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Archive for the ‘Cinéma’ Category

Du 27 au 29 juin, se déroulait la quatrième édition du Festival du Film des Rives de la Méditerranée, à Puteaux.

1-Une programmation de qualité

La programmation reprenait en grande partie des films distingués lors du dernier Festival National du Film de Tanger.

A l’issue du Festival, le prix du long-métrage a été attribué, par le Maire, à Brahim FRITAH, pour Chroniques d’une cour de récré. Le prix du court-métrage a été décerné à Omar MOULDOUIRA, pour Margelle.

La qualité des films projetés,  particulièrement, à mes yeux,  HORS ZONE de Noureddine DOUGUENA, ou TINGHIR_JERUSALEM de Kamal HACHKAR, mérite d’être soulignée au plan culturel, pour notre ville.

2-Un état des lieux de la création cinématographique marocaine

2-1 : Une table ronde en présence des réalisateurs et du Conseiller du Directeur du Centre de la Cinématographie Marocain …

La table ronde, organisée au Palais de la médiathèque, sur le thème de « la création cinématographique au Maroc aujourd’hui », en présence de Kamal MOULINE, du CCM, à laquelle j’ai participé, a permis d’évoquer les axes de la politique culturelle en faveur de la vitalité de la création locale.

Le CCM a choisi d’encourager les premières oeuvres et d’accompagner la prise la risque, par un système d’avance sur recettes « en cas de réussite », fortement inspiré du système français. Cette aide peut correspondre au 2/3 du budget global d’une oeuvre.

La volonté du CCM est de privilégier la pluralité dans l’unité, c’est-à-dire d’encourager la diversité des points de vue. S’il existe une commission de visionnage pour l’obtention du visa d’exploitation, comme en France, il n’existe plus aucune censure depuis 2003.

Les films co-produits avec l’Europe trouvent évidemment une fenêtre d’exploitation plus large que les films intégralement nationaux, ce qui peut s’expliquer par l’étroitesse du réseau de distribution (actuellement, seuls 5 distributeurs sont actifs, contre une cinquantaine dans le passé) et la domination d’un acteur en particulier.

La vitalité de la création marocaine peut se mesurer au nombre de nominations dans les festivals internationaux.

Le Maroc peut présenter un handicap pour des productions européennes qui ne trouveraient pas sur place leur chef opérateur, ou leurs chefs de poste. Une nouvelle école doit remédier à cela en formant dans les prochaines années ce type de profils.

2-2  …Qui aurait pu être nourrie par une rencontre avec des institutionnels français

J’aurais trouvé pertinent d’inviter un responsable du CNC en charge de l’aide aux cinémas du monde, qui remplace Fonds Sud, afin d’évoquer l’articulation possible des deux fonds dans le cadre d’une production.

Dans la même lignée, d’échanges professionnels organisés lors de festivals,  j’aurais pour ma part conçu un point de rencontre entre les réalisateurs-producteurs, venus présenter leurs films, et des distributeurs ou vendeurs internationaux basés en France, pour leurs projets futurs.

3- L’éducation à l’image

Des formations dans le domaine du cinéma auraient pu être partenaires de l’organisation du cinéma et conviées à la table ronde.

Les collégiens et lycéens aurait pu bénéficier d’un pass gratuit, dans le cadre d’une politique volontaire d’éducation à l’image.

Enfin, des échanges avec les  réalisateurs auraient pu permettre, suite aux projections, de créer une interactivité avec le public.

4-La convivialité

Le cocktail de clôture, sur la terrasse, a été très apprécié par les invités. Le buffet aux saveurs marocaines et l’ambiance chaleureuse étaient une réussite.

En conclusion, c’est une chance pour la ville de Puteaux et sa population d’avoir pu échanger avec des réalisateurs de talent, dont les oeuvres trouvent une résonance particulière.

Conclusion :

La prochaine édition du festival doit davantage mettre l’accent sur la politique d’éducation à l’image, en mobilisant un public par des partenariats avec les formations du secteur. Elle doit également organiser une rencontre entre les institutionnels français et notamment le CNC, et leur équivalent dans le pays à l’honneur. Enfin, elle doit mettre en réseau les distributeurs et sociétés de vente internationales avec ces réalisateurs-producteurs, dont le principal enjeu consiste à être diffusés le plus largement possible.

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De la recherche du père…

Adapté du dernier roman éponyme et inachevé d’ Albert Camus, le Premier Homme s’ouvre sur la confusion des horizons spatio-temporels. Deux hommes cherchent un nom sur une tombe : Un mort parmi les morts. On discerne les tombes. Du marbre; Aucun nom. Les arbres à l’arrière-plan sont flous. Leur mouvement incertain. Le temps est suspendu à cette quête. Un fils en recherche de son père.

« Mon père a 25 ans » constate avec étrangeté un homme d’une quarantaine d’années. Jacques Cormery, incarné par Jacques Gamblin est cet homme dont tant d’aspects renvoient à la vie d’Albert Camus.

