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Archive for the ‘Uncategorized’ Category

Je reproduis ici l’intervention de Brahim ZEDDOUR, descendant de Kacem ZEDDOUR.

Un Juste de la guerre de libération algérienne :
le sens d’un destin

Par Brahim Zeddour

Le cargo en direction de Marseille peut enfin partir, après des heures d’attente au port d’Alger, où il règne un calme inhabituel, qui contraste avec l’effervescence de la ville. Nous sommes le 4 juin 1958, Charles De Gaulle y est attendu après son investiture du 1er juin. C’est ce jour que le commissaire Charles Ceccaldi-Raynaud, déguisé en facteur et grâce à l’aide du syndicat des postiers, choisit de fuir les mesures de répression du colonel Godard, le redoutable chef de toutes les forces de police et de sécurité de l’Algérie. L’ordre est donné à tous les responsables militaires et de police d’enfermer le commissaire Ceccaldi dans le camp d’internement tristement célèbre « Alger Sahel », d’où on a peu de chance de revenir. On ne badine pas avec les tortionnaires et la seule voie reste la fuite, fuir pour sauver sa vie et son honneur. Nul n’est à l’abri dans cette sale guerre et n’importe qui peut voir sa vie basculer dans l’horreur.

En jetant un dernier regard sur la ville au fur et à mesure que le bateau s’en éloigne, Charles Ceccaldi-Raynaud revoit le film des évènements de ces quatre ans de guerre. Seuls les temps de révolution voient se mêler et se confondre la liberté et la vérité. Tel est le don de l’Algérie combattante à l’esprit de Ceccaldi-Raynaud. Telle est la lumière directrice qui a éclairé son parcours de commissaire de police exemplaire, solidement formé aux sources du droit et militant socialiste sincère. Son crédo a été de combattre le courant qui prolonge le drame colonial. En contemplant de loin la Casbah d’Alger cernée jusqu’à l’étouffement par les constructions européennes, on ne peut manquer d’évoquer le texte de Guy de Maupassant, dans « Alger à vol d’oiseau » publié en 1881 : « (…) Or, nous sommes restés des conquérants brutaux, maladroits, infatués de nos idées toutes faites. Nos mœurs imposées, nos maisons parisiennes, nos usages choquent sur ce sol comme des fautes grossières d’art, de sagesse et de compréhension. Tout ce que nous faisons semble un contresens, un défi à ce pays, non pas tant à ses habitants premiers qu’à la terre elle-même. »

Cinquante sept ans plus tard, Charles Ceccaldi-Raynaud nous livre son expérience dans un récit mémoriel au titre hautement évocateur « La guerre perdue d’Algérie » publié aux éditions Alfabarre. Des chefs-d’œuvre ont été écrits par de grands esprits qui se passionnés pour l’Algérie tels le Comte Henry de Castries, Isabelle Eberhardt, Etienne Dinet, Frantz Fanon, Germaine Tillon, Jacques Berque, etc. Le mouvement national a eu ses grands militants et ses sympathisants parmi les Européens et nous citerons l’exemple de l’anticolonialiste Victor Spielmann, fidèle compagnon de l’Emir Khaled et de Ferhat Abbas et à qui Cheikh Abdelhamid Ben Badis décerna le titre de « l’ange gardien (malâk hâriss) du peuple algérien ».

La guerre de libération a suscité un mouvement de solidarité active de tous les objecteurs de conscience parmi les militaires, les fonctionnaires, les médecins et les policiers. Il y a eu aussi la mobilisation des intellectuels français qui se sont érigé en porte-voix du peuple algérien dans son combat libérateur. De grands actes ont été accomplis pour dénoncer les affres du colonialisme et les atrocités de la guerre et surtout la torture. Au péril de leurs vies et au prix d’incessants procès, ces auteurs-militants ont veillé à éclairer l’opinion publique française et internationale sur la réalité douloureuse de cette guerre qui ne disait pas encore son nom.

Ce livre était attendu. Dans sa préface, Sadek Sellam estime judicieusement que « pour son courage et son humanisme, Ceccaldi-Raynaud mérite le titre de « Juste » de la guerre d’Algérie ». Le livre de Ceccaldi constitue assurément un acte fondateur en projetant une lumière sur cette catégorie jusque là inconnue des Justes de la guerre de libération nationale. Par sa parole libérée, cet acteur et ce témoin de la guerre de libération apporte de nouveaux éclairages sur la compréhension de la lutte contre l’ordre colonial.

Sa voie de Juste, Charles Ceccaldi-Raynaud la trouve dans les réponses qu’il tente d’apporter aux questions posées naguère par Emmanuel Kant pour mieux cerner cette « insociable sociabilité » de l’ordre colonial : « Que m’est-il permis d’espérer? Que puis-je connaître? Que dois-je faire? »

Ceccaldi se démarque de l’attitude de ses collègues aussi bien de la sureté générale que de la S.F.I.O. à l’égard de l’ordre colonial et de la politique de répression. De la lecture du livre se dégagent quatre idées essentielles qui constituent le fondement de base de sa pensée et de sa démarche :

1- La guerre d’Algérie ne s’est jamais interrompue de 1830 à 1962
2- L’impossibilité de rétablir l’ordre républicain par des moyens républicains
3- L’Algérie n’est pas la France
4- La paix passe par l’indépendance

Tels auraient pu être les termes de référence d’une politique de décolonisation des gouvernements français, aux fins d’assurer dans les meilleures conditions un désengagement de l’ordre colonial au profit d’un Etat algérien souverain et indépendant qui était le but ultime des Algériens dans leur processus révolutionnaire. Nous sommes loin des récits tyranniques sur l’apologie du colonialisme et de sa prétendue œuvre civilisatrice. Ceccaldi-Raynaud dévoile les grandes vérités qui étaient et qui sont restées partiellement interdites par les médias et les analyses.

Le grand effort de vérité est de rendre intelligible l’ordre colonial dans ses horreurs. Incontestablement, le fait générateur a été l’intégration de l’ordre colonial, qui est un désordre, au système politique, économique et militaire de la France. Ce qui s’est traduit par un prolongement territorial fictif, à travers ces trois fameux départements français, où toutes les valeurs et tous les principes de la république furent à jamais perdu. La population autochtone a été réduite à une infra humanité et le pays a été livré aux soldats et aux colons avec une implacable répartition des rôles : aux premiers incombe la répression aux méthodes génocidaires de la résistance du peuple algérien, aux seconds échoit l’accaparement des terres. Le tout orchestré selon les recommandations de Victor Hugo : « Algérie. La colonisation militaire doit couvrir et envelopper la colonisation civile comme la muraille couvre et enveloppe la cité. La colonisation militaire, c’est une muraille vivante. Quel meilleur obstacle continu qu’un camp français ? Mettez le soldat en avant du colon comme vous mettez un fer au bout d’une lance. » Incapable d’assurer l’égalité, la république française a laissé le système colonial s’imposer par la violence.

C’est contre cet ordre démoniaque que le peuple algérien n’a cessé de se soulever. C’est pour le maintien de cet ordre démoniaque que la France a mobilisé tous les moyens de renforcement. C’est ainsi que la république française est restée l’otage d’un puisant lobby colonial, qui pesait de tout son poids pour maintenir le statu quo, ni autonomie ni intégration, comme l’explique Ceccaldi-Raynaud.

Il aura fallu plus d’un siècle pour que le peuple algérien retrouve sa vitalité démographique et sa dynamique sociale pour déclencher le combat libérateur.

