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Posts Tagged ‘christophe grébert’

Le Parisien n’est pas le Monde. Quand le Monde analyse le « coût d’acquisition » comme toute mesure de performance, le Parisien ne divulgue que des informations partielles. Son récent rachat n’y est sans doute pas sans influence.

Tout d’abord, il omet volontairement de préciser que l’annulation a été obtenue, suite à la présence irrégulière d’une liste FN, à ma requête. Le scrutin de 2014 était tout simplement irrégulier.

Le candidat du Front National, dont l’élection irrégulière a provoqué ce nouveau scrutin, à ma demande, a quant à lui consacré un coût d’acquisition de 4, 6 Euros par électeur. Le FN a donc dépensé bien plus que le Maire en place, et néanmoins perdu son siège, ce que le Parisien se garde bien de préciser.
Quant à ma liste, elle a présenté un coût d’acquisition de 2 Euros par électeur acquis et 0, 03 centimes par inscrit, soit le plus performant, et un budget global de 1 075 Euros.

Une approche qui ne prendrait en considération que les pourcentages de répartition des votes aboutit à une illusion d’optique.
Ainsi un candidat peut voir son score augmenter de 5% d’un scrutin à un autre, tout en perdant dans les faits des milliers de voix, c’est pourquoi une analyse par nombre de voix est plus significative pour mesurer la croissance ou décroissance d’un score entre deux scrutins.
Madame le Maire ne s’y est pas trompée dans son artifice destiné à présenter comme une progression, la perte de près de 2000 voix en l’espace d’un an.
En 2014, Madame le Maire remportait 10 729 voix. En 2015, le total des voix est de 8 870, soit 1 859 voix perdues en 12 mois. Cette perte n’est pas corrélée au budget de communication. Sans surprise, Madame le Maire est celle qui a le budget global le plus élevé, et l’on sait que certaines manifestations n’ont pas été incluses dans lesdits comptes.
Elue pour la première fois à l’âge de 55 ans sans mener de liste, Madame le Maire aujourd’hui âgée de 65 ans, dépense toujours plus, pour récolter moins.
Concernant les listes d’opposition, attachons-nous aux faits :
Christophe Grébert, pourtant candidat pour la 4e fois consécutive dans cette ville, est l’opposant qui enregistre la plus mauvaise performance en termes de coût d’acquisition. Celui-ci se mesure en rapportant le montant investi au nombre de voix effectivement acquis.
Avec un budget de 26 463 Euros, ce dernier a un coût d’acquisition de 7, 77 Euros par électeur. On ne lui fera pas l’offense d’écrire qu’il pratique le clientélisme, en dépensant tant par électeur, on constatera simplement ce ratio factuel. Sur la base de ce coût acquisition unitaire de 7, 77 Euros et avec 1 075 Euros, il aurait totalisé 139 voix.

A rebours, avec 26 463 Euros, et un taux d’acquisition de 2 Euros, la liste Putéoliens aurait dépassé les 10 000 suffrages et aurait donc remporté la Mairie au Premier tour!

Monsieur Hautbourg, présente quant à lui un coût d’acquisition de 7, 43 euros par électeur, avec un total de 1 082 voix. Il n’avait jamais mené de liste précédemment. Il avait le soutien du Député de la circonscription, présent sur ses affiches.

Cette analyse de la performance suffit également à balayer les communiqués AFP de quelques contempteurs qui, au lieu de souligner l’élimination du candidat FN irrégulièrement élu en 2014, ont préféré manipuler partiellement des données.

Seules 3000 voix séparent les totaux de l’opposition et le score de Madame le Maire, avec 16 008 inscrits qui se sont abstenus. En 12 mois, Madame le Maire perd près de 2000 voix, en 4 ans, cette érosion ne peut que se confirmer.
L’analyse de la performance en fonction du coût d’acquisition a été faite par le décodeur du Monde pour la primaire des candidats républicains dans l’IOWA.

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/02/02/primaires-americaines-l-argent-fait-il-le-succes-des-candidats-republicains_4858066_4355770.html

Et sur Puteaux, qu’en conclure?