Mis au monde par des femmes arabes accouchant sa mère dans une ferme d’Algérie, il est le Premier Homme de son père. La seule autorité de son enfance, c’est sa grand-mère.

… A celle de la juste coexistence :

Hué par les étudiants de l’université d’Alger, alors qu’ écrivain reconnu, il vient évoquer la nécessité d’une « juste coexistence » entre musulmans et non musulmans, il voudrait décrire cette tragédie de frères qui s’entretuent la nuit sans se reconnaître. Il pose le rôle de l’ écrivain qui ne consiste pas à être de ceux qui écrivent l’histoire, mais à soutenir ceux qui la subissent.

L’égalité fraternelle en acte :

Le Premier Homme c’est l’attention d’un instituteur au développement d’un enfant qui « porte en germe l’homme qu’il deviendra ». C’est le regard bienveillant d’un homme sur un enfant de la République, à qui il brûle d’apprendre que la justice peut certaines fois être du côté des barbares plutôt que du côté de Rome.

C’est la tendresse d’un homme face à un enfant qui joue au ballon pieds nus pour « prendre soin de ses souliers » comme sa grand-mère le lui commande.

C’est la protection d’un homme, envers un semblable à la croisée des possibles.

C’est l’égalité fraternelle_ en acte_.

Gianni Amelio, réalisateur, nous plonge dans l’intimité d’une enfance âpre, sous le regard aimant d’une mère dévouée et d’une grand-mère rustre, sévère mais si droite.

L’attachement à l’Algérie est personnifié dans le personnage de la mère. Quand son fils lui demande pourquoi elle ne peut se résoudre à venir s’installer en France, elle répond :

-Parce qu’ici, il y a les arabes.

La fermeture des persiennes de la mère, sur ce qui pourrait être un souvenir du passé, semble évoquer ce refus de rompre avec son histoire personnelle. Elle se sent algérienne.

Le Premier Homme, est-ce le premier à occuper un espace, ou le premier à le défendre?

 

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Conseillère municipale indépendante, à Puteaux, je fustige la gestion culturelle de la municipalité qui a conduit à enterrer la politique d’ Art et Essai du cinéma communal « Le Central » (précédemment exploité par la société des cinémas de Dreux avant la reprise en régie directe).

Je déplore l’amateurisme et l’opacité qui ont accompagné la gestion de la candidature du cinéma communal Le Central, au classement Art et Essai 2013. Le cinéma n’aura pas le label Art et Essai en 2013, tel que le Centre National de la Cinématographie (CNC) me l’a, hélas, confirmé.

En effet, contrairement à ses engagements en séance publique (le 06 juillet 2012, le 17 octobre 2012, le 28 novembre 2012), la Mairie n’a présenté aucune candidature au Label Art et Essai, faute d’avoir manifestement compris la procédure à suivre.

Cette défaillance a plusieurs conséquences :

-La reprise en régie directe a été votée avec l’engagement du Maire de présenter le Label. En effet certaines villes ont des cinémas exploités en régie directe mais développant des politiques d’art et essai ambitieuses. Il y a donc eu tromperie de l’Assemblée délibérante sur ce point.

-L’absence d’une programmation Art et Essai traduit une politique de loisir sans ambition culturelle. On peut d’ailleurs constater que la politique culturelle est ravalée à la place de sous-rubrique de la rubrique loisir sur le site internet de la ville. Elle met à jour une absence de stratégie de diversification des programmes, les trois films à l’affiche au cinéma le Central cette semaine (13/03 au 21/03) sont également diffusés à l’UGC la Défense (qui a remporté l’appel d’offres de programmation du cinéma Le Central).

-Elle pénalise la diffusion de films indépendant et le soutien automatique

L’absence d’obtention du Label Art et Essai 2013 pose la question du contenu du cahier des charges de la programmation auquel devait se soumettre les candidats à l’appel d’offres. Le délégataire a obligation de respecter le cahier des charges en termes de programmation. Ce cahier des charges incluait-il ou pas une obligation en matière de programmation d’oeuvres d’art et essai ?

La Direction Générale de la concurrence de la Consommation et de la Répression des Fraudes, saisie par le Préfet à ma demande, a confirmé un problème de distorsion de la concurrence.

En effet, lors de la séance du 06 juillet 2012, j’ai demandé au Maire quel était le nom de la société concurrente à UGC ayant répondu à l’appel d’offres. Le Maire a prétexté ne pas s’en souvenir, puis a falsifié, avec un décalage de deux mois, le procès verbal de la séance municipale pour ajouter a posteriori cette information.

Dès le 06 juillet, où le Maire a faussement prétendu être en négociation avec le CNC, je l’ai alerté des délais à respecter pour que la demande soit examinée en commission d’appel, en mars 2013.

Lorsque j’ai demandé au Maire avec qui il avait bien pu négocier au CNC puisque j’avais eu le responsable du secteur Art et Essai le jour même en ligne m’indiquant n’avoir jamais eu le moindre contact avec la Mairie de Puteaux, et qu’aucune négociation n’est par ailleurs possible avec le CNC dont les critères de labellisation sont impératifs, le Maire a bredouillé que le dossier était en cours.