Après les massacres de mai 1945, le démantèlement de l’OS, la crise du MTLD et le trucage des élections, l’administration coloniale était convaincue d’être parvenu à faire régner l’ordre en Algérie. L’ensemble des services de renseignement œuvrent à un strict contrôle des Algériens et de leurs mouvements politiques, culturels, sociaux avec un usage généralisé de la torture : DST, police judiciaire, police administrative, renseignements généraux, gendarmerie, deuxième bureau (renseignement militaire), SLNA (parallèle au 2ème bureau), SDECE. Toute cette armada est restée sourde et aveugle devant l’ampleur des signes avant-coureurs et toute cette agitation à la veille du 1er novembre 1954. Qu’on en juge : entre octobre 1953 et octobre 1954, le bilan fait état de 53 attentats dirigés principalement contre les forces de l’ordre, les infrastructures de transport et les civils européens. Ces attentats sont souvent perçus comme des actes de banditisme car l’administration coloniale est convaincue d’avoir réussi à asservir le peuple algérien et à briser sa volonté de se redresser. « Mais que savait-on alors des aspirations des Algériens à la liberté ? » s’interroge Jean-Charles Jauffret. Or, c’est dans ce domaine invisible et inconnu que résidait l’essentiel de la vie politique du peuple algérien.

Le 1er novembre 1954 n’a pas surpris par l’ampleur des attentats, il a donné toute la mesure des ambitieux de la nouvelle élite en qui le peuple algérien fera totalement confiance. Désormais, le mouvement national dispose d’une doctrine et d’une stratégie de libération, il donne sens concret au désir du peuple algérien de s’ériger en nation, de construire un Etat moderne et performant, capable de mener le développement et de s’insérer sans heurt dans le système des relations internationales.

La France républicaine et coloniale répond par la guerre totale non pas seulement contre les combattants mais contre tout le peuple algérien qui s’est érigé en chaine de solidarité et de soutien logistique. Et c’est dans cette folie meurtrière de guerre totale que s’est achevé le règne de l’ordre colonial en Algérie. Un grand spécialiste de la guerre subversive, le colonel Roger Trinquier, explique aux journalistes américains la stratégie de la terreur : « Dites que je suis un fasciste, mais nous devons rendre la population docile, facile à conduire. Nous ne saurions gagner cette guerre à moins d’utiliser des méthodes dures. Il nous faut modifier notre attitude face à cette guerre. Nous devons organiser la population et la maintenir organisée. Les méthodes douces que nous avons appliquées à ce pays ne nous mèneront nulle part ». En stimulateur de conscience, Malek Bennabi alertait l’opinion internationale par son « SOS Algérie » : « Le langage est clair : il faut briser la volonté de résistance populaire en la détruisant physiologiquement dans la chair même du peuple par la torture. Il [Robert Lacoste, ministre résident à Alger] ne demande pas des soldats, il veut des charcutiers. »

Dans le cadre de l’exercice de ses fonctions, Charles Ceccaldi-Raynaud va se heurter à cette stratégie de la terreur : torture, contre-guérilla, embrigadement des populations, guerre subversive, guerre non conventionnelle, infiltrations, justice expéditive, centres d’internement, massacres, etc. Son engagement était dangereux aussi bien pour sa carrière que pour sa vie : critique, dénonciation, aide et assistance. Il relève tous les paradoxes entre le droit et la loi, entre les lumières de la révolution française et l’enténèbrement de l’ordre colonial, entre la morale et l’hypocrisie des dirigeants politiques, entre l’honneur et la bestialité des forces de l’ordre. C’est à travers cette grille de lecture qu’il passe en revue les évènements de la guerre d’Algérie dans ses deux principales parties : 1954-1958 et 1958-1962. Tous ces évènements donnent la mesure de la désillusion des dirigeants français, toutes tendances confondues, au sujet de la chimérique Algérie française. Par acquis de conscience et pour son honneur, Charles Ceccaldi-Raynaud aborde des aspects que les Français ont du mal à imaginer aujourd’hui.

On relèvera d’abord le durcissement de l’état d’exception de l’ordre colonial. Les ségrégations établies ont été aggravées par les dispositifs des pouvoirs spéciaux et de la légalisation des camps d’internement. C’est comme si, par les reflux de l’histoire, la France s’intégrait dans l’Algérie coloniale, reniant ses principes et ses valeurs. Depuis Napoléon III, la France officielle doit beaucoup aux affairistes du grand colonat.

Les pouvoirs spéciaux permettent à l’appareil répressif d’agir en toute impunité en dehors de la légalité, sans se référer ni au parlement ni à la justice. « Le gouvernement disposera en Algérie des pouvoirs les plus étendus pour prendre toutes les mesures exceptionnelles commandées par les circonstances, en vue du rétablissement de l’ordre, de la protection des personnes et des biens et de la sauvegarde du territoire ». Tel est l’objet de la loi qui fut adopté à l’Assemblée nationale, le 12 mars 1956, par 455 voix, y compris celles des 146 députés du Parti Communiste Français, contre 76.

Dans cet aveuglement, les évènements se précipitent. Le dispositif s’avère inefficace et même contre-productif. L’ampleur des massacres renforce la révolution algérienne où l’indépendance devient le but suprême. En l’absence de débat démocratique sur la question algérienne, la IVè République s’écroule et par un coup d’état surgit la Vè République, fondée sur le seul souci de renforcer les pouvoirs de l’exécutif dans le but de conserver l’Algérie française. Ce déni de justice et de liberté sera maintenu jusqu’au bout. L’OAS et ses méthodes criminelles paracheva la désillusion. Pour la France, la guerre est perdue mais elle s’obstine à voir dans l’indépendance de l’Algérie l’aboutissement du processus révolutionnaire du mouvement national. Pour preuve, refusant de considérer le FLN comme le représentant unique et légitime du peuple algérien, le gouvernement français s’abstient de parapher les négociations d’Evian qui ne deviendront officiels que par le référendum du 8 avril 1962. Pour aggraver ce refus de reconnaissance de légitimité et de souveraineté, on est allé imaginer une singulière procédure de passation au profit d’uns structure ad-hoc, l’Exécutif provisoire, pour éviter le transfert de souveraineté au GPRA. C’était le cadeau empoisonné de Charles de Gaulle dont l’Algérie ne cesse de payer les conséquences désastreuses.

Charles Ceccaldi-Raynaud a été à l’avant-garde non seulement dans la dénonciation de la torture mais aussi dans la sanction des fonctionnaires de police. Déjà en 1951, Claude Bourdet, ancien membre du Conseil National de la Résistance, publie dans L’Observateur à la suite des conditions du démantèlement de l’OS, un article intitulé « Y a-t-il une Gestapo algérienne ? ». Il y dénonce l’usage de la torture par la police et la complicité des magistrats. Par un autre article « Votre Gestapo d’Algérie », publié en 1955, il relance le débat. C’est dire à quel point la torture en Algérie a été généralisée et même institutionnalisée.

Dès le début de la guerre éclata l’affaire Kacem Zeddour, un cadre militant du mouvement national mort de torture dans les locaux de la DST d’Alger. Aussitôt, en accord avec Jean Vaujour, directeur de la sécurité générale de l’Algérie, un scénario fut monté pour camoufler le crime. Le cadavre de Zeddour, lesté de fonte et jeté à la mer, fut découvert à l’embouchure de l’Oued Hamiz à l’est d’Alger. La gendarmerie a immédiatement ouvert une information qui a été arrêté par la DST. On déclara qu’il s’agissait d’un marin nordique ayant péri en mer et qui fut enterré dans une fosse commune du cimetière chrétien de Fort de l’Eau. On annonce la fuite de Kacem Zeddour et le tribunal correctionnel d’Alger le condamne par contumace à une forte amende.