Nous pourrons aisément déployer plus de moyens en temps voulu, au vu de la performance de notre coût d’acquisition.

Madame Ceccaldi-Franchi,  âgée de 70 ans au prochain scrutin,  pourra plus difficilement remonter le temps et appartenir à la nouvelle génération et moins encore incarner la compétence attendue avec une évolution des usages qui la dépasse déjà.

Par honneur, nous avons refusé un scrutin irrégulier, nous avons refusé les tentatives d’approche  des chambellans LR après les conclusions du Rapporteur Public et avant la confirmation du jugement en notre faveur, nous avons persévéré malgré les pressions odieuses.

Le triomphe sans gloire de Madame le Maire consiste à avoir dépensé 32 fois le budget d’une liste majoritairement composée de jeunes âgés de 18 à 25 ans qu’elle a calomniée tant et plus, pour au final appliquer l’une de ses propositions phare.

La liste Putéoliens a dépensé 1 075 Euros, et la liste de la majorité 32 560 Euros, pour ce qui a bien voulu être déclaré…Le banquet des personnes âgées lors duquel a été annoncé la date du scrutin, avant même que le Préfet ne la rende publique, et lors duquel des milliers personnes âgées ont été appelées à voter en sa faveur, n’a probablement pas été inclus.

L’ exploit de Madame le Maire se résume à avoir perdu 1 859 électeurs en 12 mois, avec le soutien d’un ancien président de la République qu’elle semble avoir entraîné dans sa chute, au vu des sondages qui se succèdent.

En cette année de miséricorde, secouons la poussière de nos sandales, et pardonnons leur de bon coeur.

L’avenir est ouvert.

Les Putéoliens ne tarderont pas à constater que le changement des pratiques, et la nécessité d’une vision priment.

 

 

 

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Quel point commun peut-on souligner entre Joëlle Franchi-Ceccaldi, qui a jugé bon de modifier son nom pour se faire élire, et Christophe Grébert, qui s’intronise meilleur opposant de celle-ci, sans néanmoins avoir fait aboutir un seul dossier en 7 ans?

Une faculté de désinformation, et une usurpation constante du travail ou des initiatives des autres et une chute réelle de popularité. Madame Franchi-Ceccaldi a perdu 2000 voix en un an. Ce fait est incontestable.

Monsieur Grébert qui ne pouvait se prévaloir du soutien du PS, les instances départementales n’ayant procédé à aucune investiture, enregistre une régression malgré ses agitations.

L’un comme l’autre espéraient, par leur désinformation putride,  tuer dans l’oeuf une initiative de la jeunesse putéolienne. Mais cette jeunesse n’a cure de leurs suggestions. Elle est persévérante et ne se laisse nullement impressionner par un veau d’or.

1-La désinformation

Prenons la désinformation. Monsieur Grébert n’a cessé de dénigrer mes recours en annulation, en allant jusqu’à écrire que j’aurais fait des fautes dans le dépôt de ma liste en 2014, et en présentant systématiquement ma liste comme étant celle d’une autre personne. Le Tribunal Administratif, comme le Conseil d’Etat ont l’un et l’autre conclu à l’irrégularité de la liste FN. Ma liste était parfaitement régulière, mon colistier n’ayant jamais signé le formulaire du FN, comme une expertise en signatures, l’a confirmé.

Malgré le premier jugement du Tribunal Administratif, Monsieur Grébert a continué dans sa mauvaise foi perverse. Il a fallu attendre les conclusions du rapporteur public du Conseil d’Etat pour qu’il modifie sa version des faits, et laisse entendre qu’il aurait été « du bon côté ». Il convient ici de rappeler que seul Stéphane Vazia, ancien élu PS, a porté son concours à l’aboutissement de ma requête en annulation. Le seul à défendre la tenue d’un scrutin régulier, ce fut lui. Prenons symétriquement le cas de Madame Joelle Franchi-Ceccaldi.