Etrangement la vidéo de cette séance n’a jamais été diffusée.

Le 17 octobre j’ai réitéré cette mise en garde. J’ai en effet constaté ce soir-là que la Mairie n’avait toujours pas saisi la procédure nécessaire à l’obtention du label, allant jusqu’à dire en séance que celui-ci était « obtenu ».

Soit le Maire n’avait aucune intention de présenter le Label et a menti publiquement sciemment pour privilégier une politique de loisir et épargner toute concurrence au cinéma géré par UGC à la Défense (sur la commune de Puteaux), soit le Maire n’a aucune rigueur dans le choix de ses termes et la gestion des dossiers, et présente comme acquis, ce qui n’est pas même présenté au Centre National de la Cinématographie.

A chaque mise en lumière de son amateurisme (convocation irrégulière au Conseil Municipal ayant entraîné son report, cessation de la diffusion des vidéos du Conseil Municipal) le Maire invoque un « problème technique ».

Tel que l’exprimait Jean Renoir, « L’art du cinéma consiste à s’approcher de la vérité des hommes et non pas à raconter des histoires de plus en plus surprenantes ».

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Comment distinguer l’honneur de l’attachement à des principes au trouble fondement? Comment l’attachement à une promesse, consentie dans un instant de culpabilité entretenue, peut-elle conduire une personne à dévier sa vie de son ciel étoilé?

La grâce a touché les spectateurs de ce que le jour doit à la nuit, projeté en avant-première, en présence du réalisateur Alexandre Arcady, et de trois de ses acteurs, Anne Parillaud, Matthieu Boujenah, et Tayeb Belmihoub.

Adapté du roman de Yasmina Khadra, le film nous fait marcher sur l’eau,  nous permettant de saisir le mouvement des vagues. Touchée par la grâce, l’adaptation ne trahit pas. Le romancier  l’a confié au réalisateur  » J’aurais pu écrire le roman, comme tu as fait ton adaptation ».

Younès, ou Jonas. Janus? Interprété par le pénétrant Fu’ad Ait Aaattou, le personnage est déchiré entre la noirceur de la misère qui s’abat sur son père, et la clarté d’un avenir possible auprès de son oncle, pharmacien, marié avec une catholique, Madeleine. Younès ou Jonas est déchiré entre l’orgueil qui enferme son père dans le renoncement à toute aide, et l’obéissance à une promesse qui ne tient qu’à l’intérêt de celle qui la lui a imposée. Différent de son père, Younès hérite de lui ce viscéral attachement à un principe dont il ne questionne pas le fondement.

Issa, joué par Tayeb Belmihoud, incarne ce strabisme, ce regard focalisé sur un aspect de sa vie, duquel on ne veut dévier : La focalisation sur son état de misère. Orgueilleux, il ne supporte pas que son fils, dans une scène inoubliable de justesse, lui offre plus d’argent_ obtenu en capturant des oiseaux avec une facilité enfantine_ que lui n’en a pu obtenir, en suant, en souffrant de tout son corps, à subir l’exploitation de tâches subalternes. Un homme qui ne gagne plus sa vie, c’est un homme mort. Sa remarque résonne durement à nos oreilles contemporaines. Issa a perdu toutes ses terres. Brûlées. Détruites. Enlevées à lui. Tayeb confie qu’en interprétant cette scène « il n’était plus un corps, il était un cri ». A quelques centimètres de l’embrasement des flammes, la détresse d’ Issa se confond avec celle, universelle, de l’homme qui ne possède plus que ses yeux pour pleurer. Et sa bouche pour crier.

Touché par la grâce, ce film l’est dans l’atteinte de sa visée. Alexandre Arcady nous permet de sentir le vécu d’une déchirure. Ainsi que son propre fils, Sacha, le lui a dit: « Avant je savais ce qu’il c’était passé en Algérie, mais là j’ai senti ce qu’a été la vie là-bas, ce qu’ a été cette déchirure ».

Déchirure d’une bande de copains « amis pour la vie », la vingtaine insolente de projets et d’insouciance, déchirure de l’évidence d’un amour brûlant, déchirure d’une concorde. Le réalisateur donne à voir cette Algérie méconnue, pleine de vie, de joie, et de concorde où le vivre-ensemble était réalité à Rio Salado. Les scènes de Rio Salado ont été tournées en Tunisie et ont fait l’objet d’une reconstitution soignée dans les moindres détails, au point qu’une spectatrice originaire de Rio Salado en a éprouvé une vive émotion. Celle du transport dans le temps. Les scènes d’Alger et d’Oran sont elles, tournées en Algérie où l’avant première se tiendra le 07 septembre prochain.

A la question de savoir ce que ce film leur a apporté, en qualité d’acteur, Anne Parillaud évoque avec finesse la faiblesse qui humanise son personnage. Comme son personnage, elle était étrangère au conflit. Son personnage lui a permis de « réaliser la puissance des racines. J’ai réalisé ce que pouvait être l’appartenance, à un monde, à une culture ». Madame de Cazenave obtient de Younes ou Jonas, une promesse qui le tiendra loin de l’atteinte de son bonheur. En lui faisant promettre, elle met à distance sa culpabilité pour son propre désir. Et reconnaît plus tard qu’elle n’aurait elle-même jamais tenu un tel engagement.