Il a fallu une année pour que la vérité éclate, grâce à l’engagement de Charles Ceccaldi-Raynaud, qui alerta la tutelle pour sanctionner les policiers tortionnaires (Longchamps et Loffredo) et assura à la famille Zeddour un soutien et une assistance dans les procédures judiciaires. L’affaire est montée au plus haut niveau de l’édifice institutionnel, au cabinet du Président de la république René Coty, aux Présidents du Conseil des ministres, Pierre Mendès-France, Edgar Faure et Guy Mollet, aux directeurs de la sureté en France et en Algérie Jean Mairey et Jean Vaujour ainsi qu’après de l’ensemble des députés.

L’affaire se termina par un non-lieu, car de bout en bout planait l’ombre du ministre de l’intérieur Mitterrand par qui l’affaire partit puisque la DST d’Alger était sous son autorité directe. De même qu’il se retrouva ministre de la justice dans le gouvernement de Guy Mollet quand l’affaire fut enrôlé et qu’il pesa de tout son poids pour la faire aboutir à un non-lieu.

Kacem Zedour était de la nouvelle génération du mouvement national, intégrant et dépassant les précédentes générations de l’idéal révolutionnaire et de l’action révolutionnaire. Nous sommes à l’ère de la stratégie révolutionnaire, avec des militants déterminés, qui préparent, avec efficacité et dans le secret absolu, la lutte finale pour le recouvrement de l’identité et la reconquête de la souveraineté. Il a joué un rôle pivot dans la coordination entre les trois centres de décision : l’Algérie, l’Egypte et la France.

Ait-Ahmed évoque son souvenir dans ses « Mémoires d’un combattant » : « L’aéroport du Caire baigne dans les rougeoiements du soleil couchant. (…) Je suis accueilli par trois camarades : Chadli Mekki, délégué du PPA au Caire depuis 1945 ; Mohamed Khider, l’ancien député d’Alger ; Kacem Zidoun, un étudiant originaire d’Oran, qui prépare une licence de lettres à la faculté, justement renommée, de Dar el-Ouloum. De tous les personnages que les évènements vont faire entrer en scène au Caire, Zidoun est celui qui disparaîtra le premier, dans des circonstances tragiques, au lendemain du 1er novembre 1954, jour du déclenchement de la guerre de libération.

Possédant une double culture, française et arabe, et une excellente formation acquis en Algérie au sein du PPA-MTLD, il nous fera bénéficier de sa bonne connaissance des milieux politiques égyptiens. »

Toujours la torture, à grande échelle dans ce qui s’apparente aux camps d’extermination des nazis. Interdits en France, les camps d’internement ont toujours constitué un dispositif courant en Algérie. Il s’agit d’un emprisonnement administratif et arbitraire, sans aucune procédure judiciaire, souvent dans des conditions atroces. Durant la guerre d’Algérie, les camps explosent, y sont entassés des suspects ou de simples prévenus, en attendant d’être fichés, interrogés, torturés et même tués.

Charles Ceccaldi-Raynaud est nommé par Paul Teitgen, le secrétaire général de la préfecture d’Alger, administrateur au centre de Beni Messous. Il n’y reste que quinze jours à cause de l’insoutenable ambiance. Prévu pour accueillir 350 personnes, les militaires n’hésitent pas à y emmener 1.000 personnes. C’est alors que Ceccaldi-Raynaud prit la décision de n’en retenir qu’au prorata des capacités d’accueil, le reste fut libéré, provoquant la rage des militaires. De même qu’il ne manqua pas d’instaurer une procédure de traçabilité des déplacements des pauvres malheureux, surtout quand ils sont acheminés vers les centres de torture. Un des habitués du centre de Beni Messous est le sinistre commandant Aussaresses.

C’était Pierre Rossi qui nous édifiait sur les horreurs de la torture : « Tout homme porte en lui la forme entière de l’humaine condition. La fraternité n’est pas seulement un commandement d’ordre moral. Elle est aussi et surtout une communion substantielle. C’est pourquoi si la victime de la torture est déchirée dans sa chair et dans son âme, son bourreau, quant à lui, s’exclut de l’espèce humaine. »

Un hommage est rendu à Williams Lévy, un juif d’Alger. Militant socialiste, il lutte pour une Algérie fraternelle. L’un de ses fils est tué par erreur par un combattant FLN. Il sera assassiné par les tueurs de l’OAS. La famille Lévy restera l’exemple des drames humains de la guerre d’Algérie. Charles Ceccaldi-Raynaud nous donne ici l’occasion d’aborder un sujet méconnu, celui des juifs d’Algérie dans le mouvement national. Pour la colonisation, il s’agit d’un succès en matière d’intégration et de francisation des indigènes du Maghreb. Cette émancipation a été menée dans le strict intérêt de la colonisation. Ce qui explique l’adhésion d’une infime minorité des juifs d’Algérie dans le mouvement national et dans la guerre de libération, on en a dénombré à peine un millier. Mais rien n’autorise que leur combat soit occulté dans l’histoire du mouvement national.

En janvier 1956, Charles Ceccaldi-Raynaud rencontre Albert Camus à l’occasion d’un voyage de l’écrivain à Alger après une longue absence. Après avoir quitté l’Algérie en 1942, il fit un voyage éclair du 18 avril au 7 mai 1945. C’est à Paris qu’il prit connaissance des évènements tragiques du 8 mai dans le Constantinois. Il laisse l’image d’un homme tourmenté, aux idées déconnectées de la réalité mais viscéralement rattaché à l’Algérie française. Un parallèle est fait avec Jean Amrouche, dont la vision cadre mieux avec les réalités et les perspectives.

Dans une lettre adressée à Jules Roy le 6 août 1955, Jean Amrouche écrivait : « J’ai lu deux articles sur l’Algérie qu’il [Camus] a donnés à L’Express. Il y a de justes remarques. Mais quant aux solutions qu’il préconise, je n’y crois pas. Le mal est beaucoup plus profond à mon avis. Il n’y a pas d’accord possible entre autochtones et Français d’Algérie. Il serait très long de l’exposer ici, un volume y suffirait à peine. En un mot, je ne crois plus à l’Algérie française. Les hommes de mon espèce sont des monstres, des erreurs de l’histoire. Il y aura un peuple algérien parlant arabe, alimentant sa pensée, ses songes, aux sources de l’Islam, ou il n’y aura rien. Ceux qui pensent autrement retardent d’une centaine d’années. Le peuple algérien se trompe sans doute, mais ce qu’il veut obscurément, c’est constituer une vraie nation, qui puisse être pour chacun de ses fils une patrie naturelle et non pas une patrie d’adoption. »

Déjà au lendemain des massacres du 8 mai 1945, Jean Amrouche diverge fondamentalement avec Albert Camus. Dans un long article au titre hautement significatif : « Les Algériens veulent-ils ou ne veulent-ils pas rester français ? » rédigé après un long périple de six semaines, de Tunis à Alger en passant par Sétif, Constantine, Tizi-Ouzou, Ighil-Ali. Il dénonce sévèrement le système colonial. Albert Camus, qui était rédacteur en chef du journal Combat refusa la publication de l’article de Jean Amrouche parce que ses écrits sur ce thème étaient en faveur de la colonisation.

Plus qu’un genre littéraire, le livre de Charles Ceccaldi-Raynaud peut être considéré comme un courant fondateur d’une réécriture de l’histoire de la colonisation susceptible d’être aisément partagée par les Algériens et les Français. Un courant fondateur de l’écriture d’une histoire commune qui sera le prélude à une véritable réconciliation algéro-française.

Merci à Charles Ceccaldi-Raynaud, qui a, en toute conscience, agi en Juste, apporté son aide à des familles en détresse, a sauvé des Algériens des camps de la mort, a su, pu et voulu élever la voix pour dénoncer les crimes de la colonisation. Les Algériens retrouvent en lui un ami et un frère.

Il serait hautement souhaitable que les autorités algériennes pensent à instituer une médaille de reconnaissance de ces actes de bravoure.

