.

Rappelons à ces esprits en mal de rigueur quelques vérités relatives à ce que le groupuscule  appelle « la fusillade de Puteaux ».

« Charles Ceccaldi-Raynaud  a été jugé complètement étranger à cette rixe. Il n’a été ni condamné pénalement, ni mis en examen, ni même placé en garde à vue. Il n’était pas concerné.
La famille de la victime de ce malheureux affrontement entre gens de Puteaux et gens venus d’ailleurs, a poursuivi C.C.R par citation directe. Elle a été déboutée et condamnée aux dépens.
La responsabilité civile ne peut être confondue avec une responsabilité pénale. Elle ne porte atteinte à l’honneur de personne.
Merci au blogueur qui a souligné le caractère civil de cette affaire, en ce qui concerne C.C.R.
Même en campagne électorale un adversaire s’honorerait en refusant de diffamer. C’est diffamer de dire que ce sont des militants proches du Maire de l’époque qui auraient tiré. Les débats judiciaires ont prouvé le contraire.. »

 

 

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« Je lis et relis souvent le programme de Charles Ceccaldi-Raynaud,  je possède le doc publié par Charles Ceccaldi et je regrette que la gauche ne l ai pas rédige..Utopiste, mais visionnaire. »

Stéphane VAZIA Candidat du Parti Socialiste à Puteaux

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Monsieur Grébert qui n’est pas à une incohérence près en s’entourant de 3 anciennes colistères de Charles Ceccaldi-Raynaud au sein de son “groupe”, voudrait rejouer sa symphonie ratée de 2008 : La guerre entre un père et sa fille.

Monsieur Grébert serait bien avisé de s’interroger sur la cohérence de sa propre équipe qui a explosé en 2008 et dont plusieurs membres rejoignent, pour 2014, la liste PS, Madame Cancelloni songeant à faire sa propre liste, et n’étant pas décidée à financer deux campagnes.

Monsieur Grébert serait bien avisé de se demander s’il aura la « bienveillance » et le soutien matériel de sa colistière.

Monsieur Grébert ne connaît pas l’histoire de Puteaux. Il ignorait que Monsieur Mauroy avait exclu Monsieur Dardel du PS. Il songeait de la sorte se refaire une santé à gauche pour mordre sur l’électorat du PS après avoir espéré que Monsieur Vazia jette l’éponge.

Non, Monsieur Grébert il n’y a pas de guerre entre un père et sa fille.

La nuance n’est pas le fort de Monsieur Grébert.

Il y a des visions différentes que Monsieur Grébert ne souhaite pas voir.

Amalgamer lui est plus réconfortant.

Je dépose plainte ce jour contre les propos de Monsieur de Grébert.

MSM

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Selon l’origine du mot, l’Algérie est une île. Au nord, les plaines liquides. Au Sud, les plaines de sable.

Infini des mers, infini des terres, infini de la violence.

Algérie berbère, Algérie romaine, Algérie hilalienne, Algérie française hurlée sur trois longues, deux brèves, Algérie algérienne. Retour triomphant du croissant impérieux, après l’astre romain et l’étoile chrétienne. Une guerre achevée, une autre commence.

La haine jaillit de toutes les profondeurs d’un Vésuve de fanatisme sauvage. On est tenté de maudire. Mieux vaut ne pas souhaiter le pire.

Nos moeurs empruntent des chemins plus paisibles. Avocat de lui-même, comme Socrate, Bernard Tapie paraît à l’étroit dans son costume clair. Il ne manque pas d’étoffe, mais la parole n’est pas son métier. Il fait valser les millions et les milliards. Il termine avec des mots qui rentrent plus qu’ils ne sortent.

Les athéniens disposaient de deux toupies pour voter. D’une main je tourne la clef, de l’autre, j’enfonce le plot du oui. Mon regard se porte sur les hauteurs de l’ hémicycle bondé. La corrida a fait recette. Celui qui s’est tu s’est affaissé plus qu’il ne s’est assis. Il est pâle et figé. On dirait une statue de la mort. Un sentiment de compassion m’envahit. Trop tard. Mes doigts meurtris ont obéi à ma volonté.

En Algérie, ni trêve, ni débat. Une fois encore, dans son histoire, elle fait penser au récit de Virgile sur la chute de Troie. De maison en maison, la violence et la mort pénètrent par le fer et par le feu. Mais au dessus des toits effondrés, on aperçoit le grand ciel paisible et serein.