Or cette capacité à obtenir de l’autre qu’il renonce à son propre destin, pour éviter de compromettre le sien résonne en filigrane tout au long de l’histoire.

L’appartenance est également au coeur du questionnement. La terre est elle la propriété de celui qui l’a transformée, qui a fait « d’un misérable  caillou un jardin d’ éden », ou de celui qui y était le premier, et qui y était heureux, même si elle était nue? L’homme possède t il la terre, ou appartient-il à une terre?

Garder l’essentiel et crédibiliser des situations qui pouvaient ne pas l’être dans le roman, c’est là toute la réussite d’Alexandre Arcady qui prend la liberté de montrer Younès étudiant à Alger, ou de replacer les traces d’une présence autre, sur les ruines de Tipaza.

Fu’Ad Aït Aattou (Younès) incarne toute la complexité des appartenances et des renoncements.

Etre fidèle à soi-même est-ce se rappeler d’où l’on vient? Accepter d’appartenir à une vie qu’on épouse sans posséder? Ne posséder que les regrets d’une vie dont on s’est détourné, par orgueil, ou par un principe au fondement branlant?

Etre fidèle à soi-même, n’est-ce pas comme le concède Anne Parillaud au détour d’une question sur son personnage « Vivre et ne pas passer à côté? »

Le film s’achève sur une citation du romancier.

« Celui qui passe à côté de la plus belle histoire de sa vie n’aura que l’âge de ses regrets et tous les soupirs du monde ne sauraient bercer son âme » (Yasmina Khadra)

Anne Parillaud,  Alexandre Arcady, Matthieu Boujenah, Tayeb Belmihoub

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A tous les amoureux du cinéma…

Les studios CINECITTA actuellement menacés de disparition ont besoin de votre soutien. Ci-après  la pétition, à l’initiative de Michel Hazanavicius, Président de l’ARP, et réalisateur de The Artist, OSS 117

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http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-sophie-mozziconacci/240511/must-be-place

Ma critique du film de Paolo Sorrentino, sur Mediapart.

Cheyenne ne joue plus. La musique de sa vie, c’est le rythme lancinant des journées qui se suivent et rétrécissent l’horizon des possibles. Traumatisé par le suicide de deux jeunes fans, Cheyenne a cessé ses activités de scène. Sa vie court au ralenti.

Gothique d’apparence, teint blafard, lèvres poudrées pour une meilleure tenue du rouge, yeux fardés, et chevelure abondante noire geai, Sean Penn campe un personnage complexe et humainement attachant.

On le pense déprimé et abattu, tant sa démarche laisse à penser que tout lui devient pénible, sa mollesse apparente déclenche l’hilarité au supermarché, mais on le découvre pétillant de vivacité quand il s’agit de surprendre l’autre.

La fuite du temps et la quête de reconnaissance s’enchevêtrent. A la mort de son père, avec lequel il a coupé les ponts depuis 30 ans, Cheyenne découvre que la volonté première de son père, ancien déporté,  était de venger une humiliation infligée par un nazi. Humilier c’est déshumaniser. Contre toute attente, Cheyenne renoue avec son histoire et sa lignée en tentant d’accomplir la vengeance voulue par son père.

Sur sa route Cheyenne use de malice et surprend par le constant décalage entre son apparence abattue et sa force intérieure. A Rachel, serveuse dans un fastfood qui s’excuse de la cuisson trop avancée d’un hamburger, par un cynique « C’est la vie »,  Cheyenne rétorque que le problème ne concerne par la cuisson, mais le fait qu’on passe de l’âge où on se dit « ma vie sera comme cela » à celui où on finit par se résigner en se disant « C’est la vie. ». A celui qui lui demande quel peut-être le secret pour séduire une femme, il évoque le temps, le temps qui rassure, le temps qui consolide, le temps. Cette fuite du temps qui l’effraye et qu’il tente de camoufler derrière son fond de teint…cet avancement vers la mort qu’il redoute, regrettant plus encore de n’avoir eu d’enfant.

Sa mission accomplie de manière imprévisible, Cheyenne reconnaît que les barrières de nos vies sont souvent celles qu’on consent à accepter. Son père ne l’aimait-il pas, ou s’était-il simplement figuré ne pas être aimé en raison de ses aspirations divergentes ?

 Le regard bleu perçant, le sourire assuré, Cheyenne fait face. La reconnaissance éprouvée dans l’accomplissement du désir de son père l’a transformé. Il existe sans fard. Dernier plan de Paolo Sorrentino. Inoubliable.