Celle-ci a attendu l’annulation de son élection irrégulière pour condamner les manoeuvres du FN, après avoir soutenu par écrit, au tribunal administratif, comme au Conseil d’Etat que la liste du FN était parfaitement régulière et sans jamais s’étendre sur la négligence de ses services qui ont fourni le même jour à la même heure, la même attestation à deux listes différentes sans émettre la moindre réserve. Les mensonges éhontés et la volonté de dénigrement de Monsieur Grébert et Madame Franchi-Ceccaldi sont symétriquement identiques sur ce point.

Que dire de Madame Franchi-Ceccaldi qui selon le Canard Enchaîné, s’était inventé un grand-père carthaginois pour justifier 5, 5 millions d’Euros non déclarés? Que son imagination est débordante ou que son sentiment d’impunité est unique? Une femme qui ment ainsi à un juge d’instruction peut-elle ne pas mentir aux électeurs?

2/ L’usurpation

Prenons l’annulation du règlement intérieur. Là encore, la présentation de Monsieur Grébert est totalement fantaisiste. A aucun moment il n’a saisi le Tribunal Administratif des irrégularités du Règlement Intérieur. Seuls deux conseillers l’ont fait. Chronologiquement je fus la première, suivie un an après par Stéphane Vazia.

Dans sa présentation des faits, Monsieur Grébert s’arrange pour laisser entendre que cette annulation est de son fait. Le jugement cite pourtant le nom de M.Vazia et non celui de M. Grébert.

Monsieur Grébert fait beaucoup de bruit autour des résultats des autres, pour laisser entendre qu’il en est à la source. C’est la mouche du coche. Madame Franchi-Ceccaldi quant à elle, s’attribue des « idées » ou « mesures » qui n’émanent en aucun cas de sa personne ou de son équipe. Elle s’est même attribuée la profession de notaire, qu’elle n’a jamais exercée.

Prenons l’installation du Conseil des Sages, initiative de la liste Puteaux en Mouvement en 2014, présentée sans vergogne dans son courrier  aux personnes âgées comme sa propre initiative par Madame Franchi-Ceccaldi.

Prenons le Street Art, mesure présentée uniquement dans le programme de la liste Union Républicaine pour Puteaux de Charles Ceccaldi, ou la piétonistation de la rue Jean Jaurès, usurpée à la fois par Monsieur Grébert et Madame Franchi-Ceccaldi et émanant, toujours, de la liste « Union Républicaine pour Puteaux ».

Prenons la mutuelle municipale que je fus la seule à proposer, dès 2014, et à nouveau en 2015. Et la liste serait bien longue. Nous initions, elle usurpe.

3/ Le détournement de suffrages

Par leurs rumeurs, Monsieur Grébert, comme Madame Franchi-Ceccaldi colportent des allégations portant atteinte à l’honneur d’autres candidats.

La liste que j’ai audacieusement conduite était composée à 50% de jeunes de moins de 25 ans, dont les parents sont de nationalité étrangère, qui ne sont aucunement représentés dans la majorité. Le benjamin de la liste a eu 18 ans cette année.

La liste putéoliens incarnait l’innovation sociale. Elle n’a pas pu déployer les moyens de communication suffisants pour diffuser ce programme, et expliquer la cause réelle de l’annulation, travestie par les usurpateurs. Elle n’a pu contrer la désinformation inepte dans les dernières heures de la campagne.

Ce fait, les électeurs le comprennent d’ eux-mêmes, et cela ne présage aucunement de l’avenir.

Nous sommes fiers de ce premier pas dans les circonstances données.

Ceux qui n’ont rien conquis n’ont eu ni échec, ni victoire. Ils ont été placés. Un temps. Les autres ont conquis, pas à pas.

L’éclat éphémère d’un veau d’or

Rien ne nous aura été épargné : menaces, calomnie, vol de tracts, tentatives d’achat de certains colistiers…

Les délits sont nombreux, si nombreux qu’ils ne sont pas tous cités ici.