Charles Ceccaldi-Raynaud, Puteaux Infos 1994

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Chères putéoliennes, chers putéoliens,

Dans un ensemble de diverses préoccupations exaltantes, j’ai consacré trente-cinq ans de ma longue vie, à transformer Puteaux. Transformer est une émotion.

Depuis mon éloignement, je n’ai d’autres ambitions que celle de vous remercier.

Puisque l’occasion m’en est donnée, pour vous-mêmes, pour vos familles, je vous souhaite toute votre part de bonheur, dans l’exaltation de l’espérance.

Charles Ceccaldi-Raynaud

 

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Après avoir réclamé dans un projet de motion la possibilité pour les élus d’opposition de bénéficier de formation prise en charge par la ville, ce que confère déjà le droit, le PS local réclame que les élus d’opposition puissent enregistrer eux-mêmes le conseil.

Non seulement le droit autorise les élus à enregistrer le conseil, mais cette revendication a déjà fait l’objet d’une tribune en septembre dernier, copiée-collée en partie par un autre élu.

Le PS a donc mis en scène une pétition pour un droit acquis. Va-t-il prévoir une pétition prochainement pour que le jour de noël soit férié?

Le même élu PS  reconnaissait d’ailleurs par écrit avoir toujours le premier programme de Charles Ceccaldi-Raynaud et s’en inspirer régulièrement, regrettant de ne l’avoir pas rédigé lui-même.

La rigueur n’est pas au rendez-vous, pas plus que la faculté d’analyser les enjeux.

Ci-dessous extrait de la tribune diffusée en septembre.

2-De la liberté d’enregistrement des séances du conseil municipal

Le caractère public des séances d’un conseil municipal confère à toute personne y assistant la possibilité d’enregistrer les débats, que cet enregistrement soit réalisé par le biais d’un magnétophone ou d’une caméra.

Le Conseil d’Etat  a eu à se prononcer en faveur de l’annulation d’une décision d’un Maire interdisant l’enregistrement d’une séance par le biais d’un magnétophone.

La réponse apportée par le Ministère de l’Intérieur à la QE 64615 de Marie-Jo Zimmermann, Députée UMP, confirme ce droit à l’enregistrement.

“Le principe de publicité des séances posé par l’article L 2121-18 du même code, qui a conduit le législateur à prévoir la retransmission des séances par les moyens de communication audiovisuelle, fonde le droit des conseillers municipaux, comme des membres de l’assistance à enregistrer les débats. Ce droit, reconnu par la jurisprudence administrative, a conduit les juges à considérer comme illégale l’interdiction par le Maire de procéder à un tel enregistrement dès lors que les modalités de l’enregistrement ne sont pas de nature à troubler le bon ordre des travaux de l’assemblée communale”

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Pour avoir été partisan de l’indépendance de l’Algérie, Charles Ceccaldi-Raynaud a fait l’objet d’un ordre d’arrestation du Colonel Godard.  Ci-dessous extrait de son livre.    

« J‘avais fait paraître gratuitement, comme c’était la règle, dans l’Echo d’Alger, un bref communiqué, annonçant ma réunion à 18 heures avec Charles Hernu, Député nouvellement élu.

Nous arrivons à trois. Hernu, un adjoint au Maire d’Alger, Monsieur Arnold, et moi, SFIO.

Surprise. Dans l’écho d’Alger du matin, Hernu et moi sommes en première page.

Nous arrivons devant la salle de réunion. Il y a plus de deux mille personnes. C’est la première grande réunion depuis longtemps. La seconde sera pour Guy Mollet, le 06 février. Quelle idée saugrenue de venir à Alger un 06 février, qui rappelle le 06 février 1934, suivi d’une riposte républicaine du 20 février!

Nous traversons la salle. Nous sommes trois. Arrivés à l’estrade, devant le bureau, nous ne sommes plus que deux. Monsieur Arnold a fait demi-tour. Des huées couvrent nos voix. Une pluie de projectiles nous est lancée. Nous ne pouvons pas nous faire entendre. Deux mille voix contre deux. Je parviens à crier :

-«  Si vous voulez combattre les totalitaires, n’utilisez pas leurs méthodes ».