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« Elle a une haute idée de l’action politique, qu’elle élève au niveau d’une vocation. Elle obéit aux obligations morales. Elle est engagée. MSM n’est pas embarquée. C’est une femme libre. Quand une cause lui parait juste, elle s’engage pleinement.
Elle veut agir pour le logement social, et pour le pouvoir d’achat. Les pauvres, les handicapés et les anciens, tous dignes d’admiration, on croit les acheter, on se trompe. Elle aime les soutenir.

Pas de précipitation, elle possède sa carapace. Pas d’approches inutiles et vaines. Ses convictions sont solides. Elle connaît l’objectif prioritaire.

La plus grande des forces en politique, surtout pour une grande pointure, c’est d’avoir le temps devant soi, et la volonté en soi. »
Charles Ceccaldi-Raynaud, 

Conseiller Général de Puteaux, Sénateur-Maire, Edificateur du Puteaux Résidentiel et Equitable.

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Clint Eastwood

Ma critique du dernier Clint Eastwood,  HEREAFTER,  est accessible sur Mediapart, en cliquant ICI.

Je soutiens l’indépendance des médias, et naturellement Mediapart.

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Sans queue ni tête

 

Alice Bergerac (Isabelle Huppert) a un joli port de tête. Des traits distingués. Une culture vaste en histoire de l’art. Elle ne vit pas de sa culture des objets anciens.

Elle a pourtant la profession la plus ancienne de la création. Elle se prostitue. Alice dit ne pas avoir la force d’affronter le monde du travail. Elle rencontre Xavier, psychiatre, qui vient de rompre avec sa femme. Les consultations de Xavier le fragilisent.

Finalement, n’est-ce pas lui qui est en attente, n’est-ce pas lui qui se cherche ? Ces professionnels de l’Ecoute (psychiatres) ou du toucher (prostituée) auxquels on s’abandonne ne sont-ils pas eux-mêmes en quête de certitude, de réconfort, d’estime personnelle ? Ne sommes-nous pas « que des pauvres gens » comme le suggère Alice ? Altruiste, Pierre vient trancher avec ces éternels et universels questionnements. Etre utile à l’autre, c’est paradoxalement se rendre inutile à l’autre, ou plutôt, refuser de le tenir dans une quelconque forme de dépendance, et lui donner les moyens de « s’en sortir » par lui-même.

Alice soutient notre regard. Dernier plan. Elle ne baisse plus le regard. Elle a relevé le défi. Elle relève la tête, grâce, précisément au refus de Pierre de la tenir en dépendance. _A l’indépendance répond la dignité_

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Projetée à Cannes, hors compétition, la dernière comédie de Woody Allen évoque les thèmes récurrents de l’insatisfaction en amour et du divertissement face à la crainte qu’inspire la finitude et son irréversibilité. Obsédés, les personnages le sont chacun à leur façon.

Helena (Gemma Jones), fraîchement larguée après quarante ans de mariage, cherche, auprès de sa « diseuse de bonne aventure » confirmation de la probabilité de réalisation de ses désirs. Le désir prime la liberté. Le désir est premier. Avant de désirer une personne, on désire désirer une personne. Sous une apparente légèreté, on reconnaît les influences philosophiques du réalisateur.

Alfie (Anthony Hopkins), le mari vagabond de Héléna, lutte contre la fuite du temps, la vieillesse ou cette lente issue approchante qu’est la mort. Remise en forme dans des centres sportifs, remède contre l’impuissance sexuelle, l’illusion, comme le suggère le réalisateur n’est-elle pas plus forte que les remèdes ? Alfie propose à une prostituée d’entretenir sa forme, puis se prend dans les filets de l’illusion qu’il peut et la satisfaire, et lui plaire. Force de l’illusion et violence du principe de réalité.

Sally(Naomi Watts), la fille d’Héléna et Alfie, n’admire plus son mari (Josh Brolin), médecin reconverti à l’écriture. Elle aime son patron (Antonio Banderas) qui en aime une autre. Le désir se nourrit de la distance et d’attente. La reconnaissance est obsédante, pour chacun des personnages. Héléna cherche une personne capable de reconnaître à ses aspirations ésotériques une certaine consistance. Elle aime à se dire que nous avons plusieurs vies. Jonathan, le bel étranger que rencontre Héléna, veut que sa défunte épouse reconnaisse légitime sa relation avec Héléna au cours d’une séance de spiritisme. Le mari de Sally veut voir reconnaître son talent comme une qualité et non un accident. L’illusion est-elle nécessaire à la vie ?

S’illusionner est-ce créer un sens, celui du contournement de vérités trop abruptes ? Héléna préfère croire qu’il y a plusieurs vies, Sally s’aveugle sur la supposée réciprocité des sentiments de son patron, Alfie s’illusionne sur l’intérêt strictement pécunier de la Bimbo qui partage son lit et sa carte de crédit…L’écrivain raté finit par croire que le talent reconnu au manuscrit volé est le sien…

Noyer ses angoisses dans la poursuite d’obsessions temporaires, c’est finalement le point commun de ces personnages aux histoires d’amour contrariées croisées. « La vie est une histoire racontée par un idiot, pleine de bruit et de fureur, qui ne signifie rien », Woody Allen cite Macbeth au commencement de sa comédie. Reste que la quête de ses personnages a un aspect universel. Le sens est absent. La quête de sens l’obsession. Le désir, la principale passion de la raison.