Que Madame Franchi-Ceccaldi, aujourd’hui 65 ans,  qui dût attendre plus de 55 ans pour assurer la gestion en intérim de la ville de Puteaux après le vote à main levée de 35 personnes, suite aux problèmes de santé de son prédécesseur, sans lequel elle ne serait rien à ce jour,  pas même conseillère municipale, ne comprenne pas la prise de risque de jeunes audacieux peut se concevoir.

Que Madame Franchi-Ceccaldi n’ait à son actif que la désinformation pour maintenir 28% des inscrits à sa solde confirme une réelle fragilité. La réalité, c’est que 70% des inscrits ne votent pas en sa faveur. Moins d’un électeur inscrit sur trois (1/3) soutient sa politique.

Que Monsieur Grébert conforte Madame Franchi-Ceccaldi par son incapacité à faire aboutir les dossiers est un constat factuel. Il n’a pas même été en capacité de faire reloger sa colistière expulsée. C’est une autre liste qui s’en est chargée. Celle-là même qu’il met tant d’ardeur à dénigrer. Lui s’est contenté de la prendre en photo avec ses cartons pour qu’on parle de lui dans le Parisien. Inversement, j’ai permis le relogement de plusieurs familles, que les services de la Mairie laissaient sans solution malgré leur détresse. 

Persévérer dans la recherche de la justice

J’ai obtenu une annulation à laquelle aucun des candidats ne croyait,  pour permettre à une partie de la population, non représentée, d’avoir une liste, et tout simplement montrer que cette majorité n’est pas au dessus du droit.

La République, c’est aussi l’égalité de traitement devant la justice. En ce sens, avoir dénigré cette annulation, c’est avoir non seulement porté atteinte à l’honneur de l’institution judiciaire, mais également au principe fondateur d’égalité.

Les mois prochains confirmeront que notre initiative était outre louable, salutaire pour les putéoliens. Ces procédures ne coûtent pas un centime aux putéoliens. Elles concernent le candidat, et non le Maire, de ce fait la ville ne peut en aucun cas prendre en compte les frais de justice.

La calomnie a éclaboussé des personnalités innocentes comme Dominique Baudis. Mais ceux qui furent à l’origine de ces bruits ont disparu de la scène politique. Il faut laisser le temps au temps.

La délivrance est proche. Les contempteurs sont en sursis. La justice ne fait exception de personne.

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Dans un article construit, Madame Keszey propose de légiférer sur le népotisme triomphant.

Il faut entendre le népotisme en son sens élargi, celui de la cooptation.

Dans notre société, où près de 80% des emplois sont le fait d’une cooptation, par quel moyen peut-on, de façon certaine, départir le mérite individuel de la force de l’entourage ou du réseau?

Le fils du médecin a-t-il moins de mérite à devenir lui-même médecin que le fils de l’ouvrier, ou l’obtention du titre vaut-elle « quitus » aux yeux des contempteurs de la filiation?

La transposition est-elle possible en politique, où, par définition, aucun titre ou concours autre que le suffrage universel n’est à l’oeuvre?

Peut-on légiférer pour restreindre ou contenir le népotisme et la tradition avérée du Dauphin en politique?

A l’échelon d’une Mairie, un encadrement peut être rendu possible par une réforme souhaitable. Je m’étonne qu’elle ne soit pas suggérée par une proposition de loi, voire un projet de loi. Elle consisterait, lors de la démission d’un Maire, à organiser une élection partielle. De ce fait il ne serait plus possible d’organiser une passation de pouvoir qui résulterait du simple adoubement, en interne, d’un dauphin par une majorité acquise.

Pourquoi? Tout simplement parce que la prise de risque, celle du gain du suffrage universel,  doit être inextricablement liée à l’honneur de la fonction de Maire d’une part, d’autre part parce que la gestion d’une ville implique la complète adhésion entre la personne du Maire et la population.

Imposer une partielle d’office, en cas de démission d’un Maire, et non simplement lorsque l’ensemble du Conseil Municipal décide de démissionner,  éviterait en outre de donner un avantage qui romprait l’égalité entre les candidats entre un Dauphin « aux manettes » en interim, et ceux qui prennent le risque de mener en leur nom une liste.