Un ordre du Gouvernement Général, nous fait évacuer dans une ruelle. Au loin, nous entendons la Marseillaise.

Le 13 mai, j’appréciai la situation à 19 heures. Le Colonel Godard est sur le balcon. Avec le Colonel Trinquier, avec le Colonel Argoud, avec le futur Colonel Aussaresses.

Le 19 mai, le colonel Godard, est nommé chef de toutes les forces de police et de sécurité de l’Algérie. Evidemment, il a le commandement de la milice privée.

J‘explique à mon épouse qu’il faut quitter notre domicile et nous cacher. Le lendemain, nous revenons à la maison à 20 heures.

Ma femme emploie, à temps complet, une femme musulmane. Je demande à l’employée musulmane, qui dort à la maison et qui est à moitié endormie, si quelqu’un m’a demandé dans la journée. Non, dit-elle, rien à signaler.

Le lendemain, vers 6 heures, elle dit à mon épouse :

-« Que m’a-t-il demandé cette nuit ton mari? » Elle ajoute :

-« Un capitaine et 3 soldats sont venus le demander, il venait de partir».

J’ai eu vite fait de quitter les lieux. A 6H30, le commando s’installe chez moi, place de l’empereur, plusieurs parachutistes se relaient jour et nuit au pied de l’immeuble où j’habite, et sur le toit de l’immeuble d’en face.

Le Colonel Godard, installé dans ses nouvelles fonctions, donne l’ordre à tous les Généraux d’Algérie, et à tous les chefs de police, de m’appréhender et de me conduire dans le camp militaire, Alger SAHEL d’où on revient. Ou pas.

Tous les Préfets, sauf celui d’Alger, acquis au coup d’état, sont assignés à résidence dans des chambres d’ hôtel. Pour moi c’est le camp Alger SAHEL qui est prévu.

Il n’existe aucun moyen de quitter l’Algérie. Peut-être par la mer, si le navire n’est pas fouillé. Mon épouse entre en relation avec le syndicat FO des PTT. On imagine  qu’on pourrait m’habiller en facteur, me transporter sur le port au milieu de faux collègues d’un moment, non informés de ce que nous faisons. Il faut aussi porter de lourds sacs postaux à monter sur le bateau.

On me propose une date et un rendez-vous à la grande poste. Pure folie. Je propose le jour de l’arrivée du Général de Gaulle à Alger, le 04 juin 1958, et rendez-vous dans la ruelle où je sauterai par la fenêtre du local où je suis réfugié.

Les dames qui sont autour de moi taillent l’uniforme de postier à ma mesure. Sur le port, pas un policier. Tout Alger attend de Gaulle sur le forum.

Les matelots me conduisent dans une cabine. Ils me disent de fermer la cabine à clef. S’il n’y a pas de fouille, je suis sauvé. Si il y a des fouilles, je suis perdu.

Le cargo doit partir à 8 heures. Il partira à midi. On frappe à la porte. Je ne respire plus.

Pour le cas où je serais appréhendé, j’ai rédigé pour un ami, qui ne quittera le port qu’après le départ du cargo, un communiqué, qui annonce à la presse, l’arrestation du secrétaire fédéral de la SFIO à Alger, le jour où de Gaulle y arrive.

Il y a 16 passagers. Malgré l’avis négatif des matelots, je me libère de mes habits de postier, je me mêle à eux. Je déjeune et je dîne avec eux. Toute la journée la présence annoncée des socialistes et de Phimlin dans le gouvernement de Gaulle, jette ces 16 personnes dans l’incompréhension, la confusion et la colère.

De Gaulle n’a pas dit « Algérie française » à Alger. Il ne le dira qu’à Mostaganem, 4 jours plus tard, la vieille de son retour en France.

Le bateau où j’ai rejoint ma cabine parvient à Marseille. Je demande aux matelots, comment ils comptent me conduire à terre. Ils répondent :

-« Nous avons traité pour vous conduire à Marseille, vous y êtes ». L’un d’eux me demande :

-«  pourquoi es-tu en fuite? »

Je réponds :

-« parce que je suis socialiste et que je n’adhère pas à l’Algérie française. »

C’est trop tard.

Il me répond :

-« Tu fais partie de ceux qui refusent l’unité?  C ‘est bien fait pour toi ».