Brahim Zeddour

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La nuit de feu  touche juste. Remarquablement écrit, il confronte nos évidences. La philosophie ne naît-elle pas de l’étonnement des choses simples ?
Des personnages aux certitudes revendiquées et antagonistes se rencontrent. Dans le désert, ils marcheront deux semaines, ensemble. Leurs heurts sémantiques couvent une commune obsession : l’explication : « Les dieux changent, se succèdent, meurent, les modèles cosmologiques également, et ne persiste qu’une ambition, celle d’expliquer. » (p.69)
Les mots ne rapprochent pas toujours. Ils peuvent éloigner, enfermer, orienter : « En secouant la tête, je chasse les militaires lexicaux. » (p.138)
Croyant ou incroyant, par quoi sommes-nous guidés ? « Jadis, les gens croyaient parce qu’on les y incitaient, aujourd’hui, ils doutent pour le même motif. » (p.78)
Eric-Emmanuel SCHMITT ne nous fait pas uniquement partager une expérience personnelle avec son verbe scintillant : «  En contraste avec l’austère absence de meubles, de bibelots ou d’images, le couscous m’apparut fastueux, coloré, ses viandes et ses légumes posés tels des bijoux sur un coussin de semoule. » (p.9). Ce que l’auteur nous offre de plus précieux, c’est un paradigme qui rompt l’opposition binaire entre croyant et incroyant.

Le pourquoi du comment est également inaccessible à chacun, fondant une nouvelle fraternité ; celle des ignorants.
La véritable fraternité ne réside pas dans le partage d’une croyance ou celui de son absence. La fraternité, mère de tolérance, prend sa source dans l’acceptation de l’ignorance comme donnée intrinsèquement humaine.
Ainsi Eric-Emmanuel SCHMITT, à travers le récit d’un homme qui se perd pour mieux se trouver, éprouver l’indicible grâce, ne cherche pas à convaincre.
Il clarifie, par sa rigueur conceptuelle, une confusion entre croire et savoir : « Ce que je sais n’est pas ce que je crois. Et ce que je crois ne deviendra jamais ce que je sais. »(p.181)
L’agnosticisme devient le paradigme de notre fraternité.
Qu’elle décide de croire, ou de ne point croire, l’humanité doit avoir conscience de son ignorance : « Face au questionnement sur l’existence de Dieu, se présentent trois types d’individus honnêtes, le croyant qui dit « je ne sais pas mais je crois que oui », l’athée qui dit : « je ne sais pas mais je crois que non », l’indifférent qui dit : « je ne sais pas et je m’en moque. » (p.181)

La nuit de feu est un excellent livre, que j’ai relu, sans le consumer, dès sa dernière page achevée.
Renvoyant dos à dos les dogmatiques de toute obédience, il resitue l’agnosticisme à la hauteur d’un humanisme pacifique : « Nous devons reconnaître et cultiver notre ignorance. L’humanisme pacifique coûte ce prix-là. Tous, ne ne sommes frères qu’en ignorance, pas en croyance. »(p.182)

Respecter l’autre, c’est reconnaître et accepter que pas plus que moi, il ne sait. Il s’essaie.

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Le doyen des français a 109 ans, mais le fichier des électeurs de Puteaux a des personnes de plus de 114 ans… Chacun tirera les conclusions qu’il souhaite. Amateurisme des services de la Mairie, négligence, ou autre. L’occasion de s’intéresser de plus près à la qualité d’électeurs de certains individus.

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Je remercie les jeunes putéoliens qui ont soutenu notre liste.La jeunesse était vivement représentée sur cette liste, d’une moyenne d’âge de 30 ans.

Nous avons été la cible d’une campagne de désinformation et d’une diffamation publique le 10 juin dernier, sur la raison de l’annulation de l’élection. C’est la raison pour laquelle plainte a été déposée. Cette diffamation, à quelques heures de la fin de la campagne officielle était inepte et indigne. Madame Franchi-Ceccaldi qui a soutenu par écrit les manoeuvres du FN au Tribunal Administratif, comme au Conseil d’Etat a fait répandre la rumeur selon laquelle ma liste aurait eu des accords avec le FN.

J’ai été la seule candidate en lice, à combattre judiciairement les manoeuvres du FN, avec le soutien de Stéphane Vazia. Pour ses mensonges, Madame Franchi-Ceccaldi rendra compte à la justice et pour bien d’autres irrégularités. La campagne de désinformation est la méthode de certains usurpateurs. Le mensonge leur respiration. Les condamnations leur seul titre.

La majorité perd 2000 voix en l’espace d’un an, soit 20% de son socle électoral.

Là où les autres listes en lice ont injecté plus de 30 000 Euros, fait déplacer des personnalités, ancien Président, ou Ministre, eu la connivence de certains médias de complaisance, nous avons en toute humilité centré les quartiers les plus fragiles, en l’absence de budget mobilisable, le retour sur investissement est donc proportionnellement bien plus grand que le leur.

La liste Le Rassemblement n’enregistre pas de croissance de voix par rapport aux totaux cumulés de 2014 de la liste PS et de la liste « Puteaux Pour Vous », malgré le déplacement d’un bal de personnalités. Il ne totalise pas plus de voix que Nadine Jeanne en 2011, représentant uniquement le PS. Nous poursuivons notre action, dans le calme et la confiance. La voyoucratie n’amoindrira pas nos énergies.

En l’espace de 15 jours, nous avons fait un premier pas. En l’espace d’un an, nous accomplirons le grand.

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Marie Sophie Mozziconacci a convaincu Pierre Marchesseau de déplacer son centre de formation à Puteaux en cas de victoire aux élections municipales. Ouverture en Septembre  2015, création de 100 emplois prévus avant fin 2015, avec une demande d’une grosse société de placements hôteliers en CDI pour 1600 emplois non satisfaits en 2015 avec la création d’ un label que les directions des deux entités ont créé. Ces 1000 emplois seraient créés sur 3 ans. Par la suite un turnever de 1000 emplois par ans seraient créés dans la restauration et l’hôtellerie pour des placements en CDI dans le monde entier.

Nous avons le plaisir de vous informer du développement important du centre de formation IFOPP, situé au 9 avenue Alexandre Maistrasse à Rueil, qui forme des sans emplois, pour qu’ils puissent être utiles dans les différentes activités des métiers de la restauration en général. Avec l’arrivée de Pierre Marchesseau, ex double étoilé Michelin à sa tête, il permet grâce à un concept personnalisé de mettre ces jeunes en quelques mois, à un niveau minimum qui leur permettra d’obtenir un CDI après 4 mois de stage intensif.

Pierre Marchesseau assure qu’il ne veut pas travailler avec une ancienne mairesse dont l’élection a été remise en cause par le Conseil d’Etat » ainsi que toute son équipe pour des raisons très obscures. Cette femme s’occupait plus d’assurer sa réélection en dépensant l’argent des électrices et électeurs à tout va sans s’occuper comme il se devrait de la jeunesse putéolienne. En effet, Pierre Marchesseau avait demandé une audience privée, à la mairesse de Puteaux, il ne reçu aucune réponse et du exiler ses formations une partie à Versailles et l’autre à Rueil et je ne suis pas le seul nous a t’il dit.

Sa rencontre avec Marie-Sophie Mozziconacci a été déterminante..Elle a su convaincre Pierre Marchesseau de déplacer son centre en un seul lieu à Puteaux. Séduit par ses idées sociales, humaines, créatrices et offensives Pierre Marchesseau lui a donné son accord. Si elle est élue, son centre de formation agréé sera déplacé à Puteaux. En cas de non-élection, son transfert se ferait dans les Yvelines. Pierre Marchesseau étant putéolien, il préférerait en tous points que ce centre de formation agréé pour diverses raisons vienne à Puteaux.