L’humaine raison.

MSM

 Le 06 Octobre 2010 en salle.

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Au-delà d’un bon divertissement et d’une adaptation réussie de l’ouvrage de Charles Dickens, Le drôle de Noël de Monsieur Scrooge est plus qu’un conte.

Allégorie de l’homme en proie à la fuite face à la misère et l’ignorance, que l’on retrouve chez Pascal, Le drôle de Noël de Monsieur Scrooge a ceci d’extraordinaire qu’il met en scène, par l’animation, une question intemporelle : celle de l’existence du Mal, corrélée à celle de l’Existence de Dieu. « Si Dieu n’existe pas, alors, tout est permis » écrivait Dostoïevski.

Là le Père Noël ou plutôt l’esprit du Noël Présent, fait remarquer à Monsieur Scrooge que la divinité, ou ce que Spinoza nommait le « grand tout » ou encore « la Nature » ne peut être tenue pour responsable de la misère. C’est à l’homme de servir en luttant contre cette misère. La responsabilité humaine et la délégation que Dieu fait à l’homme, est au cœur de ce passage.

C’est le Dieu est mort de Nietzsche, non au sens de l’absence de croyance humaine en une divinité, mais au sens de la capacité qu’a l’homme de créer ses propres valeurs, de tirer une force d’un savoir tragique en le transformant en mobile d’action : si la vie n’a pas de sens, alors je peux lui en créer un, c’est là le sens du Gai Savoir.

Lorsque Monsieur Scrooge voit le futur grâce aux visions que lui en envoie l’Esprit de l’avenir…. Il se voit minuscule et impuissant face aux évènements et dires qui succèdent à son décès. L’homme est petit face à la mort, quelque soit sa condition sociale. L’homme est vulnérable aux définitions qui enfermeront son être, la somme des actes que les autres auront retenus de lui. C’est le cas de son ancien Associé, Marley, enchaîné et ne pouvant réparer ses fautes, c’est le cas de Scrooge qui entend, par l’esprit de l’avenir ce que seraient les commentaires des autres consécutifs à sa mort.

La responsabilité individuelle est donc à la source de la Liberté. La responsabilité n’est pas tant ce qui me contraint, mais ce qui me libère de la contrainte première qu’est l’appréciation d’autrui, cet autre-là. Alors que Monsieur Scrooge ressentait comme une contrainte le fait d’être charitable envers les associations luttant contre la faim et l’indigence, il finit par VOULOIR, de tout son être embrasser la RESPONSABILITE de lutter contre cette indigence.

D’une part cette indigence viole l’idée d’humanité en chacun de nous, d’autre part cette misère renvoie l’homme à ses responsabilités. Quand Monsieur Scrooge opère une véritable métamorphose, ce n’est pas tant qu’il craint la mort, mais bien plus qu’il craint de n’avoir pas employé sa vie à Agir, et par-là même à appartenir à la chaîne fraternelle de l’humanité.

La dernière idée force revient au neveu de Monsieur Scrooge, « quand il se prive d’un dîner en famille, il perd un dîner » dit-il au sujet de son oncle qu’il qualifie d’animal. L’isolement ne protège pas Monsieur Scrooge, il finit par le consumer de ressentiment. Parce que seul le partage fonde la relation humaine. Que serait un homme seul ?

Savoir donner et savoir recevoir, sont les deux facettes de l’échange -au principe de toute vie-.

Marie-Sophie Mozziconacci

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1/ Comment passe-t-on de l’écriture de romans à celle de séries télévisées, faut-il suivre une formation, une technique spécifique?

 Dans les faits, je suis venu à l’écriture de romans puis à celle de scénarios de la même façon : en tant qu’autodidacte.

 Le virus de l’écriture m’a contaminé très vite, je devais avoir huit ou neuf ans. Je rédigeais alors des poèmes et des nouvelles, des histoires qui me permettaient de m’évader, de transcender mon quotidien. C’est le livre de Pierre Boulle, « La planète des singes », qui a tout déclenché. Je me suis dit : « Voilà ce que je veux faire ! ».

Pour en revenir à l’écriture, qu’elle soit purement littéraire ou scénaristique, je crois que, même si les techniques diffèrent, la démarche est identique : le but est de raconter une histoire qui tienne la route, qui intéresse le lecteur/spectateur. Dans un cas comme dans l’autre, il y a donc des règles à respecter, même si l’univers audiovisuel est plus codifié et plus contraignant, tout simplement parce que les budgets conditionnent la faisabilité ou pas des films.

Plus on a d’argent, plus on peut se permettre de choses. Dans un roman, l’écrivain peut écrire ce qu’il veut, sans craindre que l’éditeur lui dise que c’est trop cher ! Il peut faire exploser la planète si ça lui chante ! Le scénariste écrit en fonction du budget, du nombre de jours de tournage, des décors disponibles, il se conforme au cahier des charges de la production… Je sais qu’il existe des écoles ou des ateliers où l’on apprend aux gens à écrire. Sincèrement, je ne crois pas que ça s’apprenne.