Une personne à terre emprunte l’échelle et arrive sur le bateau. Elle crie :

-«  les passagers à gauche, et l’équipage à droite ».

En pareille circonstance, il faut décider en quelques secondes qui engagent une vie. L’équipage commence à descendre. Je me jette parmi eux. La caquette de facteur est cachée dans la veste. La veste est sous mon bras. En bas de la passerelle, un visage m’examine avec suspicion. Je suis déjà dans un taxi.

Le chauffeur s’étonne:

-« Vous descendez du bateau? Où sont vos bagages? » Je réponds :

-« Un décret vient d’interdire aux passagers d’emmener avec eux leurs bagages »

Il me dit :

-« je pars prévenir mon syndicat ».

Le plus angoissant s’est écoulé la veille, entre sept heures et midi quand le cargo est immobile.

Je me suis souvenu, de Gallieni disant « je ne peux rien faire de plus, donnez moi un livre ». J’en trouve un dans la cabine. Le hublot m’attire. Le bateau longe le bord. Je me dis que : « Que c’était beau l’Algérie! »

Un autre souvenir douloureux accompagnera toujours mon angoisse quand je pense à ces évènements incertains, c’est le drame de la famille de William Levy. Le fils tué par le FLN, le père tué par l’OAS. »

Charles Ceccaldi-Raynaud

Sur la même période et du même auteur : Alger la blanche, la ville de Camus https://puteauxpourtous.wordpress.com/2012/06/22/alger-la-blanche-la-ville-de-camus/

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Le 16 novembre 1985, Monseigneur Favreau, Evêque du Diocèse de Nanterre, venait à Puteaux à l’occasion de la réhabilitation de la vieille église.

En effet, en 1962, le conseil municipal, alors dirigé par les socialistes, avait décidé la démolition des vestiges de la vieille église. Devant l’émotion soulevée par cette décision, les démolisseurs reculèrent, mais l’église fut laissée à l’abandon. La municipalité de Charles Ceccaldi-Raynaud a obtenu le classement de l’église, et la réalisation des travaux de restauration.

Le discours, prononcé par Charles Ceccaldi-Raynaud à cette occasion, est toujours d’actualité. Aussi j’en reproduis ici un extrait :

« L’unité des croyants

Au-devant des autres, Monseigneur, et d’abord au-devant des autres croyants : Protestants, juifs, musulmans; Votre démarche s’inscrit dans le droit fil des principes affirmés par le Pape à Casablanca, dans un discours prononcé devant des milliers de musulmans accourus.

Votre démarche s’appelle pluralisme; Peut-être pas comme vous l’avez expliqué, parce qu’il existe un pouvoir central qui assure déjà l’unité et la diversité, mais à coup sûr, pluralisme hors de l’église, dans le peuple de Dieu.

L’unité des chrétiens doit trouver un prolongement dans l’unité des croyants.

Dans la France d’aujourd’hui, dans la France telle qu’elle est, ce pluralisme dicte aux catholiques, comme premier devoir, de se situer en première ligne dans la défense des minorités, qui risquent de souffrir de la discrimination, qui souffrent, à coup sûr, de l’exil et de l’éloignement.

1- Respect des non croyants

Au-delà des croyants, tout naturellement voici les non croyants. Les turbulences de la civilisation, peut-être ce qu’on appelle la crise des valeurs, la remise en cause des fondements, eux-mêmes déclarés sans fondement, ont atténué ce qui pouvait séparer, ce qui sépare encore croyants et non croyants.

Dans tout homme qui croit, il peut y avoir parfois, un penseur qui doute; Dans tout penseur qui refuse de croire, il y a sûrement, un homme qui ressent la nécessité d’une espérance spirituelle.

Le combat n’est plus, comme il le fût et au même degré, entre croyants et incroyants; Le combat est à l’intérieur des uns et des autres, il est dans le gouffre intérieur de chacun de nous, au milieu de nos tumultes et de nos remous personnels.

Ce n’est plus le temps de l’homme des cavernes, c’est le temps des cavernes de l’homme. Après, comme Pascal, l’homme passe toujours infiniment l’homme.

2-Un souffle nouveau porteur de tolérance

Alors Monseigneur, tirant de l’évènement que constitue votre visite, des conclusions qui, sans doute, n’engagent que moi, je dis que la certitude doit dialoguer avec le doute, je dis que les croyants et incroyants peuvent se rapprocher jusqu’à apposer leur signature sur des textes communs, quand vient l’heure des grands périls.