Il comprendrait un centre de formation avec divers cours : cuisine, salle, pâtisserie, sommellerie, hôtellerie, informatique, comptabilité, langues, restaurant d’application pouvant recevoir du public et toutes les cuisines du monde y seront représentées…

L’apprentissage se ferait en multi-langues même en chinois. Cette école qui fonctionne déjà, doit continuer de vivre et de s’agrandir pour faire face à la demande toujours plus nombreuse. Tous les élèves qui sortiront de cette école, se verront offrir un CDI qui leur permettra de se bonifier auprès des entreprises qui les emploieront. Le centre les suivra avec un programme de formation continue en Elearning.

Mais ce centre aura son cycle grand public et chacun pourra y venir apprendre la cuisine selon son niveau et ses besoins comme de vrais chefs…Les enfants y auront leur place et la découverte des sensation sensorielles et les basses cuissons seront les bases de cette éducation.

Nous espérons sincèrement que cette jeune élue de 33 ans gagnera dans l’intérêt des jeunes putéoliens demandeurs d’emploi, quelque soit leur souche, leur origine, leur couleur de peau ou leur confession. « Notre objectif est de former des jeunes et que cette formation corresponde à ce que les entreprises recherchent. C’est notre rôle et nous espérons le faire à Puteaux avec Mademoiselle Mozziconacci » déclare-t-il.

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Suite à l’article diffamant du FIgaro, j’ai adressé un droit de réponse pour préciser que l’annulation de l’élection tient au fait que ma liste était parfaitement régulière, comme l’a constaté et écrit le Conseil d’Etat. Il suffit de se rapporter au jugement.

Seule la liste du Front National était irrégulière.

En revanche Madame Franchi qui ne se fait élire que sur le nom Ceccaldi, a bien soutenu cette manoeuvre et au Tribunal Administratif et au Conseil d’Etat.

Le journal Libération révélait qu’elle avait occupé un emploi fictif à la Mairie de Neuilly du temps où Nicolas Sarkozy était Maire. Si c’est cela la définition du terme Républicains, elle ne correspond pas à mes valeurs.

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En votant pour la liste « PUTEOLIENS», voici ce que vous gagnerez, concrètement par rapport à la gestion de l’équipe sortie, et non sortante :
Le 14 et 21 juin, votez pour Puteaux, votez Putéoliens!

Logement :
-Création de 500 nouveaux logements sociaux
-Politique d’accession à la propriété
-Convention de logements privés à loyer modéré, le propriétaire aura le versement de la différence avec le prix du marché garanti.

Jeunesse :
-Prise en charge intégrale du permis pour tout putéolien justifiant de trois ans de résidence.
-Prêt à taux zéro pour l’accession à la propriété (réservé aux primo-accédant)

Famille :
-Aide au financement de la cantine scolaire (jusqu’à 50%), sous condition de ressources
-Pour chaque naissance, la ville versera une allocation de bienvenue au monde de 1000 euros pour les foyers dont les ressources sont inférieures à 34 000 Euros par an.
-Aide à la garde d’enfant à domicile quelque soit le mode de garde choisi

Age noble
-Financement partiel ou total (en fonction des ressources)des prothèses auditives et dentaires.
-Mutuelle de santé municipale à tarif défiant toute concurrence
-Chèque cadeau valable chez tous les commerçants de Puteaux.
-Ouverture de la Marine de Caprone (Haute-Corse) entre avril et juin.
-Renforcement des activités du Club 102.
-Ouverture d’une structure d’accueil gratuite avec assistance de jour pour la garde des personnes en perte d’autonomie et pour les familles sont un membre souffre de démence ou d’Alzheimer.
-Revalorisation de l’allocation municipale pour les personnes âgées pour qu’aucune ne soit sous le seuil de
1 200 euros/mois.

Emploi/Entrepreneuriat
-Implantation d’une Haute Ecole de Gastronomie, et des métiers de la restauration, sous l’égide d’un chef doublement étoilé au Michelin, avec une création de 1000 emplois en CDI.
-Création d’une Maison des entrepreneurs, en lien avec les incubateurs de grandes écoles telle que l’ESSEC.

Culture
-Mener une vraie politique d’art et essai cinématographique, comme le cinéma le Méliès à Montreuil.
-Créer un festival de musique sur l’île de Puteaux

Education
-Aide au financement d’un séjour d’immersion linguistique pour tout putéolien.
-Ouverture d’une salle de révisions du lundi au dimanche, de 9H à 22H pour tous les étudiants
-Perpétuation de la gratuité des fournitures scolaires instaurée par Charles Ceccaldi.
-Bourses scolaires complémentaires pour tout jeune effectuant un mois de mission au service des plus isolés (personnes âgées, personnes en situation de handicap).

Sport
-Puteaux compte plusieurs champions de France dans leur catégorie. Mais ceux-ci rejoignent souvent d’autres clubs (Nanterre, Bastia), faute de moyens suffisants mis en oeuvre à Puteaux.
-Nous renforcerons les moyens des clubs, et mènerons une politique volontariste pour le rayonnement sportif de notre ville.

Protéger les employés municipaux face aux aléas de la vie
-Titularisation des nombreux vacataires qui vivent dans l’angoisse des lendemains
-Bien être au travail
-Adhésion à un comité d’ oeuvres sociales et politique de prévention du surendettement.

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MSM

MSM

 

Cher Putéoliens,

A ma demande, le Conseil d’Etat, plus haute juridiction française, a annulé l’intégralité des élections de mars 2014.

Il est bien important de comprendre la raison de l’annulation. Elle ne porte par sur la seule fraude du candidat FN, qui aurait UNIQUEMENT abouti à l’annulation du mandat de l’élu frontiste, mais sur le fait que cette manoeuvre a empêché une liste bien ancrée localement de se présenter. Conseillère municipale de 2008 à 2014, j’ai obtenu des résultats probants dans mon travail d’opposante, mais surtout je bénéficie du soutien franc de Charles Ceccaldi-Raynaud, donc le capital sympathie est très fort sur Puteaux.

C’est la raison pour laquelle Joelle Franchi-Ceccaldi s’est acharnée contre ma candidature tant au Tribunal Administratif, qu’au Conseil d’Etat et s’est bien gardée de préciser la véritable raison de l’annulation dans sa communication.

Apolitique, notre liste porte une vision d’innovation sociale et un fort renouvellement générationnel, puisque la moyenne d’âge de la liste est de 35 ans. Contrairement à l’annonce de Monsieur Grébert, la liste n’est pas à droite, pas plus qu’elle n’est à gauche. Elle est citoyenne, et porteuse d’un élan social.

La justice est la valeur cardinale de la campagne express de la liste « putéoliens ». Qu’il s’agisse de l’égalité des chances ou de la justice dans les attributions.

Les putéoliens ont tout à gagner à changer de majorité. Ils ne perdront aucun acquis, puisque ceux auxquels ils tiennent ont été instaurés par Charles Ceccaldi, et verront leur pouvoir d’achat renforcé par une gestion audacieuse et un volontarisme avéré.

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Chers Putéoliens,

Les élections municipales de Puteaux ont été annulées, à ma demande, par le Conseil d’ Etat. En effet, en mars 2014, la liste que je conduisais « Nous, citoyens de Puteaux », n’a pu être enregistrée en Préfecture, du fait d’une manoeuvre frauduleuse du Front National, ayant placé à son insu un de mes colistiers sur sa liste.
Le Conseil d’ Etat a estimé que notre liste,  aurait obtenu un score significatif. L’élection de Mars 2014 ayant été frappée d’irrégularité, une nouvelle élection sera organisée dans les trois mois, les dates devant être validées par le Ministère de l’Intérieur.