Centrer le débat sur la simple filiation comme le fait le blogueur réprouvé du suffrage universel, c’est biaiser un débat, et lui ôter toute résolution en termes d’égalité des chances et de prise de risque.

En effet, si l’on peut  légitimement fustiger l’absence de renouvellement en politique, il n’en reste pas moins que notre société est fondée sur les individualités et l’égalité entre les individus. L’égalité républicaine voudrait qu’un individu ne nuise pas à l’équité entre les candidats en étant imposé. Mais cette même égalité républicaine impose qu’un candidat ne soit pas disqualifié d’office par ce qui ne dépend pas de lui, à savoir une filiation.

On se souvient d’un cas emblématique d’un Ministre qui avait tenté d’évincer une conseillère qui avait pour tort d’être la petite fille de Papon, tout en ayant les compétences objectivement mesurables pour sa fonction. Le Ministre craignant un amalgame dans la presse, lié à la filiation, était prêt à bannir un individu.

Concernant la gestion d’une Mairie, les hommages unanimes à Dominique Baudis, rappellent qu’on ne peut enfermer un individu et son mérite personnel dans sa filiation. Dominique Baudis a sans doute été le Maire auquel les toulousains ont eu le plus grand attachement affectif, et le fait qu’il soit le fils du précédent Maire n’a rien ôté à ses qualités, de tous reconnues.

Le débat, pour être efficace, doit donc être centré sur l’égalité entre les candidats et la prévenance de la cooptation.

La cooptation va au-delà de la filiation. Notre blogueur local, qui doit son investiture MODEM à ses amitiés particulières ne saurait le nier.

Les putéoliens ont bien perçu que derrière l’apparent acharnement de Madame Cancelloni à dénoncer le népotisme, il y avait une volonté expiatoire, celle d’effacer sa cooptation personnelle, du temps de Denis Badré, ou ses moyens matériels acquis à la faveur d’un mariage, et non du simple travail individuel.

Les mignons, favorites, ou amis de toujours, les « fils spirituels », cooptés par tel ou tel, sont moins identifiables que les enfants.

Mesurer la part de grâce et celle du mérite dans l’ascension de tel ou tel n’est pas aisé.

Il appartient à la République de garantir l’égalité de considération entre les individus. Il nous appartient de faire évoluer les encadrements pour éviter le jeu de chaises musicales en République.

Il est de notre devoir, enfin, d’apporter des solutions concrètes à la réalité de notre société qui vante une société du titre entendu comme diplôme, et pratique une société du réseau.

Loin du traitement caricatural de quelques uns, qui ne voient que leur petit intérêt local, la question de la cooptation en République, appelle une réflexion de fond.

 

 

 

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Etrangement, Madame Jeanne, bien connue pour sa partialité et la stigmatisation de ceux qui ne partagent pas sa vérité, est muette sur les conséquences de la gestion municipale de Clichy.

Madame Jeanne avait, dans un souci d’ouverture intéressée, consacré un article au retrait  des délégations de Madame Chavrier, alors Première Adjointe.  Une situation identique s’est produite dans deux villes administrées par le PS, Clichy et Asnières, et Madame Jeanne ne trouve pas opportun d’en parler.

Ce n’est pas l’impartialité qu’elle recherche.

Aurait-elle condamné publiquement la censure dont Madame Hardy a été victime du fait de Monsieur Grébert ? Nullement. Les accords sous-jacents priment sur l’impartialité. Les compromis sur l’engagement.

Alors que Monsieur Vazia, candidat PS, reconnaît volontiers que Monsieur Grébert reproduirait tout ce qu’il dénonce  et en ce sens ne représenterait aucune alternative pour Puteaux, Madame Jeanne semble une adepte de la géométrie variable (Voir article de juin 2012)

Putéoliens, ce ne sont pas les personnes et étiquettes, mais les attitudes qui doivent être réprouvées.  On ne peut dénoncer une situation qui se produit dans une Mairie gérée par un parti adverse et être muet quand la même situation advient dans une ville de son bord.