Très jeune, instinctivement, on sent qu’on est capable de le faire. Ça ne s’explique pas. Regardez les Beatles : Lennon et McCartney ne connaissaient pas le solfège, ils jouaient la musique qu’ils sentaient, comme elle venait. Idem pour Stephen King qui n’a suivi aucune formation, qui écrit sans plan. Et que dire de José Giovanni qui, après un séjour en prison, s’est mis à écrire, d’abord des romans puis des scénarios pour le cinéma, sans avoir suivi le moindre cours ?

Pour apprendre, il faut beaucoup lire et beaucoup écrire, tous les jours, confronter son style à celui des autres, expérimenter de nouvelles techniques, voir ce qui marche ou pas. Car l’auteur – qu’il soit écrivain ou scénariste – est en apprentissage toute sa vie.

2/ Vous captivez des millions de téléspectateurs avec les séries que vous écrivez, dont le Commissaire Valence, comment reconstituez-vous le réel?

Quand on écrit un roman ou un film policier – le cas de Commissaire Valence –, il faut bien sûr se renseigner un minimum sur le quotidien des flics.

Pour ma part, je me suis souvent rendu au 36, quai des Orfèvres, j’ai rencontré les responsables des diverses brigades. Mais si ce travail de documentation est important, il ne résout pas le problème majeur, qui est d’inventer une histoire cohérente et suffisamment accrocheuse pour captiver le téléspectateur. Et puis, dans la réalité, la résolution d’une enquête policière prend beaucoup plus de temps que dans les livres ou les films !

Pour une série comme Valence, il faut aussi tenir compte de la personnalité de Bernard Tapie, qui sait ce qu’il veut et surtout ce qu’il ne veut pas. Plusieurs choses entrent en ligne de compte dans l’écriture d’un scénario : le sujet, les contraintes de la production et la personnalité des acteurs principaux… Tout est une question d’adaptation.

3/ Concrètement combien de temps vous prend l’écriture d’un épisode? Etes-vous entièrement libre du contenu?

 L’écriture d’un épisode peut être rapide, deux ou trois mois. Mais ensuite, il est passé au crible par la production, les acteurs, les agents des acteurs et le diffuseur. Plus il y a de personnes qui donnent leur avis, plus c’est long. Un scénariste doit rester humble, à l’écoute, motivé, il doit être réactif et endurant car les revirements et les corrections sont incessants, souvent jusqu’au premier jour de tournage, et même pendant…

4/ Quels sont vos projets pour la rentrée? Et vos projets pour le Cinéma?

 Je travaille sur deux séries. Concernant le cinéma, je développe des sujets avec deux réalisateurs. Tout cela prend du temps, et pas mal d’énergie !  

5/ Une série française peut-elle s’exporter? Comment expliquez-vous le succès des séries américaines?

 Le succès des séries américaines s’explique en grande partie par le savoir-faire indéniable des équipes, des budgets plus importants, et aussi par la liberté de ton : des programmes comme Dexter ou The Shield ne verront jamais le jour en France car ils sont jugés trop noirs, trop décalés, trop subversifs…

Je crois que c’est un mauvais calcul car en tant qu’auteur de thrillers, je peux vous assurer que ce sont principalement des lectrices qui viennent me voir dans les salons. La violence et le sexe présents dans les polars ne les choquent pas du tout, au contraire ! La société a évolué, même si certains font semblant de ne pas le voir !

6/ Donnez-vous des cours de formation? Etes-vous Script Doctor?

 Pour l’instant, je ne donne pas de cours même si j’envisage cette éventualité dans un futur proche : je crois que, quel que soit notre métier, la transmission de notre savoir est une chose importante. Il m’arrive de faire du script-doctoring, sur des séries télé ou sur des longs métrages.

7/ Si vous deviez vous définir en une phrase?

 Un rêveur qui travaille chaque jour à la réalisation de ses rêves.

8/ Si vous deviez proposer une réforme dans le secteur audiovisuel, que préconiseriez-vous?

 Qu’on fasse davantage confiance aux auteurs, qu’on améliore leur statut, car après tout ils sont à l’origine des films et des richesses qu’ils génèrent !  

9/ Quel est votre réalisateur préféré et pourquoi? Quel est votre écrivain favori, et pourquoi.

 Citer un seul réalisateur est difficile. J’adore Antonioni, qui m’a beaucoup impressionné avec des films comme Blow-Up, La Nuit ou L’Eclipse. Il se concentre sur la pureté des sensations, sur la frontière souvent fragile entre la réalité et l’illusion, il dépeint comme personne les affects et les névroses de ses personnages, sans recourir aux dialogues. C’est un génie.