L’acharnement que Madame Ceccaldi-Franchi a mis à occulter la manoeuvre du FN durant cette année de procédure, tant au Tribunal Administratif, qu’ au Conseil d’ Etat devrait interpeler chaque citoyen, ces deux juridictions ayant reconnu l’irrégularité du scrutin. Quel élu authentiquement républicain irait protester contre la tenue d’une élection régulière?

Stéphane Vazia, PS, que je remercie personnellement, fut le seul élu, à soutenir ma demande d’une élection régulière.

Les électeurs reconnaîtront le discernement des uns, et l’aveuglement des autres.

Nul ne peut confisquer aux électeurs un scrutin sincère. Nul n’est au-dessus des lois. Nul n’est exclu du droit.

La plus haute juridiction l’a confirmé ce jour.

Je remercie sincèrement mes avocats François Videau et Vincent Delaporte, que j’avais choisis pour leur efficacité en droit électoral.

Ils en parlent :

Le Nouvel Observateur : http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20150511.OBS8736/pourquoi-les-municipales-a-clichy-asnieres-et-puteaux-ont-ete-annulees.html

Libération :

http://www.liberation.fr/politiques/2015/05/11/trois-elections-municipales-annulees-par-le-conseil-d-etat_1306604

Les échos :

http://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/02160777451-hauts-de-seine-les-elections-municipales-de-clichy-asnieres-et-puteaux-annulees-1118445.php

Europe 1

http://www.europe1.fr/politique/clichy-asnieres-puteaux-le-conseil-detat-annule-trois-elections-municipales-dans-les-hauts-de-seine-940430

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De multiples fois condamné en diffamation, ce pauvre Monsieur Grébert, dont on n’a jamais réellement compris, au vu de ses formulations floues, s’il avait été apte à valider son DEUG de sociologie, s’en prend au livre et à l’honneur de Charles Ceccaldi, de façon totalement impulsive et sans aucun élément de preuve.

Monsieur Grébert ignore sans doute que Sadek SELLAM est un des plus grands spécialistes de la question, comme il ignore sans doute que le 18 février dernier, a été applaudi en Algérie, lors de la journée des Martyrs, le film des descendants de Kacem ZEDDOUR dans lequel intervient Charles Ceccaldi.

Monsieur Grébert se réfère aux propos de Monsieur AUSSARESSES qui ont été contredits par des preuves matérielles, comme il se référait à la version du FN, lors des dernières municipales de Puteaux, malgré le jugement du TA.

Monsieur Grébert s’est d’ailleurs bien gardé de préciser à ses lecteurs que si le TA n’avait pas annulé l’intégralité des élections de 2014, c’est uniquement à cause de son score insignifiant dans les urnes (9% des inscrits) puisque la liste conduite par M. Grébert est arrivée loin derrière la liste majoritaire, et en aucun cas du fait de l’absence de gravité de l’irrégularité constatée, comme il l’a honteusement laissé entendre.

C’est pourquoi le Conseil d’Etat doit également se prononcer.

Dois-je être empêchée de conduire une liste à cause de l’incapacité de M. Grébert à recueillir une quantité suffisante de suffrages sur la sienne?

Peu importe à M. Grébert, submergé par la haine, la vérité historique. Seule la lapidation numérique lui importe, lui qui se qualifie de « catholique pratiquant » est toujours le premier quand il s’agit de jeter des pierres. Toujours le dernier quand il s’agit de publier des droits de réponse (Madame Hardy en garde le souvenir), en vertu de l’application du droit, ou de faire état de ses condamnations quand il en quête le montant.

Les algériens connaissent HEUREUSEMENT mieux leur histoire que le blogueur de Puteaux qui n’a que son ressentiment à partager, après 3 défaites consécutives.

Il est vrai qu’à  âge égal M. Ceccaldi était déjà Maire de Puteaux, Commissaire de police, Docteur en Droit et énarque, avocat pénaliste…Non omnes possumus omnia.

Monsieur Grébert n’a pas l’étoffe d’un Nicolas BEAU, journaliste d’investigation. On comprend sa désolation sur ce point. On la partage, même.

http://mondafrique.com/lire/societe/2015/02/24/lorsque-le-commissaire-ceccaldi-raynaud-denoncait-la-torture-en-algerie

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MSMCCRPhoto non reproductible, non cessible.

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Dans un article construit, Madame Keszey propose de légiférer sur le népotisme triomphant.

Il faut entendre le népotisme en son sens élargi, celui de la cooptation.

Dans notre société, où près de 80% des emplois sont le fait d’une cooptation, par quel moyen peut-on, de façon certaine, départir le mérite individuel de la force de l’entourage ou du réseau?

Le fils du médecin a-t-il moins de mérite à devenir lui-même médecin que le fils de l’ouvrier, ou l’obtention du titre vaut-elle « quitus » aux yeux des contempteurs de la filiation?

La transposition est-elle possible en politique, où, par définition, aucun titre ou concours autre que le suffrage universel n’est à l’oeuvre?

Peut-on légiférer pour restreindre ou contenir le népotisme et la tradition avérée du Dauphin en politique?

A l’échelon d’une Mairie, un encadrement peut être rendu possible par une réforme souhaitable. Je m’étonne qu’elle ne soit pas suggérée par une proposition de loi, voire un projet de loi. Elle consisterait, lors de la démission d’un Maire, à organiser une élection partielle. De ce fait il ne serait plus possible d’organiser une passation de pouvoir qui résulterait du simple adoubement, en interne, d’un dauphin par une majorité acquise.

Pourquoi? Tout simplement parce que la prise de risque, celle du gain du suffrage universel,  doit être inextricablement liée à l’honneur de la fonction de Maire d’une part, d’autre part parce que la gestion d’une ville implique la complète adhésion entre la personne du Maire et la population.

Imposer une partielle d’office, en cas de démission d’un Maire, et non simplement lorsque l’ensemble du Conseil Municipal décide de démissionner,  éviterait en outre de donner un avantage qui romprait l’égalité entre les candidats entre un Dauphin « aux manettes » en interim, et ceux qui prennent le risque de mener en leur nom une liste.

Centrer le débat sur la simple filiation comme le fait le blogueur réprouvé du suffrage universel, c’est biaiser un débat, et lui ôter toute résolution en termes d’égalité des chances et de prise de risque.

En effet, si l’on peut  légitimement fustiger l’absence de renouvellement en politique, il n’en reste pas moins que notre société est fondée sur les individualités et l’égalité entre les individus. L’égalité républicaine voudrait qu’un individu ne nuise pas à l’équité entre les candidats en étant imposé. Mais cette même égalité républicaine impose qu’un candidat ne soit pas disqualifié d’office par ce qui ne dépend pas de lui, à savoir une filiation.

On se souvient d’un cas emblématique d’un Ministre qui avait tenté d’évincer une conseillère qui avait pour tort d’être la petite fille de Papon, tout en ayant les compétences objectivement mesurables pour sa fonction. Le Ministre craignant un amalgame dans la presse, lié à la filiation, était prêt à bannir un individu.

Concernant la gestion d’une Mairie, les hommages unanimes à Dominique Baudis, rappellent qu’on ne peut enfermer un individu et son mérite personnel dans sa filiation. Dominique Baudis a sans doute été le Maire auquel les toulousains ont eu le plus grand attachement affectif, et le fait qu’il soit le fils du précédent Maire n’a rien ôté à ses qualités, de tous reconnues.

Le débat, pour être efficace, doit donc être centré sur l’égalité entre les candidats et la prévenance de la cooptation.

La cooptation va au-delà de la filiation. Notre blogueur local, qui doit son investiture MODEM à ses amitiés particulières ne saurait le nier.