Chasser l’autoritarisme pour souffrir d’un nouvel autoritarisme n’est pas une opération à somme nulle. Mais une désespérance accrue par un gain nul.

Des libertés individuelles à Puteaux

A géométrie variable.

Alors que la question de la neutralité et de la préservation des libertés individuelles est centrale à Puteaux, Madame Jeanne crie Haro sur Charles Ceccaldi-Raynaud. Ses références à elle, au premier rang desquelles, son secrétaire départemental Pascal Buchet, qui se pourvoit en cassation après avoir vu sa peine alourdie en appel pour harcèlement moral, dans le cadre du suicide d’une ancienne collaboratrice, sont sans doute plus estimables.

Le débat de 2014 s’articule autour des notions de stigmatisation et d’ostracisme. Madame Jeanne enseigne le français mais ne maîtrise pas la rigueur philosophique. Elle ne discerne pas les concepts, à la notable différence de Jaurès, auteur sur lequel elle revendiquait un monopole clanique.

M’aurait-elle aussi dénié la validité de ma date de naissance si elle avait su que c’était la même que Karl Marx, comme elle a pu me dénier la faculté de citer Jaurès?

Ceux qui prétendent vouloir mettre à bas un clan, sont bien en peine de garantir la neutralité future de leurs actions. Ils stigmatisent les individus par leur appartenance à tel ou tel groupe. Ils souhaitent simplement substituer un clan à un autre. Ils n’ont que faire de la préservation des libertés individuelles.  C’est le pouvoir qu’ils convoitent.

Leur programme,  c’est : ” Le clan est mort, vive le clan!”

En République, on ne stigmatise pas un individu par rapport à son appartenance, son ascendance, sa descendance. On respecte sa liberté.  On garantit ses droits.

Le débat n’est donc pas le binarisme simpliste qui oppose “pro-ceccaldi” et “anti-ceccaldi” (qui revient à substituer un clan à un autre)  mais entre libéraux et communautariens.

Entre défenseurs des libertés individuelles et  contempteurs de circonstance.

Marie-Sophie Mozziconacci

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De cloches il fut question hier au soir, en séance municipale. Non que d’invective en quolibet, le terme ait été érigé en qualificatif de l’un ou de l’autre.

La question 7 de l’ordre du jour, portant sur l’autorisation du Maire de déposer une demande de déclaration préalable à la construction d’un campanile pour la « Vieille Eglise » Notre Dame de la Pitié, a permis une harmonisation de carillons distincts.

Nadine Jeanne, issue d’une famille ancrée depuis plusieurs générations dans notre ville, a rappelé le clocher qui originellement accompagnait l’ église. Elle a souligné qu’un projet de reconstruction très ancien n’avait vu le jour. Elle a remémoré le rôle de Charles Ceccaldi-Raynaud dans la réhabilitation d’une église alors en ruine, et s’est exprimée en faveur du respect de l’architecture historique pour la réédification d’un clocher.

Sylvie Cancelloni s’est pour sa part insurgée que le prêtre ou les paroissiens n’aient été consultés d’un tel projet, ce à quoi le Maire a tenu à préciser que l’église était propriété de la ville d’une part, que le clocher d’autre part, n’était pas dans l’église ou accollé à l’église, mais prévu à côté de l’eglise. Monsieur Lelièvre a donc condensé en une formule ce projet architectural le qualifiant de  « Clocher laïc ».

Le Maire a assuré que le clocher ne sonnerait qu’une fois par jour, le coup de midi.

La question 22 relative à l’octroi d’une protection personnelle a, quant à elle, suscité cacophonie, sons de cloches différents et disharmonieux.

La question portait sur la prise en charge, par la ville de frais de justice du Maire, relatifs à une plainte en diffamation suite à un article du Figaro.

Il s’agit donc de savoir si l’article 21-23-35 du CGC s’applique pour cette prise en charge.  Certes, lors de la survenance de faits rapportés et attaqués en diffamation, l’actuel Maire était membre du SICUDEF et n’aurait pu agir  en qualité de Maire. Néanmoins la protection demandée portant sur une potentielle diffamation, c’est à l’aune de ce droit, qu’il convient d’apprécier sa pertinence.