Le cinéma de Melville, stylisé et singulier, me parle aussi. La lenteur des situations, le silence (ses héros ne sont pas très bavards !), ses cadrages et son montage, tout cela a inspiré Kurosawa plus tard ! Spielberg qui, avant la trentaine, accouchait du film de genre absolu, virtuose et parfaitement maîtrisé : Les dents de la mer… Côté écrivains, je vénère les maîtres de la Hard-Boiled School, Dashiell Hammett et Raymond Chandler. Hammett pour sa peinture brutale, sans concession, de la société américaine et de la nature humaine, Chandler pour sa maîtrise des personnages et ses envolées lyriques. Mon maître reste Richard Matheson, l’écrivain par excellence.  

 

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Le Petit Nicolas…

Le petit Nicolas

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Un prophète

Ayant vu Un prophète au Festival de Cannes, en avant-première, je dois dire que j’ai trouvé ce film tout simplement superbe. La performance des deux acteurs principaux, Tahar Rahim et Niels Arestrup, comme le traitement singulier de l’univers carcéral.

affiche un prophète

Pour l’anecdote, je l’ai vu sous la recommandation du réalisateur marocain Mohamed Zineddine…étant pour ma part, corse et, cela va sans dire, fière de l’être. Aussi, au-delà de certaines polémiques liées à des « on dit », je souhaite plutôt m’attacher aux interrogations réelles qui, de mon point de vue, sous-tendent le film.

Une vie est-elle possible après la peine carcérale ? La peine carcérale permet-elle une réinsertion et une « droite réinsertion » des anciens détenus dans le « corps social » comme cela devrait être son objectif républicain (Rousseau) ou perpétue-t-elle la propension aux actes délictueux par une scission entre le regard que renvoie la société sur le détenu et le vécu du prisonnier, esseulé (Foucault) ? Ce point là est présent tout au long du film.

Malik, confronté à la violence de l’univers carcéral, finit par trouver sa liberté dans le développement de son propre réseau de délinquance. Ainsi, au-delà de toute appréciation morale, c’est bien la question de l’efficacité de la peine carcérale qui est, en filigrane, posée.

L’insularité et la perpétuation des valeurs d’un peuple peuvent-elles passer outre l’intégration d’autres cultures ? Telles semblent être les grandes interrogations de l’œuvre de Jacques Audiard.

Si l’on peut bien sûr considérer qu’un amalgame entre « Mafia » et nationalisme corse est un raccourci pouvant induire une confusion du spectateur, il n’en est pas moins troublant que le film de Jacques Audiard pointe un fait incontestable : le dépeuplement d’une île, d’un peuple, et la crainte de la disparition de ses codes.

La scène qui évoque, en filigrane, cette disparition qui menace, est sans doute celle où l’on perçoit la solitude de César Luciani, l’ancien parrain respecté et craint de tous, rouler à terre un coup de pied au ventre. Aucune jeunesse pour le défendre. L’absence de descendance (filiale ou agrégée) est sa faiblesse.

Le film ne donne pas à voir une Corse raciste. Il donne à voir une Corse en manque de descendance. Il donne à penser sinon une transmission de valeurs, à tout le moins une substitution de mœurs. Et c’est là toute la force de son propos.

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Das weisse band

DAS WEISSE BAND, du réalisateur autrichien Michael HANEKE, vient de recevoir la Palme d’Or du jury du Festival de Cannes.

Sortie en salle le 21 Octobre prochain.

 

Un village protestant de l’Allemagne du Nord à la veille de la Première Guerre mondiale (1913/1914).

L’histoire d’enfants et d’adolescents d’une chorale dirigée par l’instituteur du village et celle de leurs familles : le baron, le régisseur du domaine, le pasteur, le médecin, la sage-femme, les paysans…

D’étranges accidents surviennent et prennent peu à peu le caractère d’un rituel punitif. Qui se cache derrière tout cela ?

Michael Haneke : http://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_Haneke

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Avec 9,6% de parts de marché lors de sa première diffusion sur ARTE, soit 2, 245 000 de télespectateurs, La journée de la jupe a bousculé les évidences.

Outre le scénario, au-delà des lieux communs, et le retour attendu et entendu d’Isabelle Adjani, c’est le mode de distribution de l’oeuvre qui est intéressant en soi.

Réalisé par Jean-Paul Lilienfeld, distribué en salles par Rezo films, le film initialement dédié au petit écran, pose avec acuité la question de la pertinence de la chronologie des médias.

Seules 53 copies du Long-Métrage sont en circulation. A Paris, le film est diffusé dans les cinémas MK2 Beaubourg et François Mitterand, pour lesquels la carte UGC est valide.

La diffusion préalable de la Journée de la Jupe sur Arte a entrainé un refus de principe des exploitants quant à sa large diffusion en salle.

« Je me vois opposer une position de principe de la part du syndicat des exploitants qui dit que les tuyaux sont encombrés par un nombre record de sorties que l’on arrive pas à travailler » explique Jean-Paul Lilienfeld.

On peut noter que Christophe Honoré avait également renversé la chronologie des médias avec La Belle Personne qui avait recontré un beau succés sur Arte et près de 100 000 entrées en salles.

Porter une culotte plus échancrée n’en attire pas moins l’oeil.

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