Les putéoliens ont bien perçu que derrière l’apparent acharnement de Madame Cancelloni à dénoncer le népotisme, il y avait une volonté expiatoire, celle d’effacer sa cooptation personnelle, du temps de Denis Badré, ou ses moyens matériels acquis à la faveur d’un mariage, et non du simple travail individuel.

Les mignons, favorites, ou amis de toujours, les « fils spirituels », cooptés par tel ou tel, sont moins identifiables que les enfants.

Mesurer la part de grâce et celle du mérite dans l’ascension de tel ou tel n’est pas aisé.

Il appartient à la République de garantir l’égalité de considération entre les individus. Il nous appartient de faire évoluer les encadrements pour éviter le jeu de chaises musicales en République.

Il est de notre devoir, enfin, d’apporter des solutions concrètes à la réalité de notre société qui vante une société du titre entendu comme diplôme, et pratique une société du réseau.

Loin du traitement caricatural de quelques uns, qui ne voient que leur petit intérêt local, la question de la cooptation en République, appelle une réflexion de fond.

 

 

 

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Le principal enseignement de ce scrutin est qu’en l’absence de liste soutenue par Charles Ceccaldi-Raynaud, l’actuelle majorité n’est pas même confrontée à un second tour. Les candidats en lice n’ont pas su le provoquer, faute d’avoir su créer une adhésion suffisante ou d’avoir tout simplement une envergure.

Oui, les putéoliens sont attachés à un patronyme. Oui, les putéoliens sont attachés à une histoire. Oui, les putéoliens ont un lien affectif avec une personne.

Grébert et Cancelloni ne sont pas Caleb et Josué. Ils n’ont pas eu la juste vision de la terre promise. Ils n’ont pas eu de vision. Ils n’avaient que des vues.

Les stériles gesticulations de Grébert/Cancelloni n’y ont rien changé. Leur goût assidu de la polémique ou du dénigrement ont provoqué une défiance de la population. Puteaux n’est pas Neuilly, et Cancelloni l’héritière par choix, n’a rien de commun avec Fromantin l’entrepreneur.

Violant les règles les plus élémentaires en République, Grébert et Cancelloni sont allés se réjouir de l’absence de la liste Nous, Citoyens de Puteaux victime d’une fraude. Par leur réjouissance, ils se rendent moralement complices d’une fraude, que tout républicain aurait décemment condamnée.

L’ironie du sort est que c’est précisément cette absence, qui les a privés d’un second tour et démontre aux électeurs qu’ils ne représentent aucune menace électorale face à l’actuelle Mairesse.

L’autre enseignement de ce scrutin est que les électeurs ne se laissent pas impressionner par une communication vide de sens. Madame Cancelloni n’a pas lésiné sur les moyens de communication, elle a inondé l’intégralité de la ville, mentant tantôt par omission, tantôt par délit de fausse qualité sur sa propagande.  Constatant son absence totale de résultats en 6 ans, les putéoliens ont majoritairement eu la lucidité d’écarter sa liste. Dénoncer une dynastie dont on a été la courtisane en titre, est sans cohérence. Parler de renouvellement quand on erre depuis 32 ans dans le « système » est un non-sens…

Les socialistes paient le tribu de l’abstention différentielle, et probablement leur absence de critique et de différenciation vis à vis des autres listes en présence. A trop penser aux alliances de second tour, ils en avaient omis la nécessité de se différencier, pour passer le premier. Leur travail de terrain doit néanmoins être souligné. Et je trouverais regrettable qu’une élue impartiale comme Madame Hardy ne siège pas.

Quant au FN, j’ y reviendrai plus longuement la semaine prochaine, mais nous ne sommes pas à l’abri de rebondissements.

Félicitations toutefois aux élus dans leur ensemble, et aux nouveaux entrants en particulier. Qu’ils aient à coeur de servir les putéoliens.

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Chers putéoliens

Une manoeuvre frauduleuse dont nous avons été victimes ne nous a pas permis de nous présenter à vos suffrages.

Un de nos colistiers a été inscrit contre son gré sur une autre liste. Cette autre liste ayant été déposée quelques heures avant la nôtre, le Préfet l’a enregistrée ce qui ne lui permettait plus d’enregistrer la nôtre au motif que « Nul ne peut être inscrit sur plus d’une liste ».

Le colistier floué a déposé plainte. A aucun moment il n’a donné son consentement pour figurer sur une autre liste.

Les élections seront manifestement annulées, et nous pourrons être candidats à vos suffrages dans le cadre d’une élection partielle dans quelques mois.

Nous tenions à vous informer de ce fait. A titre personnel nous voterons blanc, ou nous nous  abstiendrons tout comme le Maire Honoraire Charles Ceccaldi-Raynaud. 

Chaque électeur est libre de décider s’il souhaite participer à un scrutin entaché de manoeuvre frauduleuse.

Nous nous abstiendrons puisqu’ aucun candidat d’opposition ne donne de garantie en termes d’égalité de traitement.

Monsieur Grébert et  Madame Cancelloni ont été condamnés et reproduisent tout ce qu’ils dénoncent (censure, ostracisme, diffamation).

Ces candidats n’incarnent ni le renouveau, ni la transparence. Ils n’ont obtenu aucun résultat en 6 ans d’opposition.

Madame Cancelloni était déjà élue il y a 31 ans soit avant ma naissance!

Quant à Stéphane Vazia, le candidat socialiste, il ira à la soupe, comme il l’a confirmé ce 12 mars au matin. Il combattra des héritiers en s’alliant à une héritière, il combattra la politique en famille en couple. Il combattra la censure en s’alliant aux censeurs.  Il défendra la charte anticor en adoptant le plus grand silence lorsque la corruption touche un élu socialiste. C’est pourquoi le FDG a refusé de soutenir le PS.

Notons qu’en leur grande majorité ces candidats sont coupés de la vie active :  Retraités ou héritiers. Est-ce le signe d’une démocratie qui fonctionne?

Dans ces conditions, les électeurs sont privés de la seule liste qui leur proposait des garanties en termes de transparence et d’égalité de traitement, la liste Nous, Citoyens de Puteaux.

Nous avons su créer, avec votre implication, un formidable élan auprès de la jeunesse, des employés municipaux, ou de tous ceux qui souhaitent une autre façon de faire de la politique. Cet élan se poursuit.

Nous vous invitons à suivre nos actualités sur notre page facebook https://www.facebook.com/NousCitoyensdePuteaux ou à nous contacter pour bâtir ensemble la victoire de l’élection partielle souhaitée msm.akropolis@gmail.com

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A plusieurs reprises j’ai dû faire intervenir la Préfecture pour faire appliquer le droit à Puteaux, et plus encore en cette période électorale.

Le service élection de la Mairie est tenu de délivrer les attestations d’inscription sur la liste électorale dans un délai de 24 heures.

Après avoir inventé des formalités légalement inexistantes, comme le fait que les colistiers auraient dû venir en personne retirer leurs attestations, ou que la production d’une pièce d’identité serait obligatoire pour chaque colistier, le service élection trouve une « maintenance » qui ne permettrait pas de délivrer les attestations dans les temps règlementaires.

Dans ce même laps de temps, en toute illégalité, le Maire appelle des colistiers, ce qui constitue un délit.

C’est pourquoi j’ai signalé ces irrégularités à la Préfecture et au Procureur suite aux témoignages de plusieurs personnes approchées de façon irrégulière.

Le Président du club de karaté a été convoqué par le Maire, lundi 03 mars…au motif qu’il est présent sur ma liste.

Sommes-nous en démocratie?

En quoi un responsable associatif aurait il des comptes à rendre à un Maire sur ses convictions?

En quoi un Maire peut-il enfreindre le droit et se permettre de contacter les colistiers d’autres listes en retardant l’impression des attestations?

Que craint le Maire de Puteaux?