Il convient donc de distinguer qui a été visé par les propos attaqués en diffamation dans cet article du Figaro.

Ces propos visaient-ils le Maire ou la personne qui n’avait pas ce titre à cette époque?

La politique spectacle n’ entrant pas dans mon registre, je crois plus constructif que chacun pèse ses termes avec rigueur. Je suis favorable à une retranscription écrite intégrale des débats, qui permettrait par mot clé de retrouver les déclarations exactes des uns ou des autres, et à chaque conseiller d’y insérer un lien url vers son explication de vote circonstanciée.

La retransmission vidéo du conseil, qui n’est pas faite dans les conditions du direct, et dont la qualité du son laisse à désirer, présente deux écueils.

-Le premier c’est que les débats finissent par tourner au Show. Chacun y va de son story-telling pour familiariser le spectateur avec l’image du rôle qu’il souhaite incarner.

-Le second c’est que les putéoliens n’ont pas une information claire, consultable à la demande sur des points précis. Ils sont contraints de visionner l’intégralité d’une vidéo pour y retrouver des propos, quand ceux-ci sont audibles. Leur attention est donc diluée.

Il ne semble ni probable, ni souhaitable pour le pluralisme que Puteaux résonne d »un même son de cloche.  A rebours, il est essentiel que midi retentisse pour chacun.

Marie-Sophie Mozziconacci

msm.akropolis@gmail.com

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Lors du Conseil Municipal d’hier soir, qui a pu se tenir notamment en raison de l’arrivée de Nadine Jeanne qui a permis d’atteindre le quorum, la question 12, relative à la prise en charge par la Commune de frais de justice engagés pour la défense de Madame le Maire a suscité quelque débat. Non que cette prise en charge ne soit pas requise, mais qu’elle présente un défaut d’utilité, considérant la recevabilité de ladite demande.

En effet, ainsi que l’a souligné Monsieur Grébert, le délai de rigueur pour saisir la Cour Européenne des Droits de l’Homme est de 6 mois, à compter du caractère définitif de la dernière juridiction ayant statué.

L’affaire en question concerne une note du blog abadinte.canalblog.com, où l’emploi d’un qualificatif à l’encontre du Maire de Puteaux avait été jugé non pas diffamant mais plutôt injurieux, et à ce titre n’a donné lieu à aucune condamnation du blogueur poursuivi en diffamation.

L’article 29 de la loi de 1881 définit ainsi la diffamation : « toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne, ou du corps auquel le fait est imputé est une diffamation ».

L’alinea 2 de ce même article définit ainsi l’injure comme étant « Toute expression outrageante, terme de mépris ou invective qui ne renferme l’imputation d’aucun fait est une injure »

Outre le fait, comme le soulignait Nadine Jeanne que cette nuance aurait pu être faite dès le départ, on peut considérer que matériellement, le coût des deux premières procédures, a, en soit, constitué une forme de punition du blogueur qui a dû assumer les honoraires de sa défense.

Cette considération a fait l’objet d’un débat vif, entre ceux qui estiment que seule une condamnation serait de nature à réparer « l’outrage », et ceux qui arguent d’une part d’une mesure en termes de dépense de l’argent public affecté à ce cas particulier, et d’autre part d’un pragmatisme qui consiste d’abord à vérifier le délai de recours.

Parmi les autres points abordés, le projet de construction d’un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes correspond à une réelle attente, comme la réponse aux accompagnants des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, qui consisterait à permettre un répit de ses accompagnants par une prise en charge temporaire, prévue au centre Dolto.

Enfin, la question 18, relative à la désignation du représentant de la Commune au sein du Conseil d’Administration de l’établissement public d’aménagement de La Défense Seine Arche, sur laquelle l’opposition n’a pas pris part au vote. En effet, s’il est légitime que cette instance soit, à l’avenir, présidée par l’un des Maires des communes qui la composent, reconnaître cette légitimité ne revient pas à soutenir une personnalité en particulier.

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