Je ne crois pas que ce rapprochement dévalorise la foi. Je crois, au contraire, qu’il peut lui donner un souffle nouveau. Pas de renouveau de la foi sans renouveau de la fraternité, et si ce souffle est porteur de tolérance, alors il donnera à la foi, la force irrésistible d’une vague courant sur la Mer »

Charles Ceccaldi-Raynaud, extrait du discours du 16 novembre 1985

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L‘immense baie d’Alger étend sa courbure sur une mer fermée. Elle annonce l’infini. Elle évoque l’éternité.

Depuis la haute Casbah, aux étroites ruelles, le blanc domine partout. Plus loin, sur les hauteurs de la ville, la blancheur dévalle des immeubles de luxe. Au-delà encore, une haute esplanade rend à la ville son horizontalité et son éternelle blancheur.

-Alger la blanche, c’est la ville de Camus.-

Il est né dans une famille pauvre. Sa mère habite le quartier de Belcourt,  pendant Ouest de Babeloued à l’Est. Des immeubles de luxe sont enfermés dans ces deux quartiers pauvres.

Albert Camus, écrivain éminent n’ a pas pu poursuivre jusqu’à l’agrégation de philosophie. Il est journaliste au quotidien communiste « Alger Républicain ». L’éditorial revient à  Henri Alleg, arrêté au domicile de Audin, assassiné sous la torture.  Albert Camus crée le « Soir républicain ». Une seule feuille.

Albert Camus a écrit « Misère en Kabylie » et surtout l’ « Etranger » où, jeune avocat pénaliste, j’ai puisé  force pour mes plaidoiries.

 L‘avocat commis d’office de l’accusé s’insurge, demandant au Procureur si il irait jusqu’à reprocher au présumé innocent d’avoir assassiné sa mère pour ne pas avoir manifesté un excès de sensibilité au cours de ce deuil. Réponse du Procureur « J’accuse cet homme d’avoir enterré sa mère avec un cœur de criminel ».

La mer est calme. Les rues d’Alger sont livrées aux meurtres individuels, sans encore atteindre la furie assassine des derniers mois de l’Algérie française. « Qui est tué ? » interroge Camus. Des civils. Des deux côtés.

Face à la mer bleue, le sang rougit les trottoirs. Il éclabousse les murs blancs.

Camus va s’exposer pour essayer de sauver les civils. Les combattants ne tueront que des combattants.

Albert Camus revient à Alger le 18 janvier 1956. Il est reçu par Jacques Chevallier, Maire d’Alger, lequel a perdu la confiance des européens.

Par la suite, il rencontre Mohamed Lebjaoui et Amar Ouzegane, qui assurent d’importantes responsabilités au FLN. Le service d’ordre sera assuré par le FLN, même si les CRS sont présents. Ferhart Abbas, qui vient de se rallier au FLN le 11 janvier ne fait qu’une apparition rapide. Chevallier est absent.

L’embrasement a précédé Camus, déjà dépassé, même si, à l’intérieur de la salle, le calme attend son heure.

Le lendemain, Camus reçoit deux simples personnages d’Alger. Le premier représente le Grand Orient de France en Algérie. Le second c’est moi, alors Secrétaire Général de la SFIO d’Alger.

Camus n’est pas tranquille. Il nous demande notre protection pour se rendre à l’ aéroport. Au sujet de sa conférence, il confie qu’il a été trahi. Mais il déclare qu’il est satisfait. L’appel à la paix civile « sans rencontre et sans s’engager à rien d’autre » est écouté dans le silence. La satisfaction exprimée par Camus ne correspond à aucune réalité. Camus en a conscience, en vérité.

Le FLN veut la guerre totale. L’OAS aussi. La haine a déjà triomphé sur la raison.

La ville blanche est  rouge du sang des innocents. Camus avait compris. Lorsqu’il reçoit le prix Nobel, il déclare : «En ce moment, on lance des bombes dans les tramways d’Alger. Ma mère peut se trouver dans un de ces tramways. Si c’est cela la justice, je préfère ma mère

Charles Ceccaldi-Raynaud, Conseiller Général Honoraire de Puteaux, avocat pénaliste.

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