MAJ 03/03 J’ai mandaté un huissier qui a dressé constat des incohérences de la Mairie qui persistait à demander des cartes d’identité, alors que la Préfecture est intervenue à plusieurs reprises pour dire et écrire qu’elles n’étaient pas nécessaires. Mieux, il a pu constater l’absence de diligence des services de la Mairie qui préféraient jouer la montre qu’avancer des arguments valides. Voir la réponse de la Préfecture ci-dessous, tout en sachant que la Préfecture avait déjà spécifié cette vision le 04 février dernier. La Mairie ne peut donc que savoir que les cartes d’identité ne sont pas nécessaires.

Madame,

Aucune disposition législative ou réglementaire ne s’oppose à ce qu’un candidat sollicite par courrier auprès du maire une attestation d’inscription sur une liste électorale. Cette demande doit toutefois être accompagnée d’un titre d’identité susceptible de prouver l’identité du demandeur. Il semble conseillé d’effectuer une telle demande par courrier recommandé afin de pouvoir formaliser et prouver son existence.

De même, aucune disposition ne s’oppose à ce qu’un mandataire effectue la demande d’attestation au nom d’un ou plusieurs candidats. Dans ce cas, il devra présenter un mandat ainsi qu’une pièce justifiant de son identité. Il n’a pas en revanche obligation de fournir la pièce d’identité du candidat ou des candidats qu’il représente ou copie de celle-ci. Dans le cas où un mandataire retire ces attestations pour plusieurs candidats, il doit présenter un mandat de chacun d’entre eux ou un mandat collectif signé par l’ensemble des candidats.

*Pour les communes de 1 000 habitants et plus, la déclaration individuelle de candidature contenant un mandat donné au responsable de liste lui confiant  » /le soin de faire toutes déclarations et démarches utiles à l’enregistrement de cette liste / » vaut mandat au responsable de liste pour recueillir l’attestation d’inscription sur la liste électorale de ce candidat. L’attestation peut être également recueillie par un mandataire qui ne serait pas responsable de liste, sous réserve qu’il soit dûment mandaté par l’ensemble des candidats. Il serait alors seul soumis à l’obligation de fournir une carte d’identité.

A l’appui des documents mentionnés ci-dessus (originaux signés par chaque candidat), les attestations d’inscription sur les listes électorales seront délivrées par la mairie au responsable de liste ou au mandataire dûment désigné.

Je reste à votre disposition pour toute demande complémentaire.

Cordialement

 Jérôme BOUVERET
 Chef du bureau des élections et des libertés publiques
 Direction de la réglementation et de l’environnement
 167/177 avenue Joliot Curie – 92013 Nanterre Cedex
 

 

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Je vous invite à lire la tribune parue dans Libération de Nous Citoyens, que nous représentons sur Puteaux, relative à une aide simplifiée pour les exclus :

http://www.liberation.fr/societe/2014/02/09/une-aide-simplifiee-pour-les-exclus_978933

A Puteaux, nous portons une attention particulière aux plus fragiles, et souhaitons également favoriser l’autonomie de ces personnes.

Nous aimons notre ville dans sa diversité, mais c’est parce que l’égalité de considération est un principe républicain essentiel, que nous aurons comme premier objectif de la garantir.

Nos propositions seront à votre disposition à compter du 28 février, comme la composition de notre liste.

 

 

 

 

 

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Denis Payre signe une tribune sur le chômage dans le journal Les Echos.

Voir l’article sur le site Les Echos.

Les chiffres sont tombés, 177.800 demandeurs d’emploi de plus en 2013, une hausse de 5,7 %. Nous avons donc 5,2 millions de chômeurs dans les trois catégories, un record. Plus inquiétant encore, les chômeurs de longue durée, inscrits depuis plus d’un an, sont désormais plus de 2 millions, un doublement en cinq ans ! Or, plus on est éloigné de l’emploi, et plus l’employabilité baisse. La hausse du nombre de chômeurs en fin de droits, plus 13 % en un an, vient couronner le tout.

Ces chiffres sont choquants dans l’absolu, mais ils sont surtout scandaleux dans un pays comme la France. Notre pays a en effet tout pour retrouver le plein-emploi grâce au talent des Français qui peut s’exprimer dans tous les secteurs industriels. Nos concitoyens ont une capacité d’engagement exceptionnelle, une créativité hors du commun et une formidable capacité à maîtriser la complexité. Nous avons de plus la chance d’avoir en héritage la « marque France », qui fait rêver le monde entier, et notamment les classes moyennes, qui ont maintenant la possibilité de s’acheter un morceau de France dans de nombreux grands pays comme la Chine, le Brésil ou la Russie. L’Autriche ou la Suisse, avec des niveaux de protection sociale élevés, une tradition d’innovation souvent moins grande, et sans avoir une marque aussi forte que la nôtre, ont réussi à retrouver le plein-emploi.

Pourquoi pas nous ?

Ce potentiel est gâché car notre classe politique, à droite comme à gauche, est dominée par des personnes qui ne connaissent pas l’entreprise, où se créent les emplois marchands dont nous avons tant besoin. Elle est constituée principalement de politiques de carrière déconnectés de la vraie vie et de fonctionnaires, souvent de qualité, mais méconnaissant tout des mécanismes de création d’emploi. Du fait de la professionnalisation de la vie politique, nos dirigeants ne sont plus depuis longtemps dans une logique de mission au service de l’intérêt général. Ce cumul de méconnaissance de l’entreprise et de démission devant la difficulté de réformer notre pays nous a conduits au chômage de masse et à un très haut niveau de précarité.

Or, les verrous à la création d’emploi sont tous parfaitement connus des professionnels de l’entreprise. Le poids des charges en particulier, qui fait que les entreprises françaises sont les moins rentables d’Europe et n’ont pas les moyens d’investir pour rester compétitives. Les récentes annonces d’allégement par le président de la République vont dans le bon sens, mais elles sont encore très timides, non financées et non corrélées à des créations d’emplois. L’avalanche administrative tue également l’initiative et la fiscalité du dirigeant décourage l’effort additionnel. Le droit du travail est quant à lui trop rigide et décourage l’embauche : il crée une France à deux vitesses avec, d’un côté, les bénéficiaires de CDI protégés et, de l’autre, les « précaires », les jeunes notamment, qui vont de stage en CDD.

Dernier levier majeur : le financement de l’innovation et de la création de ces ETI qui nous font tant défaut. En France, il repose quasi exclusivement sur la BPI, donc l’Etat, au lieu de s’appuyer sur la société civile, comme en Angleterre. Les Anglais ont mis en place des mécanismes incitatifs fiscalement pour favoriser l’investissement privé dans l’innovation. Résultats : dix fois plus de « business angels » qu’en France, trois fois plus d’ETI et un chômage qui fond à vue d’oeil ! Le Trésor britannique a compris que l’argent qui sort par la porte (incitation fiscale) va revenir par la fenêtre, car une entreprise qui bénéficie d’un investissement va générer des rentrées fiscales et sociales pour l’Etat et elle va créer des emplois !

Nos dirigeants préfèrent faire de la démagogie plutôt qu’un travail de pédagogie difficile mais nécessaire à la mise en oeuvre de réformes difficiles. Nous Citoyens a décidé de faire l’inverse. Nous avons l’expertise et la crédibilité sur ces sujets, nous ne sommes pas des professionnels de la politique, cela fait toute la différence.

Denis Payre

Denis Payre est président de Nous Citoyens

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Marché 26

Proches de vos préoccupations, nous finalisons nos propositions pour l’amélioration de votre quotidien, et le réveil de notre surdouée qui s’ignore, à savoir Puteaux.

D’origines culturelles et sociales très diverses, notre union est ancrée sur des valeurs claires : Proximité, partage, efficacité.

Contact : msm.akropolis@gmail.